PERCEPTION COMMUNAUTAIRE SUR LA PANDEMIE A COVID-19 ET LA VACCINATION Y RELATIVE. Cas de la commune de Manika

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UNIVERSITE DE KOLWEZI

ECOLE DE SANTE PUBLIQUE

PERCEPTION COMMUNAUTAIRE SUR LA PANDEMIE A COVID-19 ET LA VACCINATION Y RELATIVE.

Cas de la commune de Manika

Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du grade  de licencié  en Santé publique

         Option : HOSPITALIERE

                                    Par : KANDAKA MUNUNGA Séraphin

                                 Dirigé par : MUNDONGO TSHAMBA Henri. MPH, PhD

OCTOBRE 2021

II

DEDICACE

A vous mes parents TSHIMETA MUNUNGA et BIHILA JITA

A vous mes frères et sœurs : jacques MUNUNGA, Van TSHIMETA,     LUCIENNE     NGAJI,           VOLONTE    KAZUWA,    Charlotte KAPALANG, Consolate KAT, Emmanuel PUNGA, Agnès KAYEK, JONATHAN

KAYEK, Christian MWAKU voilà pour vous un modèle intellectuel à suivre ;

A ma fille chérie, MANGANDA NGAJI Marusa

A vous tous mes frères et sœurs, tantes, oncles, cousins, cousines,

neveux, nièces, amis et connaissances, les mots me manquent pour exprimer l’amour et le soutien que vous m’avez toujours témoigné.

Je vous dédie ce travail.

KANDAKA MUNUNGA séraphin

III

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail qui met fin à notre formation à l’école de Santé Publique de l’Université de Kolwezi, nous rendons grâce au Seigneur Dieu Tout- Puissant, notre bouclier, pour son amour infiniment grand qu’il accorde à notre famille.

Nous témoignons notre gratitude et reconnaissance à notre cher maître, Professeur MUNDONGO TSHAMBA Henry et au chef de travaux NGOY KABWE Delly pour avoir accepté la direction et co-direction lors de cet exercice combien laborieux malgré leurs temps précieux.

Cette tâche si fastidieuse n’aura jamais été accomplie sans le concours combien louable de nos facilitateurs qui, malgré leurs horaires de travail surchargés, ont  fait montre de leur disponibilité sans relâche pour nous guider et, surtout développer en nous le sens de la rigueur scientifique et du travail bien fait.

Nos remerciements s’adressent également au Professeur Docteur KASONGO KAYEMBE Aimé et le professeur Docteur MUTOMBU KABWIT Hervé pour leur encadrement particulier dans notre formation.

Nos remerciements s’adressent également à tout le personnel académique et administratif de l’Ecole de Santé Publique pour leur collaboration.

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude et reconnaissance à l’honorable Rapporteur adjoint de l’assemblée provinciale du Lualaba  MUCHAILA SHIMATA Weber, la famille KAYAKEZ KAYEK ET KABAMBA MANKAND,  pour ce soutien financier qu’ils nous ont apporté durant cette année pour réaliser ce travail.

Nous remercions les collègues de santé publique pour les encouragements, soutien moral et les remarques pertinents qui nous ont aidés à nous façonner et à nous améliorer au fil de temps malgré des moments difficiles passés ensemble.

Que toute personne qui a contribué de loin ou de près à la réalisation de ce travail, trouve ici l’expression de notre plus haute gratitude.

 KANDAKA MUNUNGA Séraphin

ETAT DE L’ETUDE

I.1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Dans le contexte de la pandémie mondiale de COVID-19, le gouvernement congolais, appuyé par les autorités en santé publique, a mis en œuvre d’importantes mesures, afin d’endiguer la propagation du virus au sein de la population congolaise. Ces mesures comprennent notamment  la distanciation physique, le lavage des mains, le confinement et, depuis mars 2020, le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés ou partiellement couverts.

Il apparaît de plus en plus clairement que des gens reportent ou refusent des vaccinations parce qu’ils n’ont pas confiance dans l’importance, la sécurité et l’efficacité des vaccins ; cela vient s’ajouter à des problèmes persistants d’accès (Malo et al., 2020). Or la confiance des communautés est incontournable si l’on veut que les gens acceptent de se faire vacciner. Pour créer la confiance, il est essentiel de bien comprendre les perceptions qu’ont les communautés de la maladie et les questions, doutes et craintes principaux qu’elles ont au sujet des vaccins en général et de ceux contre la COVID-19, en particulier. Des expériences préalables d’épidémies  et la perception qu’ont les communautés des risques associés à la maladie peuvent également influencer le taux de vaccination.

Pendant les pandémies, la confusion règne souvent et les rumeurs courent. Les informations provenant des médias, des amis ou de la famille, des chefs de communautés, des plateformes en ligne et numériques, notamment, peuvent être contradictoires. Cela risque de créer la confusion sur la maladie elle-même, mais les réseaux sociaux et les médias traditionnels  diffusent aussi des informations erronées concernant les vaccins contre la COVID-19. Dans le cas des vaccins contre la COVID-19, il est important de faire appel aux fournisseurs de services en tant que public critique, puisqu’ils sont à la fois bénéficiaires et défenseurs des vaccins. Dans  nombre de communautés, le personnel de santé est seul à être disponible et à même de nouer le dialogue avec les gens, de les informer et de répondre à leurs préoccupations. Or, l’engagement communautaire doit constituer une composante importante de la planification et de la fourniture des services de santé, notamment au niveau des microplans (OMS, UNICEF, 2021).

Dans certains contextes, un manque de confiance dans les fournisseurs de services, de mauvaises expériences de vaccination précédentes et des services de mauvaise qualité peuvent également avoir un impact sur la décision d’accepter ou non un nouveau vaccin (Tulloc and Bardos, 2020).

L’efficacité de ces mesures dépend de l’adhésion populationnelle aux recommandations de la santé publique (Pérez, Vernazza-Licht and Bley, 2021). Plusieurs facteurs peuvent avoir un effet direct sur les comportements adoptés par les membres de la population. Pour ne citer que  ceux-ci, la compréhension de l’information concernant la pandémie, la confiance que les individus ont envers les institutions, la perception concernant la compétence de ces mêmes institutions, la perception du risque lié à la COVID-19, les normes sociales (« les règles ou les modèles de conduite partagés, fondés sur des valeurs communes et impliquant une pression en faveur de l’adoption d’une conduite donnée » (Marème Sougou et al., 2020) ainsi que la résilience communautaire (capacité des membres d’une même communauté de s’adapter au changement) semblent avoir un effet dans le processus d’adoption des comportements préventifs auprès de la population (Pérez, Vernazza-Licht and Bley, 2021).

I.2. CHOIX ET INTERET DU SUJET

La majeure partie qui nous a gouvernés à faire le choix de ce sujet est que la pandémie de la

COVID-19 constitue aujourd’hui un véritable fléau mondial qui affecte principalement le capital humain et dont l’ampleur et les conséquences se traduisent par un impact négatif sur tous les secteurs de développement.

Les résultats de cette recherche constituent une ébauche que nous posons pour les autres chercheurs qui aborderont la thématique covid-19 et la vaccination y relative sous d’autres aspects.

Ce travail permettra aux décideurs de pouvoir élargir les activités visant à éduquer la population et permettra de savoir la perception qu’a population sur la covid-19 et son vaccin pour enfin élargir la sensibilisation, la prévention et la promotion de la santé, car ,une mauvaise  perception risque de laisser les personnes malades de distribuer à plus grande échelle la maladie  dans la communauté et cela aura de sérieuses conséquences sur le plan social, économique… et pourra compromettre et entrainer la stagnation du développement de la communauté ou du pays.

I.3. PROBLEMATIQUE

La pandémie de coronavirus a touché des millions de personnes dans le monde entier et résulté en de très nombreuses pertes de vies humaines. La vaccination est une intervention cruciale pour protéger les populations contre la COVID-19, surtout en combinaison avec des comportements adaptés. (Tulloc et Bardos, 2020)

La pandémie a déjà posé au niveau international plusieurs problèmes liés au taux de vaccination.

Un problème fondamental est qu’il s’agit de vacciner des adultes, un domaine où l’on ne bénéficie que d’une expérience relativement limitée. De plus, les hésitations face au vaccin ont progressivement augmenté dans plus de 90 % des pays depuis 2014 (Pérez, Vernazza-Licht and Bley, 2021). Comme cela risque de nuire à la couverture vaccinale, tous les pays doivent prendre des mesures pour évaluer l’ampleur et la nature de ces hésitations et pour faire la promotion des vaccins contre la COVID-19 qui ont été officiellement approuvés. (WHO, 2020)

Trop d’informations contradictoires sur les vaccins, les désinformations et les désinformations ont le potentiel d’influencer les attitudes, les croyances et le savoir des gens et donc leur décision d’accepter ou non de se faire vacciner. 

Les plateformes en ligne peuvent en outre servir à propager des rumeurs, qui peuvent aussi se retrouver au-delà du contexte numérique : dans les médias traditionnels et au sein des communautés, dans les échanges entre individus. 

Les retours que nous fournissent les communautés montrent invariablement qu’en raison de l’influence des désinformations, désinformations et rumeurs, elles sont nombreuses à travers le monde à croire qu’un traitement existe déjà ou bien à compter sur des remèdes à base de plantes ou sur d’autres traitements dont l’efficacité est loin d’être prouvée. Pour de nombreux individus, les différences entre vaccins, remèdes et traitements restent vagues (Malo et al., 2020).

La vaccination est une intervention décisive pour protéger les populations contre ce coronavirus. En raison de contraintes dues à la production du vaccin, les vaccins contre la COVID-19 seront cependant introduits en plusieurs phases. Certaines populations seront considérées comme prioritaires en fonction du risque qu’elles courent, par exemple le personnel de santé, les personnes âgées et d’autres personnes susceptibles de tomber plus gravement malades. Les gouvernements nationaux désigneront les populations prioritaires sur la base d’orientations techniques.

Il est important de gérer les attentes du public et d’expliquer pourquoi ces populations sont considérées comme prioritaires. Les communautés devront faire preuve d’engagement et recourir à des approches inclusives, du point de vue culturel et linguistique, pour disséminer les messages clés et préserver la confiance de la population. (OMS and UNICEF, 2021)

Il apparaît de plus en plus clairement que des gens reportent ou refusent des vaccinations parce qu’ils n’ont pas confiance dans l’importance, la sécurité et l’efficacité des vaccins ; cela vient s’ajouter à des problèmes persistants d’accès (French J, no date). Or la confiance des communautés est incontournable si l’on veut que les gens acceptent de se faire vacciner. Pour créer la confiance, il est essentiel de bien comprendre les perceptions qu’ont les communautés de la maladie et les questions, doutes et craintes principaux qu’elles ont au sujet des vaccins en général et de ceux contre la COVID-19, en particulier. Des expériences préalables d’épidémieset la perception qu’ont les communautés des risques associés à la maladie peuvent également influencer le taux de vaccination. Dans certains contextes, un manque de confiance dans les fournisseurs de services, de mauvaises expériences de vaccination précédentes et des services de mauvaise qualité peuvent également avoir un impact sur la décision d’accepter ou non un nouveau vaccin. (Jacky, Nossek , Audibert, 2020)

Si l’on s’y prend bien, l’engagement communautaire améliore les chances des communautés de prendre l’initiative lorsqu’il s’agit de sujets qui les concernent, de faire appel aux services disponibles et de devenir plus résilientes. L’engagement communautaire permet aux acteurs locaux d’étendre leur influence, facilite leur accès aux informations et les aide à mieux comprendre ces informations ; il permet aux populations de fournir des retours sur les services dont ils ont bénéficié, les encourage à exercer ce droit et renforce les capacités locales (WHO, 2020).

La vaccination est une intervention décisive pour protéger les populations contre ce coronavirus. Considérant que plusieures personnes ont été sévèrement affectées par la pandémie de COVID-19 et qu’ils sont plus à risque de complications et de décès si elles contractent le virus (Malo et al., 2020), il est pertinent d’explorer plus attentivement les perceptions, et attitudes de la communauté en lien avec la pandémie et la vaccination y relative. C’est dans ce contexte que dans la commune de Manika plusieures préoccupations ont été formulées et se résument dans le questionnement suivant :

– Comment la population de la commune de Manika perçoit elle la pandémie à covid-19 et la vaccination y relative ?

I.4. ETAT DE LA QUESTION

Une étude menée au Québec conclu en disant que des stratégies visant la lutte contre la covid- 19 dont peuvent beaucoup souffrir certaines personnes âgées devrait être mises de l’avant, car il s’agit d’une difficulté observée. En outre, il serait judicieux que les perceptions des risques de complications accrus découlant de la COVID-19, particulièrement pour les personnes atteintes de maladies chroniques soient intégrées aux stratégies de communication ciblant les personnes âgées de 60 ans et plus. Effectivement, il demeure certaines failles dans les perceptions des risques liés à la COVID-19 (par exemple, ne pas se considérer à risque malgré le fait d’être âgé ou d’avoir une maladie chronique). Enfin, comme la confiance envers l’information et les institutions qui la fournissent est un indicateur de l’adhésion aux mesures de prévention de la COVID-19, les efforts communicationnels du gouvernement du Québec doivent être maintenus, car les points de presse représentent une source d’information de confiance importante pour les participants à cette étude (INSPQ, 2020).

La recherche menée à Genève par MSF ET HUG(2020) a trouvé comme résultat suivant : Sur un total de 69 cas qui déclarent avoir eu des symptômes compatibles avec le Covid-19, seulement 26% ont fait le test. Ceci va à l’encontre de la volonté affirmée de faire le test en cas d’apparition de tels symptômes de 91% des participants qui n’ont pas eu de symptôme. Cette discordance suggère que même quand la volonté d’accéder au test est présente, des obstacles en empêchent  l’accès. Si 40% des cas symptomatiques rapportent ne pas avoir fait le test parce que les symptômes n’étaient pas assez importants, une proportion importante rapporte une difficulté à accéder au test soit par manque de moyens financiers (31%) ou d’assurance maladie (24%), par manque d’information sur comment accéder au dépistage (20%), ou par crainte de perdre le logement ou un emploi en cas de résultat positif (7%). Parmi les personnes avec des symptômes ou un diagnostic confirmé, seules 57.3% ont pu partiellement ou complètement respecter les consignes d’isolement. Un logement trop exigu et la nécessité de continuer à s’occuper de sa famille étaient les principales difficultés rencontrées.

De même, un tiers des participants estiment qu’ils ne pourraient pas s’isoler correctement s’ils tombaient malades prochainement, dans 88.3% des cas par manque d’espace.

Une étude menée au Sénégal par Mamadou Makhtar ML. et coll., (2020) révèle que Les personnes avaient de bonnes connaissances des signes, des risques de transmission et des mesures de prévention respectivement dans 4,7 % ; 3 % et 47,8 %. Au total, 74 % des personnes enquêtées respectaient le concept de « restez chez vous ». Le port du masque et le lavage systématique des mains avec de l’eau et du savon étaient notés chez les personnes enquêtées respectivement dans 53,6 % et 34,8 % des cas. Les personnes qui avaient de bonnes connaissances sur les mesures de prévention contre la COVID-19 portaient plus le masque (ORaj = 2,1 [1,2-3,5]) et lavaient plus leurs mains avec de l’eau et du savon (ORaj = 1,9 [1,1- 3,4]). Pour une lutte efficace contre cette épidémie, il est important de renforcer la communication des risques avec une pleine participation de la communauté. Cette stratégie doit être couplée aux actions visant à rendre disponibles les moyens de prévention aux bénéfices de toute la population.

Une étude menée au Burkina Faso par Mathonnat J. et coll.(2021), a trouvé comme résultat comme quoi, Les émotions peuvent contribuer à modeler les comportements. Les réactions émotionnelles des Burkinabés face à la Covid-19 ont été la peur et/ou la colère. Près de 70 % des enquêtés ont déclaré qu’ils avaient peur (ou très peur, 49 %) de la maladie, alors même que les cas de Covid-19 étaient peu nombreux et que 3% seulement des répondants ont déclaré avoir eu connaissance de cas avérés ou supposés tels en l’absence de tests dans leur entourage. En contrepoint, on rappellera que les trois quarts suivent régulièrement l’actualité à la radio (50 % au moins une fois par jour). Peur et colère ont été très diversement ressenties selon les régions.

 La peur a été éprouvée par la quasi-totalité des personnes dans les régions du Centre-Est (94

%) et par une large fraction de la population du Centre-Nord (60 %) et de la Boucle du Mouhoun (70 %). La colère, liée à la mise en place du couvre-feu très contraignant pour les activités économiques et les relations sociales, a été particulièrement marquée dans les régions du Centre, du Sud-Ouest (58 %) et des Hauts-Bassins (48 %).

Une enquête sur l’impact de la COVID-19 sur les familles haïtiennes urbaines et rurales avaient trouvé comme résultat suivant : bien que 29 répondants (6 %) aient déclaré maintenir des réponses subjectivement négatives quant à leur perception de la pandémie (« Il n’y a pas de coronavirus » ; « Il n’y a pas à s’inquiéter du coronavirus »), seuls 17 répondants ont déclaré ne prendre aucune mesure pour se protéger de l’infection. Sur les 29 personnes qui ont maintenu la perception selon laquelle le virus n’était pas une source de préoccupation grave ou qui ont nié l’existence de la COVID-19, 8 (presque un tiers) ont indiqué qu’elles respectaient au moins trois des mesures de santé publique recommandées. (INURED, 2020).

L’évaluation rapide des connaissances, attitudes et perceptions à propos de la maladie à Coronavirus (par la population locale et les migrants) dans la Région d’Obock en République de Djibouti par l’OIM, révèle que La grande majorité des personnes interrogées pensent que la maladie de coronavirus génère une stigmatisation contre des personnes spécifiques (98% de Djiboutiens et 87% de migrants). La promiscuité dans laquelle vivent les populations migrantes les empêche de respecter les mesures de distanciation sociale. Seuls 37% de migrants disent recourir à la distanciation sociale pour prévenir la maladie à Coronavirus. (OIM, 2020).

Un rapport d’enquête sur  l’impact de la réponse COVID-19 sur la santé communautaire en RDC, révèle que la Perception d’une diminution de la fréquentation des structures de santé est due au manque de moyens financiers plutôt qu’aux craintes liées à COVID-19. Cependant, les femmes en particulier hésitent encore à fréquenter les structures (pour elles-mêmes ou avec des enfants) par crainte d’être mises en quarantaine. Les décisions en matière de santé reproductive sont influencées par l’impact socio-économique de COVID-19 : plus de femmes optent pour des méthodes contraceptives à long terme et se rendent aux consultations avec leurs partenaires, qui sont favorables au report de la grossesse en cette période. Connaissance limitée des comorbidités des COVID-19 (diabète et hypertension), surtout chez les hommes, malgré le fait que sur 215 décès par COVID-19 en RDC, 39% étaient hypertendus et 30% diabétiques (au moment de la publication). Les familles adoptent diverses stratégies d’adaptation pour fournir une alimentation suffisante à leurs enfants, notamment en réduisant la fréquence des repas et la quantité de nourriture. Confrontés à un choix, les parents donnent la priorité à la nourriture plutôt qu’à la recherche et au paiement de soins de santé.

Augmentation du nombre de femmes et celles enceintes dans les centres, de celles qui  recherchent une contraception d’urgence, et du nombre de femmes et de elles ayant accès aux services de planning familial (CASS, 2020).

La recherche de Longchamps C. et coll. sur les connaissances, attitudes et pratiques liées  à l’épidémie de covid-19 et son impact chez les personnes en situation de précarité vivant en centre d’hébergement en France a trouvé qu’une bonne connaissance des symptômes de la Covid19 et une adhésion satisfaisante aux mesures de prévention et de prise en charge de l’infection (test, isolement) ont été retrouvées dans la population d’étude. Les facteurs associés à l’adoption des comportements recommandés pour lutter contre l’épidémie étaient : l’âge, le niveau de diplôme, l’activité professionnelle, la durée du séjour dans le centre et la région d’origine. Une proportion importante de renoncement aux soins pour des motifs de consultation non liées à la Covid-19, une dégradation de la santé mentale, ainsi que de la situation socio- économique ont également été observés. (Longchamps C. et coll., 2021).

            Dans un rapport d’analyse sur les perceptions de la population du nord Kivu sur le covid-

19 l’UNHCR révèle que 36% des personnes interviewées considèrent cette pandémie comme « une maladie importée par les occidentaux » ; 28% la considèrent au même titre que la MVE par leur similarité des symptômes et des effets ; 13% stipulent que le COVID- 19 est une maladie imaginaire (créé par le gouvernement congolais pour s’attirer de l’argent auprès de bailleurs, mais surtout pour éviter de payer les enseignants non mécanisés) ; 11% la considèrent comme une invention humaine ; 10% comme « une maladie satanique » et 2% comme une maladie sans gravité par le fait qu’il n’y a aucun cas dans leur zone (UNHCR, 2020).

I.5. BUT ET OBJECTIFS DE L’ETUDE

Le but de cette étude est de contribuer à l’amélioration des stratégies de prévention contre la pandémie de Covid-19 en République Démocratique du Congo en général et dans la commune de Manika, en particulier.

I.5.1. OBJECTIF GENERAL

L’objectif de notre étude est de déterminer la perception communautaire de la pandémie à covid-

19 et la vaccination y relative à la commune de Manika dans la ville de Kolwezi

I.5.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES

  • Déterminer les statuts sociodémographiques des enquêtées
    • Déterminer les connaissances de la communauté sur la pandémie à covid-19 et la vaccination y relative 
    • Déterminer les attitudes de la population face à la pandémie à covid-19 et la  vaccination y relative 
    • Evaluer les pratiques de la communauté sur la COVID-19 

I.6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

Pour mener à bon terme notre travail, avions utilisé la méthode descriptive transversale. La collecte de nos données a été facile par un questionnaire, nous avons eu recourt à l’interview.

Notre population d’étude est représentée par tout chef de ménages.

I.7. DELIMITATION SPACIO TEMPORELLE

L’étude a été menée dans la commune de Manika, ville de Kolwezi pour une période allant du01 Janvier au 31 aout de l’an 2021.

I.8. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Le travail est subdivisé en 2 grandes parties dont :

La première est la partie théorique qui montre les différentes théories en rapport avec le sujet ; La deuxième est la partie pratique qui sera dédié à ma recherche personnelle.

APPROCHE THEORIQUE

CHAPITRE I. GENERALITES SUR LA COVID-19

Définition des concepts

  1. Perception : c’est une prise de connaissance. C’est une activité par laquelle un sujet fait l’expérience d’objet ou de propriété présente dans son environnement. cette activité repose habituellement sur les informations délivrée par ses sens.
  2. Communautaire : qui a rapport à la communauté. La communauté est un groupe humain dont les membres sont unis par un lien social.

En biologie une communauté représente un système au sein duquel des organismes vivant partage un environnement commun et interagissent.

  • Pandémie : épidémie étendue à toute la population d’un continent, voire au monde entier.
  • Covid-19 : fait référence à coronavirus disease 2019, la maladie provoquée par un virus de la famille des coronaviridaé, le sras-cov-2(syndrome respiratoire aigu sévère).
  • Vaccination : est l’administration d’un agent antigénique, le vaccin dans le but de stimuler le système immunitaire d’un organisme vivant afin d’y développer une immunité adaptative contre un agent infectieux.

INTRODUCTION SUR LA COVID-19

Fin décembre 2019, plusieurs cas de pneumonies Inexpliquées surviennent concomitamment dans la ville de Wuhan, dans la Province Chinoise du Hubei, 7e ville chinoise, peuplée de 11 millions d’habitants. Le cluster semble centré sur le South China Seafood Market, un vaste marché de fruits de mer et d’animaux vivants. Le 30 décembre, l’administration de Wuhan émet un premier avis d’alerte avec des recommandations concernant la prise en charge de cette infection. La première mention de cette épidémie hors de Chine date également du 30 décembre

2019, au travers d’un Post sur la lettre d’information ProMED-MAIL (promedmail, 2019). L’étiologie en reste indéterminée, et la question d’une origine bactérienne (peste, legionellose), ou d’une infection virale (précédent SARS-CoV) est posée. Le lendemain, un symposium urgent est tenu dans plusieurs hôpitaux de la ville de Wuhan à propos du traitement de cette pneumonie, et le bureau régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est informé de 44 cas de pneumonies inexpliquées, dont 11 patients dans un état grave. Des analyses ultérieures démontreront que le virus circule déjà depuis plusieurs semaines.

 Le 1er janvier, le marché de Wuhan est fermé pour raisons sanitaires. 

Le virus sera identifié rapidement comme appartenant à la famille des Coronaviridae (Wu F,

Zhao S, Yu B, et al. 2020), apparenté au virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS). Le virus sera plus tard baptisé severe acute respiratory syndrome coronavirus 2

(SARS-CoV-2), tandis que la maladie qu’il engendre recevra le nom de COVID-19 pour Coronavirus disease 2019 (Gorbalenya AE, Baker SC, Baric RS, et al. 2020). Rapidement, l’infection se répand en Chine. Le 30 janvier, l’OMS déclare l’infection officiellement comme une urgence de santé publique de portée internationale. La maladie se répand rapidement hors de Chine, et le 25 février, pour la première fois, le nombre de nouveaux diagnostics hors de

Chine excède le nombre de diagnostics en Chine. L’OMS déclare l’état de pandémie le 11 mars 2020. L’Europe est frappée de plein fouet, avec au premier rang des pays atteints l’Italie suivie par l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne.(Jean-Cyr Yombi et coll. 2020)

I.1. ÉPIDÉMIOLOGIE ET TRANSMISSION

La maladie se caractérise par une transmission interhumaine élevée, avec un taux de reproduction (R0 dans l’absolu, ou Rt à un moment précis) élevé. Des valeurs de l’ordre de 2,2 à 3,3 sont généralement citées, mais des chiffres aussi haut que 3 à 4 ont été évoqués pour la phase ascendante de l’épidémie à la mi-janvier dans la région de Wuhan, ce qui signifie alors qu’une personne en infecte en moyenne trois à quatre (Pan A, Liu L, Wang C, et al. 2020).

Ce taux de reproduction est dépendant des mesures de santé publiques prises pour diminuer la transmission du virus. Les mesures de distanciation sociale, par exemple, ont pour objectif d’amener le Rt en dessous de 1, niveau sous lequel une transmission soutenue du virus n’est plus possible (Jean-Cyr Yombi et coll. 2020). En l’absence de vaccin, ces mesures prises par de nombreux pays se sont avérées efficaces à ce stade pour freiner ou arrêter la propagation du virus de manière à ne pas saturer le système hospitalier surtout, bien qu’elles n’aient malheureusement pas in fine d’effet rémanent, faisant craindre une nouvelle flambée après leur  levée (Pan A, Liu L, Wang C, et al. 2020). 

Le mode de transmission du SARS-CoV-2 reste incomplètement compris. Bien qu’il soit vraisemblable que la dichotomie traditionnelle gouttelettes-aérosol soit une réduction un petit peu simpliste, il n’en reste pas moins que la voie principale de transmission interhumaine du SARS- CoV-2 se fasse via les plus grosses gouttelettes respiratoires (définies classiquement comme des particules de taille supérieures à  5 à 10 μm) qui sont émises et se répandent dans un périmètre restreint (environ 2 mètres) par les individus lorsqu’ils toussent, éternuent ou parlent. Les individus s’infectent soit par inhalation, soit par contact de ces gouttelettes avec les muqueuses (WHO., 2020). Il est possible que la transmission se fasse également dans une certaine mesure par voie aérienne (génération d’aérosols) (van Doremalen N, Bushmaker T, Morris DH, et al. 2020) mais l’incertitude subsiste à ce sujet. Une attention particulière doit néanmoins être portée aux risques de contamination en lien avec les procédures à risque de générer une aérosolisation telles que l’aérosolthérapie, la ventilation artificielle (invasive ou non) ou l’oxygénothérapie notamment à débit élevé.

 Le virus a également été retrouvé dans de nombreux autres échantillons (sang, selles, salive, urines, sécrétions lacrymales et conjonctivales, sperme), mais la contribution des modes de transmission non respiratoire à l’épidémie reste inconnue, et si tel en était le cas, probablement marginale (Yombi JC et coll. 2020). À côté des contacts directs, la transmission peut également se faire par contact indirect, les mains se contaminant avec les surfaces. L’importance de ce mode de transmission est inconnue, mais le risque est probablement surtout présent dans les milieux de soins ou au domicile des malades. Le virus peut survivre plusieurs heures sur les surfaces extérieures ; la durée de persistance n’est pas bien connue, et dépend de l’inoculum initial, du type de surface, de la température et de l’humidité ambiante. À titre d’exemple, il a été montré (condition de laboratoire et avec un pulvérisateur à haut débit) une stabilité du virus de l’ordre de 4 heures sur le cuivre, 24 heures sur le carton, et jusqu’à 72 heures sur le plastic et l’acier inoxydable. Il est par contre bien établi que le virus est sensible au savon et aux désinfectants usuels (Ren SY, Wang WB, Hao YG, et al. 2020).

L’une des caractéristiques importantes qui participe à la transmission élevée du SARS-CoV-2 est le fait qu’il puisse être transmis par des personnes avant l’apparition des symptômes (présymptomatiques). En effet, la charge virale est déjà très élevée dans les voies respiratoires supérieures environ 2 à 3 jours avant l’apparition des symptômes pour atteindre son pic 1 jour avant les symptômes et décroître ensuite progressivement. Il a été estimé qu’un peu moins de la moitié (44%) des transmissions se fait à la phase pré-symptomatique (He X, Lau EHY, Wu P, et al. 2020). 

On ne sait pas précisément combien de temps les patients peuvent rester contagieux. Si le virus peut parfois être détecté par RT-PCR plusieurs semaines (jusqu’à environ 6 semaines), il semble généralement ne plus être cultivable à partir du courant de la deuxième semaine (9-10 jours) (Centers for Disease C., 2020). Il convient donc de rappeler que l’on détecte par PCR de l’ARN et non un virus en état de se répliquer. 

Une PCR positive ne renseigne donc pas forcément sur l’infectivité du virus (contagiosité). Il a par ailleurs été bien démontré que certaines personnes infectées peuvent être porteuses asymptomatiques du virus, et peuvent transmettre le virus. Leur contribution relative à l’épidémie reste cependant inconnue. La durée d’isolement (confinement) recommandée reste l’objet de discussions. Actuellement, les recommandations belges préconisent pour les patients COVID-19 hospitalisés 14 jours d’isolement à partir du premier jour du début des symptômes

(à la condition que les symptômes respiratoires s’améliorent et que la fièvre ait disparu depuis au moins 3 jours), une durée portée à 28 jours pour les patients séjournant aux soins intensifs sauf si les contrôles de PCR sont négatifs à deux reprises ((Yombi JC et coll. 2020).).

Un isolement plus court, de 7 jours (moyennant les mêmes conditions d’afébrilité et d’amélioration respiratoire), est préconisé pour les patients non hospitalisés (Yombi JC et coll. 2020). Le CDC américain recommande de lever l’isolement à partir de 10 jours à dater du début des symptômes, y compris pour les patients hospitalisés, moyennant les mêmes conditions (au moins 3 jours sans fièvre). Une levée d’isolement sur base du suivi de PCR peut aussi être proposée surtout chez des patients immunodéprimés pouvant excréter plus longtemps le virus (Centers for Disease C. 2020).

II.1. PHYSIOPATHOLOGIE

Les coronavirus sont des virus à ARN simple brin enveloppés. Ils infectent une grande variété d’espèces et sont divisés en quatre genres ; α, β, γ et δ en fonction de leur structure génomique.

Les coronavirus humains tels que 229E et NL63 sont responsables d’affections respiratoires bénignes et appartiennent au coronavirus α. En revanche, le SARS-CoV, le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et le SARS-CoV-2 responsable du

COVID-19 sont classés parmi les coronavirus β, dit émergents. Les coronavirus ont quatre protéines structurales ; Spike (S), membrane (M), enveloppe (E) et nucléocapside (N).

Le récepteur permettant l’entrée du virus dans les cellules qu’il infecte est une molécule présente à leur surface : l’enzyme ACE2. Néanmoins, l’entrée du SARS-CoV-2 dans les cellules cibles se fait également grâce à l’intervention d’une enzyme cellulaire appelée TMPRSS2 (Type II transmembrane serine protease) qui coopère avec ACE2 pour favoriser l’entrée du virus dans la cellule. On peut ainsi imaginer l’ACE2 comme une serrure et TMPRSS2 comme la clé avec laquelle le virus peut l’ouvrir pour rentrer. 

L’ACE2 est une protéine largement exprimée dans  le cœur, les vaisseaux, les intestins, les poumons (en particulier dans les pneumocytes de type 2 et les macrophages), les reins, les testicules et le cerveau. Sa présence dans ces différents organes semble expliquer la variété des tableaux cliniques et des complications liées au COVID-19 (Varga Z, Flammer AJ, Steiger P, et al, 2020). Son rôle physiologique est de dégrader l’angiotensine II, afin d’en limiter les effets négatifs (vasoconstriction, inflammation, thrombose) liés à la liaison aux récepteurs AT1. L’entrée du SARS-CoV2 dans la cellule régule à la baisse les récepteurs ACE2, qui perdent dès lors leur capacité de dégradation de l’angiotensine II. C’est cette perte d’expression et d’activité de l’ACE2 qui pourrait être à l’origine de l’inflammation pulmonaire importante et des phénomènes micro- thrombotiques observés (Zou X, Chen K, Zou J, Han P, Hao J, Han Z., 2020).

I.2. PRONOSTIC

La proportion de patients asymptomatiques parmi les patients infectés est inconnue et varie de

5% à 75% dans la littérature. Elle a été estimée à 46.5 % des malades dans le bateau de croisière

Diamond Princess (Mizumoto K, Kagaya K, Zarebski A, Chowell G. 2020) (pour un total de 3711 passagers et membres d’équipage) mais des chiffres plus élevés (jusqu’à 75%) ont été rapportés. Parmi les malades (symptomatiques), il est difficile de prédire la sévérité de l’infection. On estime que 80% des malades ont une présentation modérée, 15% une sévère, et 5% sont définis comme critiques (Wu Z, McGoogan JM. 2020) (avec insuffisance respiratoire, choc ou défaillance multisystémique). De nombreux facteurs de risque ont été identifiés dans de larges cohortes, et incluent en premier lieu l’âge avancé (>65 ans), le sexe masculin et les comorbidités telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypertension artérielle, les cancers, les maladies respiratoires chroniques (essentiellement la BPCO), l’immunodépression ou encore l’obésité (Wu Z, McGoogan JM. 2020). 

Rapidement, tenant compte de la place centrale d’ACE2 dans l’infection COVID-19, il a été postulé que les traitements par inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et les sartans pouvaient être responsables de la sévérité décrite chez les patients hypertendus (Yombi JC et coll. 2020). Cette hypothèse semble actuellement battue en brèche, des études récentes montrant que la mortalité était non affectée ou même diminuée par ces traitements (Li J, Wang X, Chen J, Zhang H, Deng A. 2020). L’importance de l’âge est majeure : ainsi, en Chine, un taux de mortalité de 0,32% chez les moins de 60 ans, 6,4% chez les plus de 60 ans, et 13,4% au-delà de 80 ans a été mis en évidence

 A contrario, parmi les enfants, bien que de rares présentations sévères et des décès aient été décrits, les taux d’hospitalisation sont faibles et la très grande majorité des enfants présente un tableau clinique banal ( Ludvigsson JF. 2020) La contribution respective des enfants à la transmission interhumaine et à la dynamique pandémique reste discutée (Li J, Wang X, Chen J, Zhang H, Deng A. 2020).

Classifications des cas Définitions

Asymptomatique RT-PCR positive et aucune plainte  Legers

Symptômes d’infection aiguë des voies respiratoires supérieures (fièvre, fatigue, myalgie, toux, mal de gorge, écoulement nasal, éternuements) ou symptômes digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée) Modérés Pneumonie (fièvre fréquente, toux) sans hypoxémie évidente, avec des lésions au CT -scan Sévères Pneumonie (fièvre fréquente, toux) avec hypoxémie évidente (Saturation< 93%), avec des lésions au CT -scan

Critiques

Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), peut avoir un choc, une encéphalopathie, une lésion myocardique, une insuffisance cardiaque, un dysfonctionnement de la coagulation et une lésion rénale aiguë.

I.3.  PRÉSENTATION CLINIQUE

 La période d’incubation de la maladie peut s’étendre jusqu’à deux semaines. Les symptômes apparaissent néanmoins chez la plupart des malades endéans les 4 à 5 jours de la contamination. À 11 jours 97.5% des personnes ont développé des symptômes. La présentation classique de la maladie est celle d’une pneumonie, avec fièvre, toux et dyspnée. L’absence de fièvre au départ n’exclut cependant pas le diagnostic : ainsi, dans une large série américaine, seul un peu plus de 30% des malades présentaient une température >38°C au départ. La très grande majorité des patients développera néanmoins de la fièvre au cours de l’infection. Le clinicien veillera à toujours mesurer la saturation du patient qu’il examine, car l’hypoxie peut parfois être très bien tolérée : on a décrit chez un nombre significatif de patients un aspect d’« hypoxémie silencieuse ». En dehors de la pneumonie, les symptômes de Présentation sont variables. La maladie peut se présenter comme une infection des voies respiratoires supérieures dite banale, et prendre un aspect cliniquement difficilement distinguable d’une autre virose. 

Dans certains cas rares, le tableau initial peut aussi être dominé ou limité à une symptomatologie digestive. Les anomalies du goût et de l’odorat, allant de la perturbation discrète à l’anosmie et/ou l’agueusie complète, ont été bien décrites. Elles peuvent précéder les autres symptômes, ou êtres les seules manifestations de l’infection dans de rares cas (environ 3% des malades dans une série italienne. Des éruptions cutanées et des atteintes oculaires (conjonctivite) sont également possibles. Enfin, des présentations atypiques ne sont pas rares, notamment chez la personne âgée, et le clinicien devra rester vigilant et envisager le diagnostic devant un syndrome gériatrique (chute, delirium, déclin fonctionnel) (Yombi JC.et coll. 2020).

La maladie prend volontiers un cours bi-phasique : après un début modéré, les symptômes s’aggravent et la dyspnée s’installe vers la fin de la première semaine. C’est fréquemment à ce moment- là que les patients avec des présentations sévères sont hospitalisés (Zou X, Chen K,

Zou J, Han P, Hao J, Han Z. 2020). Dans les cas les plus sévères, l’insuffisance respiratoire s’installe et les patients présentent un tableau d’ARDS. Cette seconde phase de la maladie se présente fréquemment sous la forme d’un tableau très inflammatoire, voire dans les cas les plus sévères, sous forme d’une tempête cytokinique, ce qui fait penser qu’il y a une place dans le traitement pour les médications immunomodulatrices (Mehta P, McAuley DF, Brown M, Sanchez E, Tattersall RS, Manson JJ 2020). 

Les complications cardio-vasculaires (Wang D, Hu B, Hu C, et al. 2020) et thrombo- emboliques (Klok FA, Kruip M, van der Meer NJM, et al 2020) de la maladie ne sont pas rares dans les formes sévères, ce qui est probablement à mettre en liaison avec l’atteinte endothéliale. Une série autopsique allemande a ainsi démontré une thrombose veineuse profonde chez 7 patients sur 12. Pour 4 des malades, l’embolie pulmonaire était la cause directe du décès (Wichmann D, Sperhake J-P, Lütgehetmann M, et al. 2020).

I.4. DIAGNOSTIC

Selon l’un des traditionnels postulats de Koch, l’isolation et la culture du pathogène en laboratoire à partir d’un échantillon d’organe malade est le « gold standard » du diagnostic d’une maladie infectieuse. Toutefois, cette méthode de détection est lente et nécessite un équipement et des techniques de culture spécifiques qui sont limitées à certains types de laboratoires (niveau de sécurité élevée : L3 et L4). Face à cette pandémie, sur le terrain, une technique plus rapide et plus accessible était indispensable pour identifier, isoler et traiter sans tarder les patients atteints.

RT-PCR 

L’alternative, devenant l’examen de choix pour le diagnostic, est la recherche directe  de l’ARN viral par PCR (Polymerase Chain reaction). Cette recherche se fait sur un frottis nasopharyngé ou oropharyngé. Dans certains cas, celle-ci pourra être réalisée sur des prélèvements par lavage broncho-alvéolaire toutefois il s’agit d’un examen invasif et aérosolisant, réservé à certaines situations cliniques particulières. La sensibilité de la PCR varie selon les études entre 59 et 83% (Long C, Xu H, Shen Q, et al. 2020). Un premier résultat négatif n’exclut donc pas totalement le diagnostic. De même, étant donné l’évolution de la charge virale au cours du temps, si la PCR est réalisée de manière trop précoce ou au-delà d’une semaine de symptômes le résultat peut s’avérer également négatif.

CT- SCAN

 Le scanner thoracique s’est imposé rapidement parmi les outils diagnostiques de première ligne. En effet, les anomalies observées dans les cas confirmés (Shi H, Han X, Jiang N, et al. 2020) ont permis d’établir des critères diagnostiques classant les patients en différentes catégories : de peu probable à suspect en passant par possible, avec une sensibilité allant jusque

98%. (Long C, Xu H, Shen Q, et al. 2020) ainsi qu’en fonction de l’étendue des lésions qui prédominent à titre de verre dépoli dans les zones basales et postérieures. 

Grâce à une filière dédiée, les Cliniques universitaires Saint-Luc (CUSL) ont donc rapidement intégré le scanner dans l’algorithme de prise en charge initiale au moment du pic épidémique. Celui-ci supplante dans certains cas très suspects la PCR, conformément à la définition de cas émise par l’institut de santé publique Belge (Sciensano) dans ses recommandations. La performance du scanner dépend cependant de la probabilité pré- test: l’image n’est pas facilement distinguable de certaines autres pneumonies virales ou atypiques (Yombi J.C. et coll. 2020)

I.5. SÉROLOGIES

Pour compléter l’arsenal d’outils diagnostiques, il y a lieu d’évoquer la sérologie. Comme pour la PCR, il faut tenir compte de la fenêtre temporelle puisque les anticorps IgM (et les IgA) commencent à apparaître à partir du 5e jour, et les IgG du 10e jour. Pour des patients dont les symptômes sont anciens (> une semaine), à un moment où justement la charge virale diminue et fait chuter la sensibilité de la PCR, en combinaison avec le scanner, la recherche de ces anticorps trouve toute sa place pour aider le clinicien dans le diagnostic du COVID-19. Elle trouve surtout sa place pour déterminer la séroprévalence de la maladie au sein des populations (enquêtes épidémiologiques) (Jean-Cyr Yombi et coll. 2020).

I.6. BIOLOGIES (ANOMALIES ÉVOCATRICES)

Il existe également plusieurs indices biologiques utilisés en première ligne permettant, si ce n’est de confirmer le diagnostic, à tout le moins d’ajouter des arguments en faveur d’une suspicion d’infection à COVID-19. En plus d’un syndrome inflammatoire (CRP > 5 mg/dl) la lymphopénie, et l’éosinopénie en valeur absolue sont deux anomalies de l’hémogramme très régulièrement retrouvées. Le rapport neutrophile sur lymphocyte (NLR) semble se démarquer comme un facteur pronostic. Une majoration des LDH, isolée ou avec cytolyse hépatique fait partie, si ce n’est des critères diagnostics, certainement des critères de sévérité. Il en va de même des anomalies suggestives d’hémophagocytose (élévation persistante de la CRP ainsi que de la ferritine et des triglycérides, diminution du fibrinogène) par les macrophages suractivés (Jean-Cyr Yombi et coll. 2020).

I.7. PREVENTION

Quelles sont les précautions personnelles contre les infections du 2019-nCoV?

1) Lavez-vous les mains à l’eau et au savon pendant au moins de 20 secondes, ou utilisez un savon à mains contenant au moins de 60% d’alcool 2) Évitez de toucher les yeux, le nez et la bouche avec vos mains 3) Voyagez avec des masques pour éviter les foules. Restez en contact avec des personnes à plus de 1 mètre et évitez de rester dans les lieux publics. 4) Évitez tout contact étroit avec toute personne qui présente des symptômes de rhume ou de grippe 5) Essayez d’éviter le contact avec des animaux sauvages ou d’élevage sans protection. (OMS et le Centre de prévention et de contrôle des maladies des Etats-Unis, 2020)

2. Les contacts étroits

Les contacts étroits sont ceux avec des cas suspects, confirmés et légers de pneumonie associés à une infection du nouveau coronavirus. Une fois l’infection asymptomatique détectée positive, l’une des expositions suivantes se produit, mais aucune mesure de protection efficace n’est prise:

  1. Les personnes qui vivent, étudient, travaillent ou ont des contacts étroits, comme travailler près les uns des autres ou vivre dans la même classe ou maison;
  2. Traitement médical, soins infirmiers, personnel médical de cas en visite, membres de la famille ou autres personnes ayant des contacts étroits similaires, tels que visiter ou rester dans un environnement fermé avec d’autres patients et leur personnel d’accompagnement dans la salle; 
  3. Les personnes qui sont en contact étroit avec le même moyen de transport, y compris les soins aux soignants (famille, entreprise, amis, etc.) pendant le transport, ou qui sont susceptibles d’être en contact étroit avec le cas (cas suspects, cas confirmés après enquête et évaluation) Et autres passagers et agents de bord de personnes infectées (cas bénins, infections asymptomatiques); 
  4. Les enquêteurs sur place sont jugés cohérents avec les autres contacts avec des contacts étroits après l’évaluation. L’heure actuelle, des mesures préventives de santé publique, telles qu’une observation médicale isolée plus stricte, sont adoptées pour les contacts étroits. Après votre retour à votre lieu de résidence, vous pouvez faire attention au renforcement de votre protection corporelle dans les  2 semaines.
  • Les contacts étroits observés pendant 14 jours isolément

Sur la base de l’enquête épidémiologique actuelle, la période d’incubation de la pneumonie du nouveau coronavirus est principalement de 3 à 7 jours, tout en se référant à la période d’incubation des maladies causées par d’autres coronavirus et à la prévention et au contrôle actuel, la période d’observation médicale des contacts étroits est fixée à 14 jours. Et un contact étroit avec les observations médicales à domicile. Le sujet observé a expiré 14 jours après le dernier contact non protégé avec le cas ou une exposition suspecte, et ceux qui n’ont pas développé la maladie peuvent reprendre des études, un travail et une vie normaux.

(OMS, 2020 ; l’Académie chinoise des sciences médicales et le Collège médical de l’Union de Pékin, 2020)

  • Les précautions de prévention familiales
    • Pendant l’épidémie, pour les familles ordinaires, il est recommandé que la pièce soit bien ventilée. 
      • La surface du sol, de la table, des meubles et autres objets doit être nettoyée quotidiennement et désinfectée régulièrement. 
      • Les membres de la famille ne partagent pas les serviettes, gardent leur maison et leur vaisselle propres et lavent leurs vêtements fréquemment. 
      • Surveillance proactive de la santé des individus et des membres de la famille. Mesure de température active lorsque vous vous sentez fiévreusement conscient. 
      • Après votre retour à la maison, lavez-vous les mains avec un désinfectant pour les mains et de l’eau courante, ou désinfectez-vous les mains avec un désinfectant efficace. 
      • Lorsque des symptômes suspects apparaissent parmi les membres de la famille, les autres membres de la famille doivent être isolés et protégés, et envoyés au médecin en temps opportun. Après la consultation, la pièce isolée et les éléments de contact (tels que le plancher du salon, la salle de bain, les comptoirs de meubles, les poignées de porte, les ustensiles de salle à manger, etc.) doivent être désinfectés. L’avez-vous les mains immédiatement après la désinfection. (Xiehe Collège médical de Pékin de l’Académie chinoise des sciences médicales, 2020).
  • Se laver les mains correctement

Se laver les mains fréquemment et utiliser les bonnes méthodes peut effectivement couper la transmission du virus, c’est donc très nécessaire. Se laver les mains après avoir toussé et éternué, avant ou après avoir contacté des personnes extérieures ou des patients, avant ou après avoir préparé des aliments, avant les repas, après être allé aux toilettes, après avoir contacté des animaux, après avoir manipulé des ordures, à l’extérieur, au travail, au magasinage ou après avoir touché des pièces de monnaie. Se Laver toujours les mains à l’eau courante, pas à l’eau du bassin, et frotter pendant au moins 20 secondes. Ne pas simplement vous laver les mains avec de l’eau, il faut utiliser du savon ou un désinfectant pour les mains pour éliminer efficacement les bactéries pathogènes. Si l’on utilise un désinfectant pour les mains sans alcool, il faudrait faire attention à la date d’expiration

  • PORT DE MASQUE

 Type de masque

  • Masques non portés ou non médicaux
    • Masque médical jetable
      • Masque chirurgical
      • médical Masque N95,
      • masque KN95
      • Masque      de        protection médical
      • Masque de protection (Coton filtre P100 ajouté)

Étapes du port: 

  1. Avant de porter un masque chirurgical, vérifiez s’il se trouve dans la période de validité. 
    1. Le côté de la pince nasale est tourné vers le haut et le côté sombre (ou les plis sont tournés vers le bas). 
    1. Pliez de haut en bas pour que le masque recouvre la bouche, le nez et la mâchoire.
    1. Poussez le bout de vos deux doigts le long de la bande métallique de l’arête nasale du milieu vers les deux côtés et appuyez lentement vers l’intérieur jusqu’à ce qu’ils soient proches de l’arête nasale. Ajustez le masque de manière appropriée afin que la périphérie du masque épouse parfaitement le visage. Les masques portés par des personnes en bonne santé ne présentent pas de risque de transmission du nouveau coronavirus, mais après 4 heures les masques sont mouillés ou souillés par des sécrétions et les performances protectrices sont réduites. Les masques après utilisation peuvent être éliminés conformément aux exigences de la classification des ordures ménagères. S’il s’agit d’un cas suspect ou d’un masque porté par un patient, il ne doit pas être jeté au hasard et doit être traité comme un déchet médical. Les déchets médicaux ont des procédures de traitement strictes et ne reviendront pas sur le marché.

I.8. TRAITEMENT

À l’heure actuelle, il est important de rappeler qu’aucun traitement spécifique permettant de guérir l’infection n’est disponible. La prise en charge d’un patient avec une pneumonie à COVID-19 est avant tout suppositive : traitement symptomatique de la fièvre, hydratation, etc.

Les formes mineures peuvent être prises en charge à domicile. En cas d’hypoxémie par contre une oxygénothérapie sera nécessaire ; c’est le motif principal d’hospitalisation (Jean-Cyr Yombi et coll. 2020).

DEFINITION DE CAS DE COVID-19 EN RDC

Définition de cas du COVID-19 (Version 18 Mars 2020)

Les définitions de cas sont basées sur les informations disponibles fournies par l’OMS et pourraient être révisées au fur et à mesure que de nouvelles informations s’accumulent. Les définitions de cas suivantes sont actuellement utilisées en RDC :

Définition de CAS SUSPECT de COVID-19 (Alerte validée à l’issue d’une investigation) : Toute personne ayant voyagé ou séjourné dans une zone ou un pays en épidémie COVID-19 dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes et signes et qui présente un ou plusieurs signe(s) ou symptôme(s) suivant(s) : 1. La fièvre ; 2. Un des signes ou symptômes d’une infection respiratoire aiguë suivants : toux, difficulté respiratoire ou essoufflement, rhume, etc.) ; 3. La fatigue ou toute personne présentant une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, ayant été en contact étroit avec un cas probable ou un cas confirmé de COVID-

19. 

Définition de CAS PROBABLE de COVID-19 : Tout cas vivant ou décédé dans un tableau d’une infection respiratoire aiguë pour lequel il n’a pas été possible d’obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire mais avec lien épidémiologique avec un cas confirmé ou probable ou une notion de voyage ou séjour dans les 14 jours précédant le décès dans une zone ou un pays en épidémie de COVID-19.

Définition de CAS CONFIRME de COVID-19 : Toute personne avec une confirmation en laboratoire de l’infection au COVID-19, quels que soient les signes et symptômes cliniques.

Définition de NON CAS de COVID-19 : Tout cas suspect avec deux résultats de laboratoire négatifs au COVID-19 à au moins 48 heures d’intervalle.

Définition de CONTACT : Toute personne ayant eu un contact physique étroit avec un voyageur malade en provenance d’une zone ou d’un pays en épidémie de la maladie à  coronavirus 2019 (COVID-19) endéans les 14 jours.

 Toute personne (voyageur) en provenance d’une zone ou d’un pays en épidémie de COVID-19  sera isolée à domicile et sera suivie comme un contact pendant 14 jours par l’équipe médicale spécialisée en tenant compte des informations recueillies dans les fiches sanitaires des voyageurs. Tout ceux présentant un ou plusieurs signe(s) ou symptôme(s) de

COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires, fatigue, etc.) à l’arrivée en RDC sera transféré au site d’isolement et prise en charge par le Ministère de la Santé.

Contact physique étroit signifie : a) Se trouvant à moins de 2 mètres ou dans la chambre ou la zone de soins pendant une période prolongée (par exemple : le personnel de santé, les membres du ménage) sans porter l’équipement de protection individuelle recommandé (c’est-à- dire des gants, masque, protection des yeux) ; b) Avoir un contact direct avec des sécrétions infectieuses (par exemple : tousser) sans porter l’équipement de protection individuelle recommandé.

Un contact étroit est défini comme une personne : a) Qui a été exposée soit par la prestation de soins directs aux malades de COVID-19 comme professionnel de santé ou aide malade y compris les membres de famille, soit par la visite ou le séjour dans le même environnement qu’un malade de COVID-19. b) Qui a travaillé à proximité ou a partagé le même environnement (local, ménage ou autre) avec un malade de COVID-19. c) Qui a voyagé avec le malade de COVID-19 dans tout type de moyen de transport.  d) Qui vit dans le même foyer qu’un malade de COVID-19.

Définition d’une ALERTE de COVID-19 : Toute personne ayant voyagé ou séjourné dans les zones ou pays en épidémie de COVID – 19 dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes et signes et qui présente un ou plusieurs signe(s) ou symptôme(s) suivant(s) : fièvre; toux ; difficulté respiratoire ou essoufflement ; rhume ou fatigue ou toute personne présentant une infection respiratoire aiguë (toux, rhume, difficulté respiratoire avec ou sans fièvre, douleur à la gorge, etc.), quelle que soit la gravité : – Ayant voyagé ou séjourné dans les zones ou pays à épidémie de COVID – 19 ; – Ayant été en contact avec un voyageur ayant voyagé ou séjourné dans les zones ou pays en épidémie de COVID – 19 ; – Ayant travaillé ou séjourné dans un centre de santé ou un hôpital dans lequel un cas probable ou un cas confirmé de COVID – 19 a été rapporté.

CHAPITRE II. LE VACCIN CONTRE LA COVID-19

II.1. LA CIBLE ANTIGENIQUE DES VACCINS CONTRE LA COVID19 (CORONAVIRUS DISEASE 2019)

La majorité des vaccins en développement ciblent la protéine spike du virus (« protéine spicule» ou « protéine S »). Cette protéine est située à la surface de l’enveloppe du SARS-CoV-2 (Severe Acute Respiratory Syndrome-Coronavirus- 2), et lui permet de se fixer à un récepteur cellulaire, l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE-2, présent sur les pneumocytes, entérocytes…) puis de pénétrer dans les cellules : son rôle dans l’infection est donc central. Diverses études ont montré que déclencher des anticorps neutralisants contre cette protéine permettait de protéger contre l’infection (Jiang S, Hillyer C, Du L. 2020) : elle est donc la cible de la plupart des vaccins développés en 2020.

II.2. LES DIFFERENTS TYPES DE VACCINS CONTRE LA COVID-19

Différentes technologies (aussi appelées plateformes) vaccinales sont actuellement utilisées. On peut les répartir en deux catégories (Trovato M, Sartorius R, D’Apice L, Manco R, De Berardinis P. 2020) :

II.2.1 Les vaccins basés sur le virus entier

Il peut s’agir d’un virus entier (ici, le SARS-CoV-vaccins développés par les entreprises Sinovac [Coronavac] et Sinopharm [Chinese-WIBP- Vero-Inactivated-Covid], par Valneva [VLA 2001] ou par Bharat Biotech [Covaxin, BBV152]) ou d’un virus vivant mais atténué (ex : vaccin développé par Codegenix/serum institute of India [COVI-VAC]).

II.2.2 Les vaccins basés sur une protéine virale (ici, la protéine S) ou partie de la protéine

Il s’agit des vaccins protéiques et particules pseudo-virales (molécules de protéines S agrégées), des vaccins à acide nucléique et des vaccins vecteurs viraux. – Certains sont basés sur la protéine (ou une partie) non modifiée, par exemple les vaccins vecteurs viraux développés par l’Université d’Oxford-AstraZeneca [AZD1222, ChAdOx1-nCoV-19] et par l’Institut de Recherche Gamaleya [Gam-COVID-Vac, dit Sputnik V], le vaccin à ARN messager (ARNm) développé par CureVac-GSK [CVnCoV] ou les vaccins protéiques de COVAXX [UB-612], de Medicago [CoVLP], de Clover Biopharmaceuticals/GSK/Dynavax et de Sanofi Pasteur-GSK. MSD avait élaboré 2 vaccins vecteurs viraux réplicatifs basés sur le virus de la rougeole et le virus de la stomatite vésiculeuse mais leur développement clinique a été stoppé fin janvier pour des raisons d’immunogénicité jugée insuffisante. 

Les autres sont basés sur la protéine modifiée dans sa forme préfusion, par exemple les vaccins à ARNm développés par Moderna [Moderna COVID-19 Vaccine®, mRNA-1273] et par Pfizer-BioNTech [Comirnaty®, BNT162b2], le vaccin vecteur viral développé par Janssen Vaccines & Prevention (Johnson & Johnson) [Ad26.COV2.S], et le vaccin protéique de Novavax [NVX-CoV2373]. Une vue de l’état d’avancement du développement pré-clinique et clinique des différents vaccins-candidats est mise à jour chaque semaine sur le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (World Health Organization, 2021).

II.3. LES VACCINS ANTI-COVID-19 ET LES ADJUVANTS

Les vaccins vivants, les vaccins à ARN et les vaccins vectorisés viraux ne contiennent pas d’adjuvant, leur nature même permettant de stimuler le système immunitaire inné de manière satisfaisante. Les vaccins qui nécessitent l’utilisation d’adjuvant sont les vaccins inactivés et les vaccins protéiques. Certains vaccins contre la Covid-19 en développement en contiennent donc, l’aluminium ou bien d’autres adjuvants déjà commercialisés ou en développement, orientant les lymphocytes T helper vers une polarisation TH1.

II.4. LA DUREE   DE SURVEILLANCE   NECESSAIRE   POUR ETABLIR LA SECURITE D’UN VACCIN

Jusqu’à récemment, l’expérience accumulée en vaccinologie a montré que les effets secondaires des vaccins survenaient dans les quelques jours, et au maximum dans les 6 semaines suivant la vaccination. Par ailleurs la responsabilité d’un vaccin dans la genèse d’une maladie auto- immune n’a pas été à ce jour démontrée. Une exception : les cas de narcolepsies décrits après l’administration de certains vaccins contre la grippe A(H1N1) pandémique 2009 (en particulier ceux utilisant l’adjuvant ASO3), rarissimes mais repérés par les systèmes de pharmacovigilance, et dont les premiers signes sont apparus 3 mois en médiane après l’injection vaccinale. La durée de surveillance dans les essais cliniques est justement supérieure à 6 mois, afin de pouvoir détecter la survenue d’un tel événement indésirable (Miller E, Andrews N, Stellitano L, Stowe J, Winstone AM, Shneerson J, et al 2013). La mise sur le marché des vaccins anti-Covid-19 pose la question cruciale de la vaccination des volontaires inclus dans les groupes placebo avant la fin de l’essai. Une fois ce moment venu, la possibilité de comparer le vaccin à un placebo pour déterminer l’efficacité et d’éventuels effets secondaires retardés est perdue (WHO, 2021). Il existe un risque théorique que des effets indésirables très rares ( fréquence < 1/10 000) et non observés au cours des essais cliniques puissent survenir pendant la campagne de vaccination.

II.5. LES VACCINS ET LE RISQUE DE FORME GRAVE DE COVID-19

Lors de certaines infections, la présence d’une immunité préexistante à l’infection (d’origine naturelle ou vaccinale) peut favoriser des formes graves de cette infection : soit parce que les anticorps préexistants facilitent l’infection de cellules immunitaires (macrophages en particulier) (phénomène dit « d’anticorps facilitants »), soit parce l’orientation de la réponse immune induite par le vaccin favorise une réaction inflammatoire délétère. Ce phénomène dit

« d’anticorps facilitants » existe, par exemple, avec la dengue : un antécédent d’infection par l’un des 4 sérotypes de la dengue expose à un risque plus élevé de dengue grave en cas d’infection ultérieure par l’un des 3 autres sérotypes (Halstead SB, Mahalingam S, Marovich MA, Ubol S, Mosser DM, 2010). Ce risque est également décrit avec la vaccination contre la dengue: les personnes vaccinées et qui n’ont jamais été infectées par l’un des 4 sérotypes du virus de la dengue ont un risque accru de faire une forme grave de dengue (ce risque n’est par contre pas décrit chez les personnes vaccinées et qui ont par ailleurs un antécédent de dengue).

Le phénomène de polarisation délétère de la réaction inflammatoire macrophagique a été observé avec un vaccin vecteur viral basé sur un poxvirus, le Modified Vaccinia Ankara (MVA) dans un modèle primate non humain d’infection par le SARS-CoV (Liu L, Wei Q, Lin Q, Fang

J, Wang H, Kwok H, et al., 2019), et avec d’autres vaccins anti-SARS-CoV dans des modèles murins. Les anticorps délétères étaient des anticorps anti-Spike dirigés en dehors du Receptor Binding Domain (RBD), conduisant certaines équipes à n’utiliser que ce domaine dans le développement d’un vaccin. En ce qui concerne le SARS-CoV-2, aucune donnée in vitro ou in vivo dans les modèles animaux d’infection virale ou dans les essais cliniques vaccinaux ne suggère que ce risque est présent. Cela a fait néanmoins l’objet d’une attention particulière au cours du développement des vaccins contre le SARS-CoV-2. Le nombre de participants inclus dans les études ayant conduit aux AMM pour les vaccins de Pfizer- BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Sputnik V etc. tend à démontrer que cet effet n’est pas présent au cours de l’infection par le SARS-CoV-2. Comme d’autres effets hypothétiquement possibles, cela est également surveillé dans le cadre de la pharmacovigilance en vie réelle (phase 4).

II.6. VACCINER QUELQU’UN QUI DEJA EU LA COVID-19 OU QUI A ETE INFECTE PAR LE SARS-COV-2 DE MANIERE ASYMPTOMATIQUE

Dans les essais cliniques de phase 3 des vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca, l’antécédent de Covid-19 était un critère d’exclusion. Une PCR SARS-CoV-2 dans un prélèvement nasopharyngé ou une sérologie positive au screening ne l’étaient par contre pas. Ainsi, plus d’un millier de volontaires qui se sont révélés avoir un antécédent d’infection à

SARS-CoV-2 a reçu au moins 1 dose de vaccin au sein de ces essais. Il n’y a pas eu de signal de mauvaise tolérance ni de survenue de cas de Covid-19 sévères dans ce groupe de volontaires, dans la limite de cet effectif. Les premières données de pharmacovigilance ne montrent pas d’incident grave, mais une réactogénicité plus importante a parfois été rapportée (Krammer F,

Srivastava K, the PARIS team, Simon V., 2021). . L’intérêt et l’indication à vacciner contre la

Covid-19 les personnes récemment exposées ou ayant un antécédent d’infection à SARS-CoV- 2 sont traités plus bas.

II.7. SEUIL DE COUVERTURE VACCINALE ET LA CIRCULATION DE LA MALADIE

Au cours des premières phases de la campagne de vaccination, l’objectif est de protéger les personnes à risque de complications pour éviter les décès et les hospitalisations (Haute Autorité de Santé (HAS), 2020). Avant l’émergence des « variants » actuels du virus, il était envisagé que l’immunité de groupe pourrait être atteinte lorsqu’environ 60 % de la population serait immunisée (selon l’équation 1/R0-1) (Kiem C, Massonnaud C, Levy-Bruhl D, Poletto C, Colizza V, Bozetti P, et al., 2020). L’émergence de variants plus transmissibles (R0 plus élevé) risque de conduire à devoir augmenter la proportion de personnes immunisées nécessaires pour obtenir l’effet de groupe. Cet effet de groupe permettrait de protéger indirectement les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées, voire permettre l’interruption de l’épidémie. Cela fait aussi intervenir la capacité des vaccins à empêcher non seulement la maladie, mais également l’infection asymptomatique ; à ce stade, les données concernant cet effet de la vaccination nécessitent d’être consolidées (Fontanet A, Cauchemez S., 2020).

II.8. LES MUTATIONS DU SARS-COV-2 ET LES VACCINS

Ce n’était pas le cas avec la plupart des mutations identifiées au cours de la première année de pandémie. Depuis, il s’agit d’une crainte réelle. Le séquençage et la surveillance continue des souches virales circulantes ont été mis en place à l’échelle mondiale, permettant de suivre l’apparition des mutations dans les génomes viraux et de repérer l’émergence de variants d’intérêt, dont les mutations confèrent des particularités épidémiologiques. Le variant détecté en décembre 2020 au Royaume-Uni (variant B.1.1.7, ou 20I/501Y.V1) possède un nombre élevé de mutations par rapport à la souche de référence, dont une mutation modifiant un acide aminé dans le domaine RBD (Receptor Binding Domain) de la protéine S (mutation N501Y).

Le variant détecté en République d’Afrique du Sud (variant B.1.351, ou 20H/501Y.V2) et le variant détecté au Japon lors d’un dépistage de personnes rentrant de Manaus (Brésil) puis identifié comme circulant dans le Nord du Brésil (variant P1, ou 20J/501Y.V3) comportent la même mutation N501Y et 2 autres mutations dans le RBD, K417N/T et E484K (Tegally H, Wilkinson E, Giovanetti M, et al. 2020).

 Pfizer-BioNTech et Moderna ont annoncé que le sérum de volontaires vaccinés par leur vaccin respectif avait une activité neutralisante équivalente sur un pseudo-virus comportant les mutations du variant 20I/501Y.V1 par rapport au virus de référence (Wu K, Werner AP, Moliva

JI, Koch M, et al., 2020)., tandis que des travaux montrent que d’autres mutations parmi lesquelles E484 réduisent significativement la reconnaissance du domaine RBD de la protéine S par les sérums de convalescents (Greaney AJ, Loes AN, Crawford KHD, Starr TN, Malone KD, Chu HY, et al, 2020). Le laboratoire Moderna a annoncé que les titres neutralisants du sérum de volontaires vaccinés par leur vaccin étaient 6 fois  inférieurs contre le variant B.1.351 par rapport à la souche de référence, mais conservaient néanmoins des titres supérieurs aux niveaux considérés comme protecteurs. (Wu K, Werner AP, Moliva JI, Koch M, Choi A, Stewart-Jones GBE, et al. 2021) Wang et al. ont testé sur différentes souches l’activité neutralisante de 20 plasmas de convalescents, les sérums de 22 personnes ayant reçu les deux doses de vaccins de Pfizer-BioNTech ou Moderna, et 30 anticorps monoclonaux, dont ceux du laboratoire Regeneron® (Wang Z, Schmidt F, Weisblum Y, Muecksch F, Barnes CO, Finkin S, et al. 2021.); ils observaient une diminution de l’activité neutralisante des anticorps vis à vis des virus présentant la mutation E484K (diminution de l’ordre de 6 à 8 fois par rapport aux autres variants) ; La mutation N501Y, associée à une plus grande affinité au récepteur ACE2, n’était pas associée à une diminution de l’activité neutralisante des anticorps naturels.

II.9. LA VACCINATION AU COURS D’UNE INFECTION

Compte tenu de la période d’incubation de la Covid-19 (5 jours en médiane) et du délai entre la 1ère dose vaccinale et la protection conférée par les vaccins ARN ou le vaccin d’AstraZeneca (2 à 3 semaines), la vaccination ne constitue très probablement pas une stratégie efficace pour prévenir la maladie après une exposition documentée (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021)..

II.10. FONCTIONNEMENT DES VACCINS A ACIDE NUCLEIQUE (ARN, ADN)

Le composant principal des vaccins à base d’acide nucléique est de l’ADN (acide désoxyribonucléique) ou de l’ARN (acide ribonucléique). La molécule d’ADN ou d’ARN code pour une protéine virale qui sera produite par nos cellules. La séquence d’ADN ou d’ARN vaccinal est synthétisée en laboratoire puis produite au niveau industriel. La protéine dont elle constitue la séquence génétique a été choisie parce qu’une réponse immunitaire déclenchée contre cette protéine permet de protéger contre l’infection. Pour le vaccin SARS-CoV-2, il s’agit de la protéine S (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français, 2021).  Fonctionnement des vaccins à ARN

Chez l’Homme, l’information génétique est codée par l’ADN de 46 chromosomes contenus dans le noyau de nos cellules. L’ADN est transcrit en ARN messagers (ARNm), qui quittent le noyau et rejoignent le cytoplasme, pour être traduits en protéines par le ribosome. Lors de l’injection du vaccin intramusculaire, l’ARN vaccinal pénètre dans les cellules du muscle : les myocytes puis les cellules dendritiques, également présentes dans les ganglions drainants. Les ARN messagers sont internalisés dans les cellules via les endosomes avant d’être libérés dans le cytoplasme par fusion entre les lipides des nanoparticules et les lipides de la face interne de la membrane des endosomes. D’une part ils stimulent l’immunité innée, jouant ainsi le rôle d’adjuvant; d’autre part ils sont traduits dans le cytoplasme en protéine S. Dans les cellules dendritiques et les macrophages, la protéine S est présentée aux lymphocytes T de deux manières possibles : soit par traduction de l’ARNm vaccinal en protéine S (en parallèle de la stimulation du système immunitaire inné) si les cellules ont internalisé cet ARN, soit par phagocytose de cellules exprimant la protéine S. Les lymphocytes B naïfs capables de reconnaitre cette protéine sont activés. Ces interactions permettent la production d’anticorps neutralisants par les lymphocytes B et la génération de lymphocytes B mémoire, et une réponse lymphocytaire T cytotoxique et la génération de lymphocytes T mémoire. 

En cas de rencontre  ultérieure avec le coronavirus, ces cellules mémoire pourront détecter et combattre plus rapidement le virus par une réaction humorale et la destruction des cellules infectées par le SARS-CoV-2 (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français, 2021).  Les vaccins à ARN et nos gènes

Le haut poids moléculaire des molécules d’ARN empêche leur diffusion libre au travers des pores nucléaires. Lors de la synthèse protéique, l’information circule dans le sens

ADN→ARN→protéine par l’intermédiaire de séquences d’export nucléaire (Nuclear Export Signal, NES) présentes sur les molécules d’ARN messager pour traverser les pores nucléaires.

Pour entrer dans le noyau, les molécules d’ARN vaccinal devraient posséder une séquence de localisation nucléaire (Nuclear Localization Sequence, NLS). L’expression de l’antigène d’intérêt vaccinal étant dans le cytoplasme, les ARNm utilisés dans les vaccins n’ont pas été dotés de cette séquence NLS (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021).  L’ARN viral peut-il être transcrit par des rétrovirus endogènes ? Les rétrovirus sont des virus à ARN capables de « transcrire à l’envers » leur ARN en ADN grâce à leur transcriptase inverse. C’est le cas par exemple du VIH qui peut rétro-transcrire son ARN en ADN puis s’intégrer dans le génome par l’intermédiaire d’une autre enzyme virale, l’intégrase. Notre génome contient des reliquats de virus qui avaient infecté nos lointains ancêtres, il y a des centaines de milliers d’années : on les appelle des rétrovirus endogènes. Ces séquences sont souvent considérées comme des fossiles : elles ne peuvent pas donner naissance à une transcriptase inverse ni à une  intégrase (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français

2021). La possibilité que l’ARN des vaccins donne naissance à des séquences d’ADN ensuite intégrées dans le génome de la cellule hôte reste hautement improbable. (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français, 2021).

  • Les vaccins à ADN et nos gènes

Dans les vaccins à ADN, l’acide nucléique est sous forme de plasmide, qui ne peut pas s’intégrer à l’ADN chromosomique. Par ailleurs, le vaccin ne contient pas l’enzyme (intégrase) qui permettrait cette intégration. D’autres modes de délivrance de l’ADN ont pu être utilisés pour obtenir au contraire cet effet, mais il s’agit de technologies différentes, et pas d’ADN vaccinal

  • Nanoparticules pour véhiculer les ARN vaccinaux

L’ARN vaccinal ne peut pas être injecté sous une forme « nue » car il serait en grande partie immédiatement dégradé, avant même de pénétrer dans une cellule. Pour éviter ce phénomène de dégradation et favoriser l’internalisation cellulaire, les molécules d’ARNm sont associées à un mélange de 4 lipides différents. L’un de ces lipides est chargé positivement afin de complexer les molécules d’ARNm chargées négativement. Les 3 autres sont le cholestérol, un lipide possédant des chaînes de 18 carbones (comme les lipides des membranes cellulaires) et un lipide conjugué à une chaine de polyéthylène glycol (PEG). Les particules lipides/ARNm ont une taille d’environ 100 nm de diamètre et sont stables colloïdalement par force de répulsion stérique entre les chaînes de PEG. Une fois injectées, les nanoparticules fusionnent avec les membranes cellulaires et libèrent l’ARN pour qu’il puisse être traduit en protéine antigénique, à l’origine de la réaction immunitaire adaptative.

  • Recul sur la technologie des vaccins à acide nucléique

Il n’existait jusqu’à aujourd’hui aucun vaccin à ARN homologué. Cependant, des chercheurs y travaillent depuis plus de 20 ans. Cette technologie a fait l’objet d’améliorations continues, qui ont largement contribué à sa sûreté. Des vaccins à ARN ont été testés chez l’homme contre les virus Zika, de la grippe, de la rage, et cytomégalovirus, avec de l’ordre de 600 participants inclus dans ces essais. Les vaccins à ARN contre le SARS-CoV-2, ont quant à eux été évalués dans les essais de phase 3 sur plusieurs dizaines de milliers de personnes, ont obtenu une autorisation de mise sur le marché et ont déjà été administrés à plusieurs millions de personnes depuis le début des campagnes de vaccination en décembre 2020

(https://ourworldindata.org/covid-vaccinations). C’est également le cas pour les vaccins à ADN qui ont montré des résultats prometteurs chez l’animal, et dont les essais cliniques avaient déjà commencé avant le développement des vaccins à ADN contre le SARS-CoV-2. Quatre vaccins à ADN ont par ailleurs reçu les autorisations règlementaires nécessaires à leur exploitation commerciale pour protéger plusieurs espèces animales contre des maladies virales ou traiter le mélanome buccal du chien (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021).

II.II. LES DONNEES D’EFFICACITE ET D’IMMUNOGENICITE DU VACCIN

D’ASTRAZENECA ISSUES DES MODELES ANIMAUX D’INFECTION A SARS- COV-2 ET DES ESSAIS CLINIQUES DE PHASES 1/2

Comme les vaccins à ARN, les vaccins vectorisés viraux ont des propriétés immunogènes intéressantes. En effet, les particules virales – indépendamment des protéines qu’elles expriment et de l’information génomique qu’elles transportent – sont reconnues par le système immunitaire inné, permettant la constitution d’une réponse immunitaire humorale et cellulaire CD4 et CD8 cytotoxique. Dans un modèle macaque d’infection par le SARS-CoV-2, la vaccination par 1 ou 2 doses du vaccin ChAdOx1 conférait une protection clinique et réduisait la charge virale dans le LBA de manière significative. La charge virale nasale n’était par contre pas différente entre les animaux vaccinés et les animaux contrôles. Dans un essai de phase 1/2 mené sur un millier de volontaires, la réponse immunitaire conférée par 1 ou 2 doses était de type humoral (montée des titres d’anticorps anti-protéine S à J28 après la 1ère dose et la présence d’anticorps neutralisants) et de type cellulaire (réponse LT spécifique à J14). La deuxième dose de vaccin à J56 permettait une augmentation considérable des titres d’anticorps neutralisants anti- protéine-S, et de l’activité anticorps Fc-médiée incluant la phagocytose par les neutrophiles et les macrophages, de l’activation du complément et des cellules NK (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français, 2021).

  • Efficacité du vaccin vectorisé viral d’AstraZeneca

Les données d’efficacité clinique du vaccin d’AstraZeneca publiées sont issues de 2 essais cliniques de phase 3 poolés, conduits sur 24 000 volontaires environ, dont la moitié a reçu le vaccin ChAdOx1 nCoV-19, l’autre moitié un vaccin méningococcique ACYW ou un placebo. La majorité des participants avaient entre 18 et 55 ans (88 %) ; 4 % seulement avaient 70 ans ou plus et peu avaient des comorbidités. L’efficacité vaccinale globale rapportée dans l’analyse intermédiaire sur 12 000 participants environ, jugée sur la prévention des cas de Covid-19 symptomatiques survenant au moins 14 jours après la seconde dose de vaccin, a été estimée à 70 % (IC95% 55-81). Sur les 131 cas confirmés de Covid-19, 30 étaient dans le groupe vaccinés et 101 dans le groupe contrôle. 

Dans le sous-groupe de volontaires inclus au Royaume-Uni et n’ayant reçu par erreur qu’une demi-dose de vaccin pour la première injection (en raison d’une modification des modalités de quantification des particules virales), l’efficacité vaccinale a été estimée à 90 % (IC95% 6797), indépendamment des âges et intervalles entre les deux doses de vaccin. L’hypothèse d’une immunisation contre le vecteur viral (ici adénovirus non humain de chimpanzé) à la suite de la 1ère injection entrainant une moindre efficacité de la 2nde dose est émise, bien que les essais préalables n’aient pas montré de corrélation entre les titres d’anticorps anti-ChAdOx1 neutralisants et l’augmentation des titres anticorps anti-SARS-CoV- 2 entre la 1ère et la 2nde dose vaccinale. C’est cependant pour contourner le possible effet délétère de l’immunité antivectorielle que l’Institut de recherche russe Gamaleya utilise deux adénovirus différents pour le prime (rAd26) et pour le boost (rAd5) du vaccin Gam-COVID- Vac (Sputnik V) [58]. Aucune hospitalisation pour Covid-19 n’a eu lieu dans le groupe vacciné versus 10 dans le groupe contrôle. Du fait de l’âge de la population incluse dans les essais de phase 3 du vaccin d’AstraZeneca, la HAS recommande de n’utiliser actuellement ce vaccin que chez les personnes de moins de 65 ans, en commençant par les professionnels du secteur de la santé ou du médico-social (quel que soit leur âge) et les personnes âgées de 50 à 64 ans et qui présentent des comorbidités. Les personnes âgées de 65 ans et plus devraient être vaccinées par un vaccin à ARN (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021)..

  • Les vaccins anti-Covid-19 sont-ils responsables de paralysie faciale ?

Plusieurs cas de paralysie faciale ont été rapportés dans les essais cliniques de Pfizer-BioNTech et Moderna. Dans celui de Pfizer-BioNTech, il y a eu 4 cas de paralysie faciale dans le groupe des participants vaccinés, dont 2 attribués au vaccin, contre aucun dans le groupe placebo. La paralysie faciale est apparue le jour 37 après la dose 1 (ce participant n’a pas reçu la dose 2) et les jours 3, 9 et 48 après la dose 2 pour les trois autres. Dans l’essai de Moderna, il y a eu 3 cas dans le groupe vacciné et 1 dans le groupe placebo. Dans les essais d’AstraZeneca, 3 cas de paralysie faciale sont survenus dans les deux groupes. La fréquence de survenue de paralysie faciale parmi les volontaires vaccinés est proche de ce qui est attendu en population générale

(15 à 40 pour 100 000 personnes par an). Ces événements font l’objet d’une surveillance particulière depuis la mise sur le marché des vaccins. 

Les données de pharmacovigilance française du vaccin Pfizer-BioNTech, correspondant à la période du 27 décembre 2020 au 29 janvier 2021 et environ 1,5 million de vaccinations font état de 6 cas de paralysie faciale, dont 4 paralysies faciales périphériques typiques survenues 1, 5, 10 et 15 jours après la vaccination (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021).

  • Les effets indésirables graves avec les vaccins à ARN et le vaccin d’AstraZeneca

Dans les essais de phase 3 des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna, la fréquence des événements indésirables graves n’était pas supérieure dans le groupe vacciné par rapport au groupe placebo (0,6 % et 1 % respectivement dans le groupe des vaccinés versus 0,5 % et 1 % respectivement dans le groupe ayant reçu le placebo). Les fréquences étaient également comparables dans les essais d’AstraZeneca (0,7 % dans le groupe ayant reçu le vaccin AZD1222 et 0,8 % dans le groupe contrôle -placebo ou vaccin méningococcique ACYW). La plupart de ces événements ont été considérés par les investigateurs comme non liés au vaccin (appendicites, cholécystites, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, etc.). De très rares événements graves ont par contre été considérés par les investigateurs comme liés à la vaccination. Dans l’essai de Pfizer-BioNTech (19 000 participants vaccinés) il s’agissait d’un cas de lésion à l’épaule (par injection par erreur du vaccin en intra-articulaire ?), une arythmie ventriculaire pendant 8 jours, et une adénomégalie axillaire. Dans l’essai de Moderna (15 000 vaccinés), il s’agissait d’un cas de vomissements importants, de 2 cas de gonflement transitoire du visage, et d’un cas de polyarthrite rhumatoïde. Aucune réaction anaphylactique grave n’a été rapportée à la vaccination dans ces essais, mais les personnes ayant des antécédents allergiques graves n’étaient pas incluses. Dans les essais de phase 3 d’AstraZeneca (12 000 participants ayant reçu le vaccin AZD1222), 1 cas de myélite transverse a été jugé possiblement lié au vaccin. 

Depuis la mise sur le marché et le début des campagnes de vaccination au Royaume-Uni, plusieurs cas de « réactions allergiques graves immédiates » ont été rapportés ; certaines des personnes concernées étaient déjà connues pour avoir un terrain d’allergie. Aux États-Unis, au 18/01/2021, les CDC ont identifié parmi les événements indésirables déclarés au VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) 47 et 19 cas d’anaphylaxie pour environ 10 millions et 7,5 millions de doses de vaccin de Pfizer-BioNTech et Moderna administrées, respectivement, soit une fréquence de survenue de 4,7 et 2,5 par million de vaccinés (à mettre en regard de la fréquence des accidents allergiques graves de 1 pour un million de vaccinés avec l’ensemble des vaccins commercialisés, ou des anaphylaxies à la pénicilline estimées à 1- 5 par 10 000 traitements. Plus de 90 % des événements ont concerné des femmes et un tiers environ avaient un antécédent d’anaphylaxie. Le délai médian entre l’injection du vaccin et la survenue des symptômes était 10 minutes (Shimabukuro TT, Cole M, Su JR. 2020). Les premières données de pharmacovigilance française font état de 4 cas d’anaphylaxie grave pour environ 950 000 doses. Les données accumulées sont donc rassurantes et le rapport bénéfice/risque est très nettement en faveur de la vaccination pour les populations chez lesquelles elle est recommandée. Il faut rappeler que le taux de létalité de l’infection à SARS- CoV-2 est estimé à 0,5-1,4 %, et dépasse 10 % après 70 ans (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021).

  • Antécédents d’allergie avec un vaccin à ARN

La vaccination est contre-indiquée aux personnes ayant des antécédents d’hypersensibilité à l’un des composants du vaccin, en particulier au PEG, ou qui ont un antécédent d’allergie au polysorbate (risque d’allergie croisée avec le PEG contenu dans le vaccin). Le PEG est le constituant du macrogol et est présent dans différents médicaments. On peut également le trouver dans l’enrobage de nombreux traitements (antibiotiques et AINS en particulier) ; dans la situation d’une réaction à ces traitements, l’allergène est exceptionnellement le PEG. Au vu des données rassurantes depuis le lancement de la campagne à l’échelle mondiale, la Fédération française d’allergologie a recommandé que les antécédents d’allergie ou d’anaphylaxie ne constituent pas une contre-indication systématique à cette vaccination (Société Française d’Allergologie, 2021). 

La conduite à tenir devrait tenir compte de la description de l’allergie, de la substance en cause ou potentiellement en cause et des conclusions d’un éventuel bilan allergologique : – Anaphylaxie prouvée au PEG ou au polysorbate : pas de vaccination ; – Antécédent d’anaphylaxie à un traitement contenant du PEG ou du polysorbate, et bilan allergologique d’imputabilité non fait : vaccination différée en attendant le bilan allergologique, sauf vaccination particulièrement nécessaire ; – Antécédent de réaction immédiate sans signe de gravité à un médicament ou une autre substance dont l’enrobage contient du polysorbate (par exemple urticaire isolée ou œdème du visage sans œdème laryngé après une prise de Ciflox®,)

: vaccination puis surveillance prolongée (30 minutes) ; – Antécédent de réaction d’allure allergique tardive (survenant au-delà de deux heures) au PEG ou au polysorbate, ou à une autre substance : vaccination et surveillance « standard » (15 minutes) ; – Antécédent d’anaphylaxie à un médicament connu avec identification de l’allergène (différent du PEG ou du polysorbate) après bilan allergologique : vaccination puis surveillance prolongée (30 minutes).

En pratique, l’administration d’un vaccin à ARNm doit avoir lieu dans une structure capable de  prendre en charge une réaction d’hypersensibilité immédiate grave. Toutes les personnes vaccinées doivent être observées pendant 15 minutes (ou plus selon les antécédents). En cas de réaction allergique grave ou immédiate après la 1ère dose du vaccin, la seconde est contre- indiquée (Société Française d’Allergologie 2021).

  • Les femmes enceintes et le vaccin anti-Covid-19 à ARN ou le vaccin d’AstraZeneca

Les vaccins à ARNm et le vaccin d’AstraZeneca contre la Covid-19 étant dépourvus de pouvoir infectieux, il n’y a pas lieu de craindre une infection maternelle ou fœto-embryonnaire liée au vaccin lors d’une injection en cours de grossesse. Par ailleurs, les premières études de tératogénicité chez l’animal montrent l’absence d’effet sur le développement embryonnaire et fœtal et l’absence d’effet sur la reproduction (études non finalisées pour le vaccin d’AstraZeneca). Dans les essais cliniques des vaccins à ARN de Pfizer-BioNTech et Moderna, les femmes enceintes étant exclues mais 23 et 13 grossesses ont eu lieu respectivement, autant dans le groupe des participants vaccinés que dans le groupe recevant le placebo. Aucun événement indésirable n’est survenu chez les femmes enceintes. 

Compte tenu des données disponibles, le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT) en France et l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) considèrent que la vaccination  par les vaccins à ARNm est possible en cours de grossesse, a fortiori s’il existe des facteurs de  risque exposant la femme enceinte à une forme sévère de la maladie. La personne doit être informée des bénéfices attendus et des risques (de réactogénicité) (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes, 2020). De principe et dans la mesure du possible, il est préférable de vacciner après 10 semaines d’aménorrhée. Si une femme enceinte a mal toléré sa première dose de vaccin, quel que soit le vaccin, il est conseillé de différer la deuxième dose après la fin de la grossesse, en concertation avec son médecin ou sa sage-femme. Si une première dose a été administrée alors que la grossesse était encore méconnue, il n’existe aucun élément inquiétant à ce jour pour la mère et pour l’enfant à naitre, quel que soit le vaccin. Si la première dose a été bien tolérée, le schéma vaccinal peut être normalement poursuivi. Enfin, Il n’y a aucun délai à respecter entre une vaccination contre la Covid-19 et le début d’une grossesse (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes, 2020).

  • Les personnes atteintes de maladie auto-immune et un vaccin anti-covid-19 a ARN ou un vaccin vectorisé viral

Ces vaccins stimulent le système immunitaire inné en interagissant avec les Toll like receptors, induisant un « signal d’alerte » et l’expression de certaines cytokines. Les cytokines et les interférons pro-inflammatoires ainsi présents dans l’environnement sont propices au recrutement et à l’activation adéquate des cellules immunitaires, et à l’acquisition de la mémoire immunitaire. Il existe une hypothèse selon laquelle cette réponse inflammatoire pourrait être délétère chez certains individus ayant un terrain les prédisposant aux réactions inflammatoires, voire aux maladies auto-immunes ; à ce jour, ce risque n’est que théorique et cela n’a jamais été observé avec aucun vaccin. L’ARN des vaccins de Pfizer-BioNTech est composé de nucléotides légèrement différents des nucléotides naturels (pseudo-uridines) afin d’atténuer ce phénomène, pour qu’il n’aboutisse pas à la destruction de l’ARN avant qu’il n’ait eu le temps d’être traduit en protéine. La société CureVac a quant à elle choisi de ne pas modifier les nucléotides. Dans l’essai clinique de phase 2/3 de Pfizer-BioNTech, un antécédent de maladie dysimmunitaire n’était pas un critère d’exclusion, à la condition qu’elle ne fût pas instable.

Avec un suivi médian de 2 mois après la 2nde dose vaccinale, il n’y a pas eu de signal de poussées de maladie dysimmunitaire (Polack FP, Thomas SJ, Kitchin N, Absalon J, Gurtman A, Lockhart S, et al., 2020). 

La Société Française de Rhumatologie recommande de ne pas attendre que la maladie soit contrôlée pour proposer la vaccination si la personne est éligible (SFR, 2021). Aucun cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB) n’a été signalé à la suite de la vaccination parmi les participants aux essais cliniques des vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna, ou AstraZeneca. Le suivi de pharmacovigilance française n’a fait état d’aucun cas de SGB possiblement lié au vaccin au 22 janvier 2021 (ANSM, 2021).

  • Les personnes immunodéprimées (sous immunosuppresseurs ou autres) peuvent-elles recevoir un vaccin anti-Covid-19 à ARN ou le vaccin d’AstraZeneca ?

Ces situations ne constituent pas une contre-indication à la réalisation d’un vaccin à acide nucléique ou d’un vaccin vectorisé viral non réplicatif (tel que le vaccin d’AstraZeneca) puisqu’ils sont dénués de pouvoir infectieux. Dans certaines situations, il peut être raisonnable de décaler la vaccination chez les individus en poussée de leur maladie auto-immune. La plupart des immunodépressions et des traitements immunosuppresseurs risquent par contre d’impacter négativement l’efficacité des vaccins pour les réponses immunitaires à la fois humorales et cellulaires. La description de Covid-19 chroniques chez des patients souffrant de déficit immunitaire humoral ou recevant un anticorps monoclonal anti-CD20 suggère que la réponse humorale est probablement nécessaire au contrôle de l’infection virale. On peut craindre que ces patients acquièrent une immunité acquise post-vaccinale insuffisante. Des essais cliniques et des études de cohorte sont en cours ou à venir afin de mieux préciser l’immunogénicité et la  tolérance des vaccins disponibles en France dans ces catégories de personnes à risque d’une moindre réponse immunitaire, y compris chez les personnes très âgées. Plusieurs Sociétés savantes ont émis des recommandations concernant l’indication et les modalités de vaccination des patients concernés, par exemple la Société Française de Rhumatologie et l’Institut National du Cancer (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021)..

  • Vacciner les enfants

Les vaccins de Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca n’ont pas été évalués en population pédiatrique (mis à part chez les adolescents de 16-18 ans pour Pfizer-BioNTech). La vaccination n’est donc pas indiquée dans cette population. Cependant, un petit nombre d’enfants présentant des facteurs de risques d’infections graves voire mortelles (déficit congénital en interféron, greffés…) pourrait bénéficier dans les prochaines semaines ou mois de dérogation (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Français 2021).

APPROCHE PRATIQUE

CHAPITRE III. PRESENTATION DU LIEU DE RECHERCHE, MATERIEL ET METHODE

II.1. PRESENTATION LA COMMUNE DE MANIKA 

II.1.1 Situation géographique de La commune de Manika

La commune de Manika partage ses frontières avec :

  • Au nord : le secteur de Luilu dans le territoire de Mutshatsha
  • Au sud : secteur de Lufupa dans le territoire de Mutshatsha
  • A l’Est : la commune de DILALA
  • A l’ouest : le secteur de Luilu 

La commune de Manika est située en République démocratique du Congo dans la province du

Lualaba, ville de Kolwezi. Son bureau est situé au quartier Mununka au N°1 de l’avenue Okito contre Mpolo. La superficie de la commune de Manika est de 59km2

HSITORIQUE

La commune de Manika a été créée par l’ordonnance loi N°17-177 du 23 juillet 1971 au même moment que la ville de Kolwezi, tandis que l’arrêté ministériel N° 0393 du 23 mars 1972 avec une détermination de 8 quartiers, 52cellules, 420 Avenues, 172 Blocs. Hébergeant une population de 350.592 habitants à cette époque l’appellation était de la zone urbaine, dirigé par un commissaire de zone.

La commune de Manika étant une entité administrative décentralisée c’est-à-dire qui a une autorité dotée de la personnalité juridique, elle a comme objectif d’assurer la sécurité de la population et assurer la protection des biens de la population.

DIFFERENTES AUTORITES COMMUNALES DEPUIS LA CREATION

NOMSPERIODE
1DIUR1971
2MULIBWA WANZE1971-1974
3WALUBILE MULUDILWA1974
4KAMIN MANIL A TSHIZOZ 1974 – 1977
5MUTELO ILUNGA1977 à 1978
6KALENGA MUTEMA TSHIKALA1978 à 1979
78KALUMBI NYANGE1979 à 1980
9NANGI UYANGE1980 à 1985
10NANGI UYANGE1985 -1988
11KAKUSU MULAPU1988 – 1989
12 MWENGO MANEYA 1989 – 1992
13MULAPA TSHIKOMB1992 – 1996
14MULENGA KAFUTSHI Monique1996 –  1999
15MUTELO ILUNGA 1999 – 2001
16RONINSON MBAYO IROJA MWANA2001 – 2005
17CIME JINGA Charlotte2005 – 2008
18MAHULA KAFIOTO Franck2008 à nos jours

III.2. METHODOLOGIE

Type d’étude

Il s’agit d’une étude descriptive transversale. Elle a été menée auprès des ménages de la commune de MANIKA. La technique d’interview nous a aidés à récolter les données dans la communauté.

Echantillonnage – Unités statistiques

La population d’étude a été constituée des habitants de la ville de Kolwezi, dans la commune de Manika, 4 quartiers ont été sélectionnés au hasard et nous avons enquêté plus spécifiquement les chefs de ménages ou leurs représentants.

Estimation de la taille de l’échantillon

La taille de l’échantillon a été calculée en utilisant la formule suivante :

p= prévalence de la maladie dans la population. Une étude menée à Kinshasa a révélé une prévalence de 16,6% de la maladie à coronavirus dans la communauté et nous avons arrondi par excès en prenant 17%.

q=1-p=0,17 za2 : coefficient de confiance à 95% pour un test bilatéral: 1,96 d : degré de précision : 0,05

En appliquant ces paramètres, la taille minimale de l’échantillon a été estimée à 217 personnes à interviewer. Après majoration de 15% pour tenir compte des non réponses, la taille minimale de l’échantillon a été fixée à 62 personnes à enquêter par Quartier, soit au total 250 personnes ont été interrogées au cours de cette enquête.

Technique d’échantillonnage

Nous avons utilisé l’échantillonnage probabiliste en grappe. Au premier dégrée nous avons pris 4 quartiers qui ont constitué les grappes et au second degré, la sélection des ménages à l’intérieur de chaque grappe.

Liste des variables

Les variables suivantes étaient collectées :

Les caractéristiques sociodémographiques des répondants

Les caractéristiques sociodémographiques des répondants parmi lesquelles les variables d’intérêt suivants ont été collectées : le sexe, l’âge, le statut marital, la religion, le niveau d’instruction. 

Les connaissances des répondants sur le COVID 19:

Le niveau des connaissances a été évalué par un questionnaire en utilisant des questions, à savoir

: le fait d’avoir déjà entendu parler de la COVID 19 ; la connaissance des moyens de transmission de la COVID 19 ; la connaissance des symptômes de la COVID 19 ; 

Perception du risque et attitudes face aux mesures de prévention prises par le gouvernement.

Des questions ont été utilisées pour mesurer la perception du risque de contracter la COVID 19 : le risque de contracter la maladie ; la peur de contracter la maladie. Quant aux attitudes, deux questions ont été posées pour mesurer le niveau de stigmatisation face à la COVID-19, les pratiques de prévention les inquiétudes face à la vaccination et l’état vaccinal et les raisons du refus du vaccin contre la covid-19.

Technique de collecte des données

Les données ont été collectées par interview structurée face à face avec les chefs de ménage ou leurs conjoints à l’aide d’un questionnaire qui a été préalablement pré-testé.

Traitement et analyse des données

Les données ont été transférées sur IBM SPSS 23 pour leur traitement et analyses. Considérations éthiques

Avant l’administration du questionnaire, chaque enquêteur sollicitait un consentement éclairé de la personne à enquêter après une brève explication des objectifs de l’étude. Tous les sujets sélectionnés ont reçu l’information que la participation à l’étude était volontaire, qu’ils pourraient interrompre l’entretien à n’importe quel moment et qu’ils n’étaient pas obligés de répondre à toutes les questions.

La confidentialité du répondant a été garantie car aucune information personnelle pouvant lier le répondant à ses données n’a été collectée. Il n’y a eu aucun bénéfice direct lié à la participation à l’étude mais les résultats de l’étude permettront au gouvernement de la RDC de mettre en place des interventions basées sur les évidences scientifiques en vue d’améliorer les mesures de lutte contre la COVID-19.

CHAPITRE IV. RESENTATION DES RESULTATS

Dans l’ensemble, 8,4% des répondants ont déclaré n’avoir reçu aucune instruction, contre 10% qui ont fait des études primaires, 50,8%% qui ont fait des études secondaires et 30,8% qui ont fait les études universitaires.

Fig.1. Répartition selon le niveau d’étude des enquêtés

Tableau 1. Répartition des enquêtés selon la résidence

QUARTIERFréquencePourcentage
 KAYEKE6224,8
 MUNUNKA6325,2
 MUTOSHI6224,8
 MOISE TSHOMBE6325,2
 Total250100,0

A la lecture de ce tableau chaque quartier a un quart de représentation dans notre étude.

57,6% de nos enquêtes sont de sexe féminin contre 42,4% de sexe masculin

Fig.2. Répartition des enquêtés selon le sexe

Tableau 2. Distribution des enquêtés selon l’âge en Année (Regroupé)

Age de l’enquêté en Année    Fréquence       Pourcentage

  < 20     9          3,6

20 – 39      143      57,2

40 – 59      86        34,4

60+      12        4,8

Total          250      100,0

Plus de la moitié de nos enquêtés soit 57,2% avaient un âge variant entre 20 et 30ans, 3,6% avaient un âge inferieur à 20ans et 4,8 étaient âgé de plus de 60ans. L’âge moyen est de 34,5 ans, l’écart type de 11,283, avec un minimum de 17 ans et un maximum de 67 ans.

Tableau 3. Répartition des répondants selon la conviction Religieuse 

Conviction Religieuse            Fréquence       Pourcentage

 Catholique7429,6
 Protestante10843,2
 Kimbanguiste218,4
 Musulmane72,8
 Animiste ou religion africaine des ancêtres72,8
 Aucune72,8
 Pentecôtiste2610,4
 Total250100,0

43,2% de nos enquêtés sont protestant, les catholiques représente 29,6%, Les pentecôtiste 10,4%,

Les musulmans, les animistes et ceux qui n’ont aucune religion représentent respectivement 2,8%.

Tableau 4. Répartition des répondants selon leurs connaissances sur la covid-19

Entendu parler de la covid-19           Fréquence       Pourcentage 

Oui      246      98,4

Non     4          1,6

Total    250      100,0

Au vu de ce tableau 98,4% de nos enquêtés disent avoir déjà entendu parler de la covid-19 contre 1,6% qui n’ont jamais entendu parler.

Tableau 5. Répartition des répondants selon les Source d’information

Source d’informationFréquencePourcentage
            Eglise3715,0
Radio et télévision16065,0
Amis et connaissances4016,3
Personnel de santé93,7
Total246100,0

A la lecture de ce tableau la source d’information la plus citée est la radio et télévision dans 65,0% de cas. L’Eglise a été citée dans 15% de cas et le professionnel de santé a été une source d’information dans 3,6% de cas. Et enfin 16,3% de nos enquêtés ont entendu parler de la covid19 chez leurs amis et connaissances.

Tableau 6. Répartition des répondants selon leurs informations sur la covid-19

Trop d’informationFréquence 217 29 246Pourcentage  88,2 11,8 100,086 , 8 %% de nos enqu
 Oui Non Total

êtés

disent qu’il y a trop d’informations sur la covid-19 contre 11,6% qui affirment le contraire.

Tableau 7. Répartition des répondants selon leurs Connaissances sur l’origine covid-19

Origine     Fréquence       Pourcentage 

 Bactérien6727,2
 Viral8032,5
 Surnaturel3012,2
 Inventé par l’homme6928,0
 Total246100,0

Au vu de ce tableau, 32,5% de nos enquêtés disent que la covid-19 est d’origine virale, contre

28% qui disent qu’elle a été inventée par l’homme. 27,2% de nos enquêtés disent que la covid-19 est d’origine bactérienne et enfin pour 30 enquêtés ou 12,2% qui estiment que la maladie est surnaturelle. 

Tableau 8. Répartition des répondants selon leurs Connaissances des modes de transmission de la Covid-19

modes de transmission de la Covid-19         Fréquence       Pourcentage 

 Les gouttelettes respiratoires et un contact étroit14458,5
 Les gouttelettes respiratoires et l’eau145,7
 Les gouttelettes respiratoires et aliments228,9
 je ne sais pas6626,8
 Total246100,0

Plus de la moitié de nos enquêtés (58,5%) citent les gouttelettes respiratoires et un contact étroit comme mode de transmission, 26,8 de nos enquêtés ne connaissent pas le mode de transmission et 8,8% disent qu’elle se transmet par les gouttelettes respiratoires et les aliments.

Tableau 9. Connaissance de la durée d’incubation de la covid-19 selon les enquêtés

Durée d’incubation de la covid-19FréquencePourcentage 
 1 à 14jours8936,2
 3 à 7jours4417,9
 Plus de 14jours104,1
 Je ne sais pas10341,9
 Total246100,0

Dans l’ensemble 41,9% de nos enquêtés ne connaissent pas la durée d’incubation de la covid-19,  36,2% de nos enquêtés disent que la durée d’incubation est de 1 à 14jours, et ceux qui disent que la durée d’incubation est de 3à 7jours représentent 17,9%, et pour le 4,1% elle est de plus de

14jours.            

Tableau 10. Connaissances des répondants sur les personnes susceptibles de contracter la covid-19

Personnes susceptibles de contracter la covid-FréquencePourcentage
19 
 Les vieux6024,4
 Tout le monde9639,0
 Jeunes adultes218,5
 les personnes atteintes d’autres maladies2510,2
 Les riches et les occidentaux4417,9
 Total246100,0

Pour 39% de nos enquêtés  tout le monde est susceptible de contracter la maladie, et pour 17,9% disent que c’est une maladie des riches et les occidentaux. 

Et pour le 24,4% c’est sont les vieux qui sont susceptibles de contracter la maladie.

Tableau 11. Répartition des répondants selon leurs connaissances sur les principales manifestations cliniques

Manifestation cliniqueFréquencePourcentage valide
 Fièvre et toux sèche13956,5
 Fatigue218,5
 Nez bouché et qui coule208,1
 Maux de gorge et myalgie72,8
 La diarrhée52,0
 Je ne sais pas5422,0
 Total246100,0

Plus de la moitié de nos enquêté soit 56,5% ont cité la fièvre et toux comme manifestation clinique de la maladie, le maux de gorge et myalgie a été cité dans 2,8% de cas, et 22% de nos enquêtés ne connaisse pas les manifestations cliniques de la covid-19.

Tableau 12. Répartition des répondants selon leurs peurs de la transmission inter humaine

peur de la transmission inter humaineFréquencePourcentage valide
            Oui11345,9
Non12048,8
Je m’en fiche135,3
Total246100,0

120 enquêtés soit 48,8% disent n’avoir pas peur de la transmission interhumaine contre 45,9% qui disent avoir peur, et le 5,3% s’en fiche complétement.

Tableau 13. Répartition des répondants selon la perception de la Gravité de la covid-19

Gravité de la covid-19FréquencePourcentage
            Oui13655,3
Non9237,4
Je ne sais187,3
Total246100,0

Pour 54,3% de nos enquêtés la covid-19 est grave et pour 37,4% la maladie n’est pas grave. 7,3% ne savent pas si la maladie est grave ou pas.

Tableau 14. Répartition des répondants selon leurs Espoirs que l’épidémie s’arrête

Espoir que l’épidémie s’arrêteFréquencePourcentage valide
            Oui16667,5
Non8032,5
Total246100,0

La majorité de nos enquêtés soit 66,4% espèrent que la pandémie va s’arrêter contre 32,5% qui n’en espère pas.

Tableau 15. Répartition des répondants selon l’Impact de la covid-19 sur les études des enfants

Impacte des études    Fréquence       Pourcentage 

            Oui      207      84,1

Non      39        15,9

Total     246      100,0

Plus de la majorité de nos enquêtés disent que les études de leurs enfants été impactés par la covid-19, contre 15,9% qui n’ont pas vu les études de leurs enfants être impactées par la pandémie.

Tableau 16. Répartition des répondants selon leurs Attitudes en cas de toux sèche et fièvre

si fièvre et toux sècheFréquencePourcentage valide
 Aller à l’hôpital 5924
 rester à la maison 17169,5
 Je ne sais quoi faire166,5
 Total246100,0

En cas de fièvre ou d’une toux sèche plus de la moitié de nos enquêtés soit 69,5% disent qu’ils vont rester à la maison, 24% iront à l’hôpital et 6,5% ne sauront quoi faire.

Tableau 17. Répartition des répondants selon leurs Peur de contracter la covid-19

peur de contracter FréquencePourcentage 
 Oui16868,3
 Non7831,7
 Total246100,0

68,3% de nos enquêtés ont peur de contracter la covid-19 contre 3,7% qui n’ont pas peur.

Tableau 18. Répartition des répondants selon leurs Attitude lors d’un contact étroit avec un cas confirmé

contact étroit avec un cas confirméFréquencePourcentage 
 rapport à la communauté et Séjour à la maison en quarantaine12149,2
 Même chose comme auparavant4417,9
 Panique ne saura quoi faire7530,5
 Rien62,4
 Total246100,0

,2% de nos enquêtés vont rester séjourner à la maison en quarantaine en cas d’un contact étroit avec un cas confirmé, pour 30,5% ils seront paniqués et ne sauront quoi faire, 17,9% feront la même chose comme auparavant et 2,4% ne vont rien faire.

Tableau 19. Attitude face à la rencontre avec une personne guérie de la covid-19

Attitude face à la rencontre avec une personne guérie de la covid-19FréquencePourcentage valide
 Je vais la rencontrer et lui montrer plus de bonté8333,7
Je vais la rencontrer7530,5
Je vais trouver une excuse pour rester loin d’elle8835,8
Total246100,0

Plus d’un tiers de nos enquêtés soit 35,8% disent qu’ils vont trouver des excuses pour rester loin de la personne guérie de la covid-19, 30,5% disent qu’ils peuvent la rencontrer et pour les autres 33,7%qui disent qu’ils vont la rencontrer et lui montrer plus de bonté.

Tableau 20. Répartition selon la connaissance sur un vaccin contre la covid-19

connaissance sur le vaccin contre laFréquencePourcentage
covid-19 
 Oui16165,4
 Non2711,0
 Je ne sais pas5823,6
 Total246100,0

,4% de nos enquêtés connaissent qu’il y a déjà un vaccin contre la covid-19 contre 34,6% qui disent ne pas savoir.

Tableau 21. Répartition des enquêtes selon l’acceptation du vaccin anti covid-19

Acceptation de la vaccination           Fréquence       Pourcentage 

            Non     161      65,4

Oui           58        23,6

Je ne sais pas        27        11,0

Total         246      100,0

Le taux d’acceptation du vaccin est de 23,6%, la majorité soit 65,4% dit non à la vaccination.

Tableau 22. Répartition des répondants selon les inquiétudes sur le vaccin

inquiétudes face au vaccin anti-FréquencePourcentage 
covid-19  
 Oui10944,3
 Non13755,7
 Total246100,0

,7% de nos enquêtés ont des inquiétudes face au vaccin.

Tableau 23. Répartition des types d’inquiétudes des enquêtés concernant le vaccin  

Inquiétude      Fréquence       Pourcentage 

 Poison pour tuer les africains3532,1
 je n’ai pas confiance3229,4
 Pour    rien,     juste    un pressentiment98,3
 Le vaccin tue3330,2
 Total109100,0

De 109 personnes enquêtés qui avaient des inquiétudes face au vaccin 32,1% parlent que le vaccin est un poison pour les africains, 30,2% pensent que le vaccin tue et pour le 29,4%, c’est juste qu’ils n’ont pas confiance dans le vaccin.

Tableau 24. Répartition des enquêtés selon le statut vaccinal 

Vacciner FréquencePourcentage 
 Oui249,8
 Non22290,2
 Total246100,0

,8% de nos enquêtées disent avoir déjà été vacciné contre la covid-19. Contre 90,2% qui ne sont pas vacciner.

Tableau 25. Distribution des répondants selon les raisons de non vaccination

Raisons           Fréquence       Pourcentage 

 Je n’ai pas confiance dans le vaccin14665,8
 La maladie n’existe pas4821,6
 Pour rien2712,2
 Peur de Mourir10,4
 Total222100,0

65,8% soit plus de la moitié de nos enquêtés qui n’ont pas juste confiance dans le vaccin, 21,6% disent que la maladie n’existe pas, 0,4% ont peur de mourir et 12,2% disent n’avoir pas de raison. 

Tableau 26. Mesures de prévention utilisées par les enquêtés

Mesures de prévention utiliséesFréquencePourcentage 
 La distanciation sociale16566
 Le port de masque20180,4
 Je reste chez mois12148,4
 Je me lave les mains11746,8
 Je ne fais rien3715,0

Le port de  masque est la mesure la plus utilisée dans 80,4% de cas, suivi de la distanciation sociale dans 66% de cas, 48,4% reste chez soi et 46,8% se lavent les mains.

Tableau 27. Répartition selon le Sexe de l’enquêté  versus vaccination Tableau croisé

   vacciner Total
OuiNon
Sexe de l’enquêtéMasculinEffectif1690106
% du total6,5%36,6%43,1%
FémininEffectif % du total8132140
3,3%53,7%56,9%
Total Effectif % du total24222246
9,8%90,2%100,0%

Au regard de ce tableau nous voyons que 43, 1% de nos enquêtés étaient de sexe féminin contre 56,9% des personnes de sexe masculin. 9,8% des personnes vaccinées et de ce pourcentage 6,5% sont de sexe masculin et 3,3% de sexe féminin.

Tableau 28. Répartition selon Sexe de l’enquêté versus inquiétude sur le vaccin Tableau croisé

   inquiétude sur le vaccinTotal
OuiNon
Sexe de l’enquêtéMasculinEffectif3175 30,5%106
% du total12,6%43,1%
FémininEffectif7862 25,2%140
% du total31,7%56,9%
Total Effectif109137 55,7%246
% du total44,3%100,0%

44,3% de nos enquêtés avaient des inquiétudes face au vaccin contre 55,7% qui n’en avaient pas, de ces 44,3%, 41,7% sont les personnes de sexe masculin contre 12,6% de sexe masculin.

Tableau 29. Répartition selon Sexe de l’enquêté versus Origine de la covid-10

Tableau croisé

   Origine de la covid-10   Total
BactérienViralSurnaturelInventé l’hommepar
Sexe de l’enquêtéMasculinEffectif30201442 106
% du total12,2%8,1%5,7%17,1% 43,1%
FémininEffectif37601627 140
% du total15,0%24,4%6,5%11,0% 56,9%
Total Effectif67803069 246
% du total27,2%32,5%12,2%28,0% 100,0%

Ce tableau nous révèle que seuls 32,5% de nos enquêtés avaient une bonne connaissance de l’origine de la covid-19 et de ces 32,5%, 24,4% soit la majorité sont de sexe féminin contre 8,1% de sexe masculin.

Tableau 29. Répartition selon statut matrimonial de l’enquêté versus vacciner Tableau croisé

   Vacciner Total
OuiNon
statut matrimonial l’enquetéde CelibataireEffectif695101
% du total2,4%38,6%41,1%
Marié(e)Effectif % du total137992
5,3%32,1%37,4%
Divorcé(e)Effectif51722
% du total2,0%6,9%8,9%
Veuf(ve)Effectif03131
% du total0,0%12,6%12,6%
Total Effectif24222246
% du total9,8%90,2%100,0%

Au vu de ce tableau, 9,8% de nos enquêtés étaient vaccinés contre 90,2% de non vacciner, et de ces 9,8% , 5,3% étaient mariés, 2,4% célibataires.

Tableau 30. Répartition selon Statut matrimonial de l’enquêté versus inquiétude sur le vaccin

Tableau croisé

   inquiétude sur le vaccinTotal
OuiNon
statut matrimonial l’enquêtéde CelibataireEffectif5942101
% du total24,0%17,1%41,1%
Marié(e)Effectif395392
% du total15,9%21,5%37,4%
Divorcé(e)Effectif02222
% du total0,0%8,9%8,9%
Veuf (ve)Effectif112031
% du total4,5%8,1%12,6%
Total Effectif109137246
% du total44,3%55,7%100,0%

44,3% avaient des inquiétudes face aux vaccins, de ces 44,3%, 24% soit plus de la moitié étaient célibataires, 15,9% des mariés et 4,5% des célibataires.

Tableau 31. Répartition selon Statut matrimonial de l’enquêté versus Origine de la covid-19

            Origine de la covid-19           Total

   Bacterien Viral Surnaturel Inventé par l’homme  
statut matrimonial de l’enquêté Célibataire Effectif 42 36 16 101 
% du total 17,1% 14,6% 2,8% 6,5% 41,1% 
Marié(e) Effectif 10 43 33 92 
% du total 4,1% 17,5% 2,4% 13,4% 37,4% 
Divorcé(e) Effectif 15 22 
% du total 6,1% 0,0% 2,8% 0,0% 8,9% 
Veuf(ve) Effectif 10 20 31 
% du total 0,0% 0,4% 4,1% 8,1% 12,6% 
Total  Effectif 67 80 30 69 246 

% du total       27,2%             32,5%             12,2%             28,0%             100,0% 

PERCEPTION COMMUNAUTAIRE SUR LA PANDEMIE A COVID-19 et la vaccination y relative. PAR KANDAKA

MUNUNGA SERAPHIN. Mémoire de licence      Page 75
Ce tableau révèle que 32,5% de nos enquêtés avaient une bonne connaissance de l’origine de la COVID-19, de ce pourcentage, 14,6% étaient célibataires, 17,5% étaient mariés. Et ce qui veut dire 67,5% n’avaient pas une bonne connaissance de l’origine de la COVID-

19 et de ces 67,7%, 26,5% sont célibataires et 19,9% des mariées

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Tableau 32. Répartition selon Religion de l’enquêté versus vacciner Tableau croisé

  Vacciner Total
OuiNon
Religion de l’enquetéCatholiqueEffectif % du total106474
4,1%26,0%30,1%
ProtestanteEffectif995104
% du total3,7%38,6%42,3%
KimbanguisteEffectif51621
% du total2,0%6,5%8,5%
MusulmaneEffectif077
% du total0,0%2,8%2,8%
Animiste ou religion africaine Effectif077
des ancetres% du total0,0%2,8%2,8%
AucuneEffectif077
% du total0,0%2,8%2,8%
PentecotisteEffectif02626
% du total0,0%10,6%10,6%
Total Effectif24222246
% du total9,8%90,2%100,0%

Ce tableau nous révèle que 9,8% de nos enquêtés étaient vacciner et de ce 9,8%, 4,1% sont catholique, 3,7% étaient protestant et 2% des kimbanguistes, aucun animiste.

PERCEPTION COMMUNAUTAIRE SUR LA PANDEMIE A COVID-19 et la vaccination y relative. PAR KANDAKA MUNUNGA SERAPHIN. Mémoire de licence       Page 77 Tableau 333. Répartition selon la Religion de l’enquêté versus inquiétude sur le vaccin

  inquiétude sur le vaccinTotal
OuiNon
Religion de l’enquêtéCatholiqueEffectif % du total334174
13,4%16,7%30,1%
ProtestanteEffectif % du total5153104 42,3%
20,7%21,5%
KimbanguisteEffectif % du total111021
4,5%4,1%8,5%
MusulmaneEffectif % du total077
0,0%2,8%2,8%
Animiste ou religion africaine des ancêtresEffectif % du total077
0,0%2,8%2,8%
AucuneEffectif % du total707
2,8%0,0%2,8%
PentecôtisteEffectif % du total71926
2,8%7,7%10,6%
Total Effectif % du total109137246
44,3%55,7%100,0%

44,3% de nos enquêtés avaient des inquiétudes face au vaccin, Tous ceux qui n’avaient pas de religion avaient des inquiétudes faces aux vaccins, 13,4% étaient catholiques, 20,7% étaient protestant et 4,5% des kimbanguistes.

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Tableau 34. Répartition selon la Religion de l’enquêté versus Origine de la covid-10

  Origine de la covid-10  Total
BacterienViralSurnaturelInventé par l’homme
Religion l’enquetéde CatholiqueEffectif33016 2574
% du total13,4%0,0%6,5% 10,2%30,1%
ProtestanteEffectif22490 33104
% du total8,9%19,9%0,0% 13,4%42,3%
KimbanguisteEffectif550 1121
% du total2,0%2,0%0,0% 4,5%8,5%
MusulmaneEffectif700 07
% du total2,8%0,0%0,0% 0,0%2,8%
Animiste ou religion Effectif007 07
africaine des ancêtres % du total0,0%0,0%2,8% 0,0%2,8%
AucuneEffectif007 07
% du total0,0%0,0%2,8% 0,0%2,8%
PentecôtisteEffectif0260 026
% du total0,0%10,6%0,0% 0,0%10,6%
Total Effectif678030 69246
% du total27,2%32,5%12,2% 28,0%100,0%

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MUNUNGA SERAPHIN. Mémoire de licence      Page 79 32,5% de nos enquêtés avaient une bonne connaissance de l’origine de la maladie, 13,4% étaient catholiques et 8,9% des kimbanguistes, en lisant très bien le tableau nous constatons que tous les animistes disaient que la maladie est d’origine surnaturelle.

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Tableau 35. Répartition selon le Niveau d’étude de l’enquêté  versus vacciner Tableau croisé

   Vacciner Total
OuiNon
Niveau d’étude de l’enquêtéPrimaireEffectif02525
% du total0,0%10,2%10,2%
SecondaireEffectif % du total5118123
2,0%48,0%50,0%
UniversitaireEffectif195877
% du total7,7%23,6%31,3%
AucunEffectif02121
% du total0,0%8,5%8,5%
Total Effectif24222246
% du total9,8%90,2%100,0%

9,8% de nos enquêtés étaient vacciné et de ces 9,8%, 7,7% avaient un niveau d’étude universitaire et 2% avec un niveau d’étude secondaire. Tous ceux qui aveint un niveau d’étude primaire et ceux qui n’avaient aucun niveau n’étaient pas vacciner.

PERCEPTION COMMUNAUTAIRE SUR LA PANDEMIE A COVID-19 et la vaccination y relative. PAR KANDAKA MUNUNGA SERAPHIN. Mémoire de licence           Page 81 Tableau 36. Répartition selon le Niveau d’étude de l’enquêté versus inquiétude sur le vaccin Tableau croisé

   inquiétude sur le vaccinTotal
OuiNon
Niveau d’étude de l’enquêtéPrimaireEffectif111425
% du total4,5%5,7%10,2%
SecondaireEffectif % du total4380123
17,5%32,5%50,0%
UniversitaireEffectif552277
% du total22,4%8,9%31,3%
AucunEffectif02121
% du total0,0%8,5%8,5%
Total Effectif109137246
% du total44,3%55,7%100,0%

55,7% de nos enquêtés n’avaient pas d’inquiétude sur le vaccin et de ce groupe, 32,5% aveint un niveau d’étude secondaire, 8,9% d’universitaires.

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Tableau 37. Répartition selon Niveau d’étude de l’enquêté versus Origine de la covid-19 Tableau croisé

    Origine de la covid-10  Total
BacterienViralSurnaturelInventé l’hommepar
Niveau l’enquetéd’etudede PrimaireEffectif51550 25
% du total2,0%6,1%2,0%0,0% 10,2%
SecondaireEffectif46331727 123
% du total18,7%13,4%6,9%11,0% 50,0%
UniversitaireEffectif1632227 77
% du total6,5%13,0%0,8%11,0% 31,3%
AucunEffectif00615 21
% du total0,0%0,0%2,4%6,1% 8,5%
Total  Effectif67803069 246
% du total27,2%32,5%12,2%28,0% 100,0%

Au regard de ce tableau tous ceux qui n’avaient aucun niveau d’étude soit 8,5% n’avaient pas une bonne connaissance de l’origine de la covid-19, de ce groupe, 6,1% pense que la maladie a été inventé par l’homme et 2,4% trouvent que c’est une maladie surnaturelle.

De 32,5% ayant une bonne connaissance de l’origine de la maladie, 13,4% avaient un niveau d’étude secondaire, 13% d’universitaire et 6,1% des primaires.

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Tableau 38. Répartition selon Source d’information  versus vacciner Tableau croisé

   Vacciner Total
OuiNon
Source d’informationEgliseEffectif03737
% du total0,0%15,0%15,0%
Radio et télévisionEffectif % du total24136160
9,8%55,3%65,0%
Amis et connaissancesEffectif04040
% du total0,0%16,3%16,3%
Personnel de santéEffectif099
% du total0,0%3,7%3,7%
Total Effectif24222246
% du total9,8%90,2%100,0%

 Ce tableau révèle que tous ceux qui avaient entendu parler de la covid-19 à l’église n’étaient pas vacciner, tous ceux qui étaient vacciner avaient comme source d’information la radio et télévision.

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Tableau 39. Répartition selon Source d’information  versus connaissance de l’Origine de la covid-19 Tableau croisé

   Origine de la covid-19   Total
BactérienViralSurnaturelInventé l’hommepar
Source d’informationEgliseEffectif140167 37
% du total5,7%0,0%6,5%2,8% 15,0%
Radio et télévisionEffectif35571454 160
% du total14,2%23,2%5,7%22,0% 65,0%
Amis et connaissancesEffectif102208 40
% du total4,1%8,9%0,0%3,3% 16,3%
Personnel de santéEffectif % du total8100 9
3,3%0,4%0,0%0,0% 3,7%
Total Effectif67803069 246
% du total27,2%32,5%12,2%28,0% 100,0%

32,5% de nos enquêtés avaient une bonne connaissance et dans ce pourcentage, 23,2% avaient comme source d’information la radio et télévision, 8,9% avaient pour source d’information les amis et connaissances. Tous ceux qui avaient comme source d’information l’église avaient une mauvaise connaissance de l’origine de la covid-19.

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Tableau 40. Répartition selon Age de l’enquêté en Année (Regroupé) versus vaccination Tableau croisé

  Vacciner Total
OuiNon
Age de l’enquêté en Année < 20 (Regroupé) 20 – 39 40 – 59 60+Effectif099
% du total0,0%3,7%3,7%
Effectif19124143
% du total7,7%50,4%58,1%
Effectif58792
% du total2,0%35,4%37,4%
Effectif022
% du total0,0%0,8%0,8%
TotalEffectif24222246
% du total9,8%90,2%100,0%

La majorité de ceux qui étaient vaccinés avaient un Age variant entre 20 et 39ans suivi de ceux dont l’âge varie entre 40 et 59ans.

Tableau 41. Répartition selon l’Age de l’enquêté en Année (Regroupé) versus inquiétude sur le vaccin

Tableau croisé

  inquiétude sur le vaccinTotal
OuiNon
Age de l’enquêté en Année < 20 (Regroupé) 20 – 39 40 – 59 60+Effectif % du total09 3,7%9
0,0%3,7%
Effectif7172 29,3%143
% du total28,9%58,1%
Effectif % du total3656 22,8%92
14,6%37,4%
Effectif20 0,0%2
% du total0,8%0,8%
TotalEffectif109137 55,7%246
% du total44,3%100,0%

Tous ceux qui avaient un Age inferieur à 20ans n’avaient pas d’inquiétude sur le vaccin, et tous ceux qui étaient âgé de plus de 60ans avaient des inquiétudes sur le vaccin.

CHAPITRE V: DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES

 Nous avons choisis au hasard 4 quartiers de la commune de Manika et chacun a  un quart soit 25% de représentation dans notre étude.

57,6% de nos enquêtes sont de sexe féminin contre 42,4% de sexe masculin

L’étude menée à Kinshasa par l’école de santé publique a trouvé que la majorité des répondants étaient de sexe féminin dans 67,8% de cas contre 32,2% pour le sexe masculin (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali, et al., 2021). Cette différence peut être due par la différence de milieu d’étude et la taille de l’échantillon.

Plus de la moitié de nos enquêtés soit 57,2% avaient un âge variant entre 20 et 30ans, 3,6% avaient un âge inferieur à 20ans et 4,8 étaient âgé de plus de 60ans. L’âge moyen est de 34,5 ans, l’écart type de 11,283, avec un minimum de 17 ans et un maximum de 67 ans.

Dans l’ensemble, 8,4% des répondants ont déclaré n’avoir reçu aucune instruction, contre 10% qui ont fait des études primaires, 50,8%% qui ont fait des études secondaires et 30,8% qui ont fait les études universitaires.

Dans notre étude 98,4% de nos enquêtés disent avoir déjà entendu parler de la covid-19 contre

1,6% qui n’ont jamais entendu parler. Ces résultats sont similaires à ceux trouvés par d’autres auteurs, Une étude menée par l’ISTM Lubumbashi a trouvé que la majorité des répondants avaient une bonne connaissance sur le COVID-19. Ceci pourrait être lié en partie à une forte exposition aux informations fournies par les médias, et à la sensibilisation faite par le média depuis l’expansion du virus. La couverture médiatique peut être considérée comme moyen efficace d’atténuer la propagation de la maladie (Ngoyi JM, Kabamba LN, Tambwe PN, Muganza RB, Ngoy JLK, et al.,2020). L’étude menée par l’école de santé publique de l’université de Kinshasa a trouvé que dans l’ensemble 99.6% des personnes interrogées ont déclaré avoir déjà entendu parler de la maladie à coronavirus (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali,et al., 2021).

Les responsables de la RDC devraient envisager d’utiliser les médias locaux d’une manière régulière et permanente pour communiquer des informations et sensibiliser la population au sujet du COVID-19.

La source d’information la plus citée est la radio et télévision dans 65,0% de cas. L’Eglise a été citée dans 15% de cas et le professionnel de santé a été une source d’information dans 3,6% de cas. Et enfin 16,3% de nos enquêtés sont entendu parler de la covid-19 chez leurs amis et connaissances. 

Une étude menée à Kinshasa révèle que La principale source d’information de la population d’étude reste la télévision (52.6%), suivie de la radio (25.1%). Les prestataires des soins et les relais communautaires n’ont été cités respectivement que par 4.2% et 1.1 % des personnes interrogées (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali,et al., 2021).

86,8%% de nos enquêtés disent qu’il y a trop d’informations sur la covid-19 contre 11,6% qui affirment le contraire.. L’OMS révèle que quand les gens ont trop d’informations la population devient méfiante vis-à-vis des autorités et des personnels de santé, et il règne les malentendus sur la maladie et des vaccins, la stigmatisation et discrimination et l’hésitation face aux vaccins (OMS, 2021).

32,5% de nos enquêtés disent que la covid-19 est d’origine virale, contre 28% qui disent qu’elle a été inventée par l’homme. 27,2% de nos enquêtés disent que la covid-19 est d’origine bactérienne et enfin pour 30 enquêtés ou 12,2% qui estiment que la maladie est surnaturelle. Nos résultats se rapprochent à ceux trouvé dans une étude menée au Burkina

Faso ou plus de la moitié (53 %) considère que la Covid-19 n’est pas d’origine virale, mais relève de Dieu ou de causes surnaturelles (29 %) ou qu’il a été inventé par l’homme (12 %) (Jacky Mathonnat, Martine Audibert, Vincent Nossek, 2021).

Plus de la moitié de nos enquêtés (58,5%) citent les gouttelettes respiratoires et un contact étroit comme mode de transmission, 26,8 de nos enquêtés ne connaissent pas le mode de transmission et 8,8% disent qu’elle se transmet par les gouttelettes respiratoires et les aliments

Le contact direct avec les malades (71.4%) et les gouttelettes de salive d’une personne infectée (63.3) ont été les sources de contamination les plus citées dans une étude menée à Kinshasa (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali,et al., 2021). Pour une étude menée par la croix rouge 40% des répondants n’ont pas su répondre correctement quant aux modes de transmission du virus (croix rouge Cameroun, 2020).

Dans l’ensemble 41,9% de nos enquêtés ne connaissent pas la durée d’incubation de la covid19,  36,2% de nos enquêtés disent que la durée d’incubation est de 1 à 14jours, et ceux qui disent que la durée d’incubation est de 3à 7jours représentent 17,9%, et pour le 4,1% elle est de plus de 14jours.

Pour 39% de nos enquêtés  tout le monde est susceptible de contracter la maladie, et pour

17,9% c’est une maladie des riches et les blancs. Et pour le 24,4% c’est sont les vieux qui sont susceptibles de contracter la maladie.  Un rapport d’enquête sur les CAP (Connaissances, attitudes et pratiques) sur le Coronavirus (COVID-19) dans les départements du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga Région de l’Extrême-Nord Cameroun montre que de nombreuses rumeurs circulent sur le fait que le Coronavirus ne touche que les blancs, les riches ou les vieux (croix rouge Cameroun, 2020). L’enquête  de l’UNHCR ET INTERSOS a trouvé à WALIKALE que 25% croient que c’est une maladie qui vient de l’Occident ; 7% estiment que c’est une invention humaine et 5% considèrent qu’il s’agit d’une maladie sans gravité et plutôt satanique ; 5% croit que c’est du satanisme et 5% n’ont rien indiqué (UNHCR ET

INTERSOS, 2020).  Ces perceptions peuvent avoir un impact sur l’utilisation des mesures barrières.

Plus de la moitié de nos enquêté soit 56,5% ont cité la fièvre et toux comme manifestation clinique de la maladie, le maux de gorge et myalgie a été cité dans 2,8% de cas, et 22% de nos enquêtés ne connaisse pas les manifestations cliniques de la covid-19. 22% des personnes interrogées ont déclarés ne pas connaître les symptômes du Coronavirus.  64% des répondants indiquent la toux comme principal symptôme du coronavirus, 45% indiquent la fièvre, 39% les maux de tête. L’étude menée à Kinshasa a trouvé que Quant aux signes, la fièvre a été le signe le plus cité (81,6%) suivie de l’essoufflement (54,0%). La douleur musculaire a été le signe le moins cité soit 14,0% (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali, 2021).

Dans notre étude 120 enquêtés soit 48,8% disent n’avoir pas peur de la transmission interhumaine contre 45,9% qui disent avoir peur, et le 5,3% s’en fiche complétement. 

Pour 54,3% de nos enquêtés la covid-19 est grave et pour 37,4% la maladie n’est pas grave.

7,3% ne savent pas si la maladie est grave ou pas. L’étude mené à Kinshasa par l’école de santé publique révèle que Selon les répondants, cette maladie fait peur (81,4%) et elle est, selon eux, grave (78,1%) mais les personnes qui en sont atteintes peuvent en guérir (88,5%) (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali, et al., 2021). Ces différences de perceptions peuvent être expliquées par le fait que la ville de Kinshasa a enregistré beaucoup des cas par rapport à la ville de Kolwezi et plus le taux de morbidité et élevée plus la population ressent la gravité du problème.

La majorité de nos enquêtés soit 66,4% espèrent que la pandémie va s’arrêter contre 32,5% qui n’en espère pas.

Plus de la majorité de nos enquêtés disent que les études de leurs enfants été impactés par la covid-19, contre 15,9% qui n’ont pas vu les études de leurs enfants être impactées par la pandémie.

L’étude sur l’impact de la covid-19 sur les familles haitiennes conclu en disant que Pendant la pandémie, les écoles ont été fermées. Des plans d’éducation alternatifs ont été mis en place pour l’apprentissage virtuel, et dans la plupart des cas, cet apprentissage n’a fait que souligner la distance entre l’enseignant et l’élève. L’enseignement à distance était pratiquement impossible en Haïti en raison de problèmes technologiques et d’accès à Internet. Les implications de ces perturbations, en particulier pour les écoliers urbains qui ont passé la plus grande partie de l’année scolaire 2019-2020 à la maison, restent à voir. Toutefois, nous pouvons prévoir que ces perturbations auront de graves conséquences à long terme sur le développement de la scolarité et de la personne même des élèves haïtiens (Institut Interuniversitaire de Recherche et de Développement, 2020).

En cas de fièvre ou d’une toux sèche plus de la moitié de nos enquêtés soit 69,5% disent qu’ils vont rester à la maison, 24% iront à l’hôpital et 6,5% ne sauront quoi faire.  

68,3% de nos enquêtés ont peur de contracter la covid-19 contre 3,7% qui n’ont pas peur.

49,2% de nos enquêtés vont rester séjourner à la maison en quarantaine en cas d’un contact étroit avec un cas confirmé, pour 30,5% ils seront paniqués et ne sauront quoi faire, 17,9% feront la même chose comme auparavant et 2,4% ne vont rien faire.

Plus d’un tiers de nos enquêtés soit 35,8% disent qu’ils vont trouver des excuses pour rester loin de la personne guérie de la covid-19, 30,5% disent qu’ils peuvent la rencontrer et pour les autres 33,7%qui disent qu’ils vont la rencontrer et lui montrer plus de bonté.

Nos résultats corroborent avec ceux trouvé dans une enquête auprès des ménages centrafricains sur leurs perceptions de la COVID-19 qui révèle que certaines personnes ayant été malades de la COVID-19 ont dit avoir été victimes de stigmatisation de la part de leurs communautés (Guillaume Pocard, Marie-Françoise Sitnam, 2021). L’étude menée à Kinshasa par l’école de santé publique a trouvé que  la majorité des répondants ont déclaré qu’ils accepteraient de fréquenter une personne atteinte de COVID 19, déclarée guérie, en respectant les gestes barrières (81,3%) (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali et al., 2021).

65,4% de nos enquêtés connaissent qu’il y a déjà un vaccin contre la covid-19 contre 34,6% qui disent ne pas savoir. Le taux d’acceptation du vaccin est de 23,6%, la majorité soit 65,4% dit non à la vaccination. Nos résultats se rapprochent de ceux trouvé dans l’étude menée par l’école de santé publique de Kinshasa qui révèle que dans l’ensemble, seulement 26% des répondants avaient déclaré qu’ils accepteraient de se faire vacciner si un vaccin leur était proposé (Mashinda K.D, Konde K.j, Pierre Akilimali et al. 2021). Ceci peut être dû par la faible sensibilisation sur l’efficacité du vaccin.

De 109 personnes enquêtés qui avaient des inquiétudes face au vaccin 32,1% parlent que le vaccin est un poison pour les africains, 30,2% pensent que le vaccin tue et pour le 29,4%, c’est juste qu’ils n’ont pas confiance dans le vaccin.

Notre étude révèle que 9,8% de nos enquêtées disent avoir déjà été vacciné contre la covid-19.

Contre 90,2% qui ne sont pas vacciner.  65,8% soit plus de la moitié de nos enquêtés qui n’ont pas juste confiance dans le vaccin, 21,6% disent que la maladie n’existe pas, 0,4% ont peur de mourir et 12,2% disent n’avoir pas de raison. 

Certains auteurs disent qu’il apparaît de plus en plus clairement que des gens reportent ou refusent des vaccinations parce qu’ils n’ont pas confiance dans l’importance, la sécurité et l’efficacité des vaccins ; cela vient s’ajouter à des problèmes persistants d’accès (de Figueiredo A, Simas C, Karafillakis E, Paterson P, Larson HJ, 2020).  

Une étude menée en France au moment de l’introduction du vaccin a révéler que le manque de confiance (laboratoires, autorités) et le fait de ne pas vouloir être parmi les premiers vaccinées (entre 40% et 45%) sont les raisons de refus de se faire vacciner par certains répondants (EHESP et Institut Pasteur, 2020-2021). Cette différence de proportion peut être due par le fait que leurs études a été menée chez les professionnels de santé ayant une connaissance élevée dans le domaine de la vaccination. Dans certains contextes, un manque de confiance dans les fournisseurs de services, de mauvaises expériences de vaccination précédentes et des services de mauvaise qualité peuvent également avoir un impact sur la décision d’accepter ou non un nouveau vaccin (Tulloc and Bardos, 2020). 

Le port de  masque est la mesure la plus utilisée dans 80,4% de cas, suivi de la distanciation sociale dans 66% de cas, 48,4% reste chez soi et 46,8% se lavent les mains.

L’efficacité de ces mesures dépend de l’adhésion populationnelle aux recommandations de la santé publique (Pérez, Vernazza-Licht and Bley, 2021). Plusieurs facteurs peuvent avoir un effet direct sur les comportements adoptés par les membres de la population. 

Pour ne citer que  ceux-ci, la compréhension de l’information concernant la pandémie, la confiance que les individus ont envers les institutions, la perception concernant la compétence de ces mêmes institutions, la perception du risque lié à la COVID-19, les normes sociales (« les règles ou les  modèles de conduite partagés, fondés sur des valeurs communes et impliquant une pression en  faveur de l’adoption d’une conduite donnée » (Marème Sougou et al., 2020) ainsi que la résilience communautaire (capacité des membres d’une même communauté de s’adapter au changement) semblent avoir un effet dans le processus d’adoption des comportements préventifs auprès de la population (Pérez, Vernazza-Licht and Bley, 2021).

Une étude menée au Sénégal sur les connaissances, attitudes et pratique de la population  sur la covid-19 a révélé qu’au total, 74 % des personnes enquêtées respectaient le concept de « restez chez vous ». Cette différence peut être due par le fait que leurs étude a été menée au  début de la pandémie ou le message à la communauté été de rester chez soi en cas de manifestations cliniques.

CONCLUSION GENERALE

Nous voici au terme de notre travail qui a porté sur la perception communautaire de la pandémie à Covid-19 et la vaccination y relative.

L’objectif du travail était celui d’évaluer la perception communautaire de la pandémie à Covid-19 et la vaccination y relative. Notre recherche a été rendue possible grâce à la méthode descriptive transversale et à la technique d’interview et 250 personnes ont été enquêtées. 

Globalement, les résultats indiquent que l’âge moyen était de 34,5ans et un écart type de 11,283.

Les résultats de cette enquête révèlent un niveau de connaissance acceptable sur la Covid-19 de manière générale. 98,4% de nos enquêtés disent avoir déjà entendu parler de la covid-19 contre 1,6% qui n’ont jamais entendu parler. 32,5% de nos enquêtés disent que la covid-19 est d’origine viral, contre 28% qui disent qu’elle est été inventé par l’homme. 27,2% de nos enquêtés disent que la covid-19 est d’origine bactérien et enfin pour 30 enquêtés ou 12,2% la maladie est surnaturelle.  Pour 39% de nos enquêtés, tout le monde est susceptible de contracter la maladie, et pour 17,9% c’est une maladie des riches et occidentaux. Et pour le 24,4% c’est sont les vieux qui sont susceptibles de contracter la maladie. 

Par ailleurs, une faible volonté de se faire vacciner  parmi les habitants de la commune de Manika soit 23,6%, a été observée la majorité soit 65,4% dit non à la vaccination. De 109 personnes enquêtés qui avaient des inquiétudes face au vaccin 32,1% parlent que le vaccin est un poison pour les africains, 30,2% pensent que le vaccin tue et pour le 29,4%, c’est juste qu’ils n’ont pas confiance dans le vaccin.

65,8% soit plus de la moitié de nos enquêtés qui n’ont pas juste confiance dans le vaccin,

21,6% disent que la maladie n’existe pas, 0,4% ont peur de mourir et 12,2% disent n’avoir pas de raison.  

En tant que telles, ces données appellent à mettre en place des stratégies de sensibilisation intenses afin d’amener la population à connaître la maladie, ses moyens de prévention et les risques qu’elle court en étant infectée.

Les stratégies de prévention ne peuvent être que respectées si la population a une très bonne connaissance de la maladie.

En outre, des stratégies de communication innovantes pour contrôler la non-acceptation du vaccin comme encourager les personnes guéries de COVID-19 à partager leur expérience dans des organisations sociales, monter des stratégies qui motivent la population à participer à des campagnes de dépistage au COVID-19, pour augmenter la volonté de se faire vacciner en son sein. La diffusion des messages clairs à travers les différents canaux de communication va aider à améliorer cette acceptation du vaccin.

Les informations à l’intention des communautés doivent être simples et claires, et communiquées dans les langues locales. Les messages doivent être adaptés au contexte. Les conseils pratiques doivent être facilement applicables

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