En République démocratique du Congo, un pays ouu des crises multisectorielles importants telles que les systèmes éducatifs faibles, insécurité à l’Est et la pauvreté bien que les efforts fournis par le Gouvernement actuel , sont en augmentation permanente .
C’est ainsi que Edho MUKENDI KAFUNBA , PhD Student in Social Work.,un des chercheurs actifs du Cercle d’études pour la protection de l’enfant et la famille, en sigle CEPEF ,organisation non gouvernementale de la promotion et protection des droits de l’enfant, a reflechi sur l’impact des medias sur l’éducation des enfants et des jeunes: enjeux et perspectives dans les pays en développement, avec un accent sur la République Démocratique du Congo dont voici les conclusions
En effet,pour cet acteur social , les médias restent un des socles des systèmes éducatifs. De nos jours, avec un taux de pénétration des téléphones mobiles en forte croissance et la manière dont tous les jeunes sont socialisés (Facebook, WhatsApp, TikTok, Instagram, etc.) et se connectent via des services mobiles comme WhatsApp et TikTok, l’écran devient un « second éducateur” après la famille et l’école . Cette situation génère une tension entre l’espoir d’une démocratisation du savoir et le risque d’une acculturation ou d’une exposition à des contenus nocifs.
L’impact des médias sur l’éducation des enfants et des jeunes.
En réalité, selon Edho MUKENDI , les médias peuvent aussi être une ressource éducative puissante. Ils offrent des informations et permettent une communication et une discussion ouvertes avec un esprit ouvert sur le monde et avec un bon contenu éducatif. Par exemple, les programmes éducatifs ou les outils numériques comme les livres et les documentaires augmentent l’intelligence à un âge précoce (UNESCO, 2021). De cette manière, les médias travaillent comme un partenaire de l’éducation traditionnelle pour l’apprentissage informel.
Mais les aspects négatifs des médias ne sont pas sans cause car les jeunes ne sont pas correctement supervisés. Une grande quantité de violences, de contenu inapproprié et restreint par l’âge ou de violence chez les enfants et les adolescents peut entraîner un mauvais comportement. Selon la théorie de l’apprentissage social de Bandura (1977), les jeunes imitent les comportements observés dans l’environnement – et les médias en général. Mais là où le contrôle parental et institutionnel est rare et où les gens sont vulnérables, les jeunes et les adolescents sont sous leur influence. Le réseautage peut conduire à la désinformation et à une perte de culture et à une tendance pour certains jeunes à adopter des comportements à risque. Par exemple, l’impact des « influenceurs » et donc la nécessité de leur supervision est également fondamental.
En ce qui concerne les médias dans un pays comme la RDC, le défi serait rendu plus sérieux par le contexte socio-économique et institutionnel. Les téléphones mobiles ou Internet sont désormais accessibles à l’ensemble de la population, mais l’éducation numérique dans ce contexte peut être limitée, ce qui compromet également l’éducation des jeunes et leur sens de l’apprentissage en general et de l’apprentissage moral, en particulier. Et les systèmes éducatifs manquent souvent de ressources pour intégrer efficacement les technologies dans les pratiques pédagogiques.
De plus, les médias, en tant qu’outils, ne jouent pas toujours un rôle éducatif complet dans l’éducation. Dans quelques domaines, les médias étaient tellement axés sur le divertissement qu’ils ont vraiment mis plus de valeur sur le divertissement que sur l’éducation, même dans une situation culturelle. Selon la Banque mondiale (2022), les systèmes éducatifs et médiatiques sont loin d’être financés dans les pays en développement.
Les rôles et responsabilités des acteurs dans ce domaine.
Face à ces enjeux, Edho MUKENDI juge qu’ il est essentiel que les parents, les autorités et la communauté adoptent des attitudes responsables et proactives. Les parents doivent jouer un rôle central dans le contrôle et l’accompagnement de la consommation médiatique de leurs enfants. Cela implique de fixer des limites, de surveiller les contenus et de dialoguer avec les enfants sur les messages véhiculés par les médias.
Les autorités publiques,de leur coté,suggère Edho MUKENDI, doivent renforcer la régulation des médias et promouvoir des politiques éducatives intégrant l’éducation aux médias. Elles ont la responsabilité de créer un environnement numérique sécurisé et d’encourager la production de contenus éducatifs adaptés au contexte local. L’intégration de l’éducation aux médias dans les programmes scolaires constitue une stratégie essentielle pour développer l’esprit critique des jeunes.
La communauté, y compris les écoles, les organisations de la société civile et les leaders locaux, doit également contribuer à sensibiliser les jeunes et leurs familles aux enjeux liés aux médias. Une approche collective est nécessaire pour encadrer l’usage des médias et promouvoir des valeurs positives.
Ce que les médias devraient apporter aux jeunes
Dans le context de la République démocratique du Congo, les médias devraient jouer un rôle stratégique dans la promotion d’une culture de l’effort, du mérite et de l’excellence. Au lieu de diffuser des contenus qui valorisent les voies de raccourci, l’argent facile ou la réussite sans travail, les médias devraient mettre en avant des parcours inspirants fondés sur la persévérance, la formation et l’engagement. Il est essentiel de présenter aux jeunes des modèles réalistes — entrepreneurs, artisans, enseignants, ingénieurs, professionnels de la santé — qui ont réussi grâce à leurs compétences et à leur discipline. Cette orientation contribuerait à corriger certaines perceptions erronées selon lesquelles la réussite serait liée uniquement à la chance ou au hasard, et encouragerait plutôt une vision fondée sur l’effort et la responsabilité.
Par ailleurs, les médias devraient s’investir activement dans la promotion de l’éducation et de la formation professionnelle. En RDC, où le chômage des jeunes reste élevé, il est crucial de valoriser les métiers techniques et les filières professionnelles (mécanique, agriculture, informatique, construction, etc.). Les médias peuvent produire des émissions éducatives, des reportages et des campagnes de sensibilisation mettant en lumière les opportunités de formation disponibles et les débouchés concrets qu’elles offrent. En mettant l’accent sur les compétences pratiques et les métiers porteurs, les médias peuvent contribuer à orienter les jeunes vers des parcours qui favorisent leur autonomie économique et leur insertion durable sur le marché du travail.
Les medias, releve Edho MUKENDI, ont également un rôle important à jouer dans la transmission des valeurs culturelles et citoyennes. Ils devraient promouvoir le respect, la discipline, l’intégrité, le sens du bien commun et l’engagement civique. Dans un contexte où les jeunes sont fortement influencés par les contenus étrangers, il est essentiel de produire des programmes qui valorisent les cultures locales, les langues nationales et les traditions positives. En même temps, les médias peuvent sensibiliser les jeunes aux enjeux de gouvernance, de lutte contre la corruption et de participation citoyenne, afin de former une génération consciente de ses droits et de ses devoirs.
En outre, les médias devraient constituer un puissant outil de sensibilisation aux enjeux sociaux et de développement, notamment en matière de santé, d’environnement et de droits humains. À travers des campagnes d’information accessibles et adaptées, ils peuvent contribuer à prévenir certaines problématiques telles que les maladies, la désinformation ou les comportements à risque. En zone rurale ou dans les milieux défavorisés, les médias—y compris la radio communautaire—peuvent servir de relais essentiels pour diffuser des connaissances utiles et pratiques, réduisant ainsi les inégalités d’accès à l’information et à l’éducation.
Enfin, pour soutenir véritablement l’avancement du pays, les médias doivent adopter une éthique professionnelle rigoureuse et une vision éducative à long terme. Cela implique de privilégier des contenus de qualité, vérifiés et constructifs, plutôt que des programmes sensationnalistes ou purement divertissants. Les professionnels des médias ont une responsabilité sociale majeure : celle de contribuer à la formation des esprits et à la construction d’une société plus juste, plus instruite et plus productive. En orientant leurs contenus vers l’excellence, la formation et le développement, les médias peuvent devenir un levier essentiel de transformation sociale et de progrès durable en RDC.
Conclusion
L’impact des médias sur l’éducation des enfants et des jeunes, atteste Edho MUKENDI, est à la fois positif et négatif, selon la manière dont ils sont utilisés. Dans les pays en développement comme la RDC, les défis sont importants en raison du manque de régulation et d’éducation aux médias. Toutefois, avec un encadrement adéquat, les médias peuvent devenir un levier puissant pour l’éducation et le développement. Il est donc essentiel que les parents, les autorités et la communauté travaillent ensemble pour orienter l’usage des médias vers des objectifs éducatifs et sociaux, afin de garantir un avenir meilleur aux jeunes générations.
Franck Ambanguito

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