PERCEPTION DES INFIRMIERS HOSPITALIERS AU PROFIL DE LA RELATION SOIGNANTS SOIGNANT-SOIGNÉ

Jean Kadima

Auteur du travail : Jean Kady Kadima Kabongo

SUJET A DÉVELOPPÉ : PERCEPTION DES INFIRMIERS HOSPITALIERS AU PROFIL DE LA RELATION SOIGNANTS SOIGNANT-SOIGNÉ

PROBLEMATIQUE

Il n’est pas stupéfiant d’entendre les malades jurer de ne plus jamais suivre leurs soins au sein d’une telle structure sanitaire qui ne respecte pas ces prérogatives. Très souvent les soignés choisissent l’hôpital auxquels ils ont confiance et sécurité qui, à son tour,  lui manifestera l’estime du respect.

A Mbuji-Mayi, Yampua Nt. (2018), dans son étude qualitative intitulée perceptions des patients  face à la relation soignant – soigné dans les milieux hospitaliers de la ville de Mbuji-Mayi cas de l’hôpital général de référence Kansele révèle d’une  part que  les enquêtés avaient soit peu une idée de ce qui se passe dans la relation soignant – soigné et d’autre part ressortent les avantages de cette relation, notamment estimé de soi, soulagement et confort sans oublier la confiance dans le personnel et voir même la guérison.

La relation est un aspect de la vie humaine en milieu hospitalier, le malade doit avoir l’impression qu’il est attendu, considéré et respecté. Le comportement du soignant donnera l’impression favorable d’être accueilli en hôte et soigné avec courtoisie et discrétion, impression dont il gardera le bien fait dans la suite d’une relation soignant – soigné.

Actuellement la relation soignant soigné est affectée par une insuffisance de dialogue. Le partenariat découle d’un dialogue enrichissant et chaleureux entre les deux interlocuteurs. Ainsi, le dialogue de ce genre met l’accent sur l’individualité des intervenants et sur les soins humanisés.

Quand à Misserchmitt  (1983) cité par Kabengele M. et Tambwe M. (2013) le personnel soignant oublie trop souvent que son métier et même sa vocation deviennent une habitude, un lieu de vie, un lieu coutumier, et,  cet apparente de confort des soignants dans son rôle peut être agressif aux malades et aux familles qui ne constituent que trop souvent un  objet des interventions. 

En effet, le malade se sent chosifié. Pour le personnel soignant, c’est la compétence technique qui prime sur tout. Par conséquent, la liberté du soigné, sa personnalité, le besoin de se sentir respecté, soutenu et le sentiment qu’on a confiance en lui de la part du soigné n’attire guère le soignant.

Dans le même sens, Gordon et Sterling (1997) cité par  Kabengele M. et Tambwe M. (2013) dans leurs études dite Évaluation de la relation entre le curriculum d’enseignement infirmier du niveau A2 face aux soins humanisés préconisés aux malades,   remarquent que d’innombrables études montrent qu’un grand pourcentage des patients est insatisfait de la relation soignant-soigné, car il existe un manque de communication franche entre les deux.

Bien étant un aspect de la vie humaine son manque  ou absence d’utilisation constitue un obstacle dans la vie professionnelle du soignant envers le soigné. La non perception de cette relation est à la fois de rendre plus invisibles, les appauvrir, à négliger la spontanéité, à les privés de leur authenticité, à n’est pas tenir compte de nos soignés, des émotions qui les animent.

Chaque fois dans la pratique du soignant, que ce soit les stagiaires, des visiteurs voir même des soignants constatent à plusieurs fois des reprises  des certaines situations qui nous ont parus assez problématique au regard de la communication qui est l’élément incontournable de la relation soignant – soignée et dans le même ordre d’irritation, nous sommes parvenu  à voir d’autres soignants appelés les soignés par les noms de leurs maladies, toujours dans ce constant nous sommes arrivés à observer un soignant administré des soins sans support écrit et sans adresser la parole si ce n’est pour donner les ordres à des soignés.

La relation soignant – soigné bien qu’une approche des soins à l’hôpital, son application semble n’est pas être prise en considération dans la pratique quotidienne des soins. Notre personnalité professionnelle nous inquiètes mentalement, moralement, physiquement car notre pays la République Démocratique du Congo précisément dans notre province du Kasaï Oriental ; Ville de Mbuji-Mayi, nous ne reconnaissons jamais une assisse théorique et pratique qui autorise les soignants à prendre une telle attitude frustrante et stupéfiante qui engendre un biais relationnel avec nos malades que nous même soignant nous sommes appelés à protéger.

Un soignant formé est d’abord un homme, qui appartient à une communauté des soignants.  Il est appelé à rendre service aux êtres humains, membres d’une communauté.   Former en tant qu’homme signifie amener l’enseigné à atteindre son épanouissement intellectuel et affectif. C’est ainsi que l’homme devient utile et sensible à autrui et à la communauté.

Vue toutes ces irritation, c’est alors que j’ai opté de mener une étude sur perception des malades face à la relation soignant – soigné dans les Hôpitaux généraux du Canada.

Faisant recours à cette problématique je me suis poussés à ces questionnements de savoir quelles sont les  perceptions des malades face à la relation soignant – soigné  dans les hôpitaux généraux du Canada ?

Cette interrogation fondamentale soulève principalement d’autres questions  complémentaires  telles que :

  • En quoi la représentation sociale influe-t-elle sur la relation soignant soigné ?
  • Quels sont les  réalités qui déterminent  les perceptions des malades  concernant cette relation ?
  • Quelles sont-elles les risques que ces perceptions ont-elles dans les milieux sanitaires ?   

Objectifs de l’étude

1.2.1 Objectifs Générale

Cette étude est réalisée dans le but de comprendre les perceptions qu’ont les malades face à la relation soignant-soignee .

1.2.2 Objectifs Spécifiques :

Identifier les malades hospitalisés à l’hôpitaux généraux du Canada ;

Interviewer  les malades sur leurs relations avec les soignants pendant leurs séjours à l’hôpital;

Identifier les causes des risques d’une relation soignant – soigné.

1.3 Justification et choix du sujet

Pour ce sujet d’un projet de la recherche, j’ai choisi d’orienter ma réflexion sur la distance professionnelle soignant – soigné et il me semble intéressant et obligatoire d’aborder ce sujet sur cette relation car ce domaine suscite un intérêt croissant .

Cependant ; les interactions sont des rencontres significatives entre individus, mais qui restent ponctuelles, tandis que la relation est une accumulation d’interactions entre individus qui durent et qui impliquent des attentes, des affects et des représentations spécifiques s’inscrivant dans une continuité et un lien. Chaque interaction est affectée par les interactions passées qui affecte à son tour les interactions futures.

Ces sont les significations cognitives et affectives que les acteurs donnent aux interactions successives qui permettent de qualifier le processus mutuel de la relation, en particulier. La relation soignant-soigné est la base de la pratique des soins infirmiers. Elle est fondée sur un processus interpersonnel qui a lieu entre le malade et soignants.  (Oberteli P. 2015).

 Il nous semble important de comprendre et saisir les sens sur les perceptions qu’ont les malades face à la relation soignant-soigné sans laquelle les soins de qualité et efficaces ne sont pas disponibles.

Dans une approche systémique, on ne peut plus avoir une vision uni-directionnelle, statique de la relation et se contenter d’un modèle linéaire basé sur le schéma émetteur-récepteur. Il faut considérer les relations comme des éléments dynamiques qui se font sans cesse évoluer les situations, en interdépendance avec l’environnement.

Les relations de soins ne relèvent pas du hasard, avec les soins techniques, elles sont l’expression, l’objectivation de la démarche clinique mise en œuvre dans la prise en charge de la personne soignée.

Le relation soignant – soignée – familles sont donc à la fois codifiées et imprévisibles, ce qui les rend, quel que soit le contexte, toujours délicates. Bien entendu, cette distinction est analytique, les soignants vivent les différentes dimensions de la relation dans la simultanéité.

On note cependant qu’avec le développement des protocoles et procédures (procédure d’accueil, recueil de données standardisées), on serait tentés de parler d’interactions plutôt que de véritables relations.