Déchets, effluents et pollution. Impact sur l’environnement et la santé, BIRCHAM INTERNATIONAL UNIVERSITY

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BIRCHAM INTERNATIONAL UNIVERSITY

 

 

FACULTÉ DE LA SANTÉ NATURELLE

DÉPARTEMENT – SCIENCES DE LA SANTÉ Naturelle

 

Rapport Nº 4

Déchets, effluents et pollution

Impact sur l’environnement et la santé

 

               

RUBEN FLORIBERTO NKUNA MBALA

Doctor (Ph.D.) in Toxicology 

 

Le 05 Mars 2022

 

Je jure que je suis l’auteur unique de ce rapport et que son contenu est la conséquence de mon travail sur le livre assigné.

INDEXE DES CONCEPTS CLÉS

Première partie: Résumé analytique

Page titre ……………………………………………………………………………………………………………1

Indexe de Concepts clés ………………………………………………………………………………………2

Chapitre 1. Introduction………………………………………………………………………………..4 

Chapitre 2. L’énergie…………………………………………………………………………………….4

Les combustibles fossiles …………………………………………………………………………………….4

Les énergies renouvelables……………………………………………………………………………………5

L’énergie nucléaire ……………………………………………………………………………………………..7

Mieux utiliser l’énergie ……………………………………………………………………………………….7

Conclusion …………………………………………………………………………………………………………8

Chapitre 3. Les déchets radioactifs 

Déchets à vie courte……………………………………………………………………………………………..8

Précisions sur les unités ……………………………………………………………………………………….8

Déchets de très faible activité ……………………………………………………………………………….8

Déchets à vie longue de moyenne et haute activité ………………………………………………….9

Ordres de grandeurs en France ……………………………………………………………………………..9

Sûreté des déchets ……………………………………………………………………………………………….9

Santé………………………………………………………………………………………………………………….9

Pollution de l’environnement ……………………………………………………………………………….9

L’accident de Tchernobyl …………………………………………………………………………………….9

L’accident de Fukushima ……………………………………………………………………………………10

Chapitre 4. L’effet de serre 

Un effet naturel …………………………………………………………………………………………………10

Les gaz à effet de serre ………………………………………………………………………………………11

L’eau ……………………………………………………………………………………………………………….11

Les gaz à effet de serre persistants ………………………………………………………………………11

Les aérosols ……………………………………………………………………………………………………..11

Autres contributions ………………………………………………………………………………………….11

Bilan ………………………………………………………………………………………………………………..12

Intercomparaisons ……………………………………………………………………………………………..12  Origine des émissions anthropiques …………………………………………………………………….12

Le facteur 4 ………………………………………………………………………………………………………12

Conséquences possibles ……………………………………………………………………………………..12

Chapitre 5. Les transports

Energie et transports ………………………………………………………………………………………….12

Les transports routiers ……………………………………………………………………………………….12

Transports aériens ……………………………………………………………………………………………..12

Transports maritimes …………………………………………………………………………………………14

Pollutions sonores ……………………………………………………………………………………………..14

Perspectives ……………………………………………………………………………………………………..15

Chapitre 6. Air, eau, sol

Air …………………………………………………………………………………………………………………..16

Eau ………………………………………………………………………………………………………………….17

Déchets ……………………………………………………………………………………………………………17

Sols pollués ………………………………………………………………………………………………………19

Impacts sur la santé ……………………………………………………………………………………………19

Chapitre 7. Santé et pollution

Quel environnement? …………………………………………………………………………………………20

Quelles maladies? ……………………………………………………………………………………………..20

Modalités d’action de la pollution ……………………………………………………………………….20

Les cancers en France ………………………………………………………………………………………..21

La fumée du tabac ……………………………………………………………………………………………..22

La pollution atmosphérique urbaine …………………………………………………………………….22

Chapitre 8. Les farines animales

Apparition de l’ESB ………………………………………………………………………………………….23

Autres formes d’ESST ……………………………………………………………………………………….23

Usage des farines animales …………………………………………………………………………………24

Que conclure? …………………………………………………………………………………………………..24

Escherichia Coli entérohémorragique ………………………………………………………………….24

Deuxième partie : Cas pratique et Conclusion

Cas pratique ……………………………………………………………………………………………………25

Pour ne pas Conclure ………………………………………………………………………………….27-31

Chapitre 1. Introduction

Le risque zéro prôné par certains n’est qu’une utopie car, en voulant réduire un risque, naissent plusieurs autres, générés par les déchets et efluents que produisent différentes activités humaines. Tout ce qui n’est plus utilisable ou valorisable est considéré déchet. La technologie du moment et la structure de l’économie font qu’une chose soit déchet ou non. Réduire la quantité des déchets et effluents ou les rendre inoffensifs est le point visé dont le processus prend en compte la collecte, le traitement, la valorisation, le confinement et la gestion appropriée. Tout dépend du contexte; le détenteur du déchet, le législateur ou l’économiste ne définissent pas de la même façon le terme déchet; or, ce qui est déchet pour l’un peut être matière première pour l’autre. La modification défavorble du milieu, d’origine naturel ou anthropique, évoque l’idée de pollution. Polluer est salir, souiller ou dégrader l’eau, le sol, l’air. La question ici est la pollution due à la mauvaise gestion des déchets et effluents issus de l’activité humaine. La pollution affecte la santé de l’homme, son environnement ou contimine la chaine alimentaire. La production de l’énergie, la chimie, les transports constituent les sources de progrès et de pollution en même temps. Leur importance dépend de la densité de la population. On peut éliminer les déchets et maîtriser leur impact sur l’environnement et la santé en les valorisant par recyclage, par confinement dans un stokage ou en le laissant comme effluent dans la rivière ou sous l’action de l’atmosphère qui peuvent, par leur capacité naturelle, les diluer s’ils sont en concentrations faibles. Tout produit génère des déchets à chaque étape de sa vie (distribution, utilisation, recyclage, fin de vie, valorisation ou gestion) et pollue les eaux, l’air, les sols ou les aliments.

Chapitre 2. L’énergie

Environ 80% de la consommation d’énergie mondiale qui, de toute évidence, contribue à l’accroissement de richesses économiques des pays, proviennent de charbon, pétrole et gaz. Les nouveaux besoins qui naissent augmentent de temps en temps cette consommation d’énergie et par conséquent celle de production de ces combustibles fossiles. Cette consommation de l’énergie évolue avec l’accroissement démographique et le niveau de vie et peut se calculer par habitant. L’impact de la consommation massive de l’énergie (de 1 Gitep au début du XXe S. à plus de 12 Gitep au début de la XXIe S ) a un impact majeur sur le niveau de vie car toute activité nécessite de l’énergie.

  1. Les combustibles fossiles représentent 80% de la consommation énergétique mondiale. L’énergie solaire stokée par la biomasse durant des millions d’années les a synthétisés par la décomposition, s’est très lentement transformée en charbon, en pétrole ou en gaz.
    • Le charbon

Est le plus abondant des combustibles fossiles. Se trouve en abondane en ex- URSS et aux États-Unis. L’énergie issue du charbon est la plus polluante. La houille, le lignite et la tourbe font partie de cette ressource. Le charbon piège toujours le méthane. Quand il est exploité, il dégage un gaz contribuant à l’effet de serre (23 fois plus important que le CO2). 13 kg de CH4 par tonne de charbon extrait. L’exploitation du charbon d’une mine à ciel ouvert produit des nuisances sonores et visuelles, altère de façon irréversible le système hydrolique, même si l’exploitation est terminée. Les mines souterraines ont un risque d’éboulements et de coup de grisou, pouvant faire de morts. La silicose irréversible due à l’inhalation des poussières de silice dans les mines et souvent mortelle, dont la fréquence s’est élevée avec l’espérance de vie parce qu’il a un temps de latence suffisamment long, et avec la mécanisation de l’exploitation des mines car elle produit des particules les plus minces pouvant pénétrer dans plus profond des poumons. Enfin cette dernière génère plus de déchets, important en espace comme en volume (les terrils). La lixiviation des terrils par la pluie peut polluer les eaux. Il est aussi possible que les sols au-dessus des zones exploitées s’affaissent et créent des dégats. Durant chaque étape (traitement du minerai, tri et criblage, transport, transport, manutention, combustion…) conduit aux déchets et à la pollution. Donc le charbon est l’énergie fossile la plus polluante et dont la nécessité de grandes études et précautions s’imposent afin de préserver la santé de la population et l’environnement.

  • Le pétrole

D’un gisement à l’autre, la composition et la qualité du pétrole peuvent être différentes. Le Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Iran, Irak Coweit…) sont, par ordre décroissant, le détenteurs de grandes reserves de pétrole. Le pétrole pollue le plus les eaux, étant donné que son transport se fait surtout par mer. Après raffinage, on obtient les carburants, les combustibles, les bitumes et les produits basiques de la pétrochimie.

  • Le gaz

L’ex-URSS et le Moyen-Orient (Iran…) détiennent les deux tiers du gaz naturel qui constitué du méthane (70-95%) qui est un gaz à effet de serre puissant et les autres hydrocarbures saturés et des oxydes de soufre et d’azote. Les pertes qu’entraîne le transport dans les oléoducs contribuent à l’effet de serre en s’ajoutant au dioxyde de carbone. Aux réserves considérables.  

  • Pétroles non conventionnels

Et d’origines diverses (par ex. échappés de la roche réservoir et migrés vers la surface, perdant ainsi leurs composants volatils ou de schistes bitumeux qui sont des roches sédimentaires à grain fin ontenant du kérogène ou la fabrication du pétrole n’est pas terminée). Les pétroles échappés de roches reservoirs et migrés vers la surface constituent d’importants sources de pollution. Certains pétroles nécessitent des méthodes non conventionnelles pour les récupérer comme le cas d’offshore profonds ou du pétrole que l’on va récupérer dans les régions polaires. Ils sont parfois classés parmi les pétroles non conventionnels, nécessitent des procédés spécifiques et constituent des graves sources de pollution.

  • Gaz non conventionnels

Sont piégés dans les roches argileuses profondes et dans les mines de charbon. Leurs familles sont: le gaz de schistes (piégé dans des argiles à grain fin, le gaz de charbon connu sous le nom de grisou (méthane piégé dans le minerai du charbon), le gaz de sables colmatés se trouvant dans des roches peu perméables et les hydrates de méthane ou clathrate de méthane qui sont des complexes formés d’eau et de méthane trouvables dans les fonds des océans ou dans le pergélisol.

  1. Les énergies renouvelables

La plupart de ces énergiessont issues du rayonnement solaire. Tant que la terre et le soleil subsisteront, ces énergies s’exploiteront. Il est supposé que dans environ 5 milliards d’années, le soleil pourra épuisé son hydrogène (combustible) et commencera à brûler  son hélium, que l’étoile grossira et engloutira la terre. La radioactivité d’éléments naturels du sol dégage la chaleur qui à la base de la géothermie qui peut se qualifier de renouvellable à cause de l’importance de ses réserves potentielles. Ces deux raisons: la chaleur d’un site très exploité ne se renouvelle pas de façon instantanée, enfin, les éléments regressent en nombre au fur et à mesure et la ressource thermique diminuant progressivement, font qu’elle ne l’est du tout. Certains déchets anthropiques, n’existant que tant qu’il y aura des humains, peuvent être assimilé aux sources d’énergie renouvelable; la biomasse ne pouvant l’être que si l’on replante ce qu’on a consommé. Une énergie renouvelable est celle qui se renouvelle vite en quantité plus grande que celle qui est consommé. La vitesse dans l’exploitation de combustibles fossiles par nos sociétés fait qu’ils cessent d’être considérés comme renouvelables. Pour exploiter les énergies renouvalables, on a besoin des machines et dispositfs générant aussi les déchets, sources de pollution.

  • L’hydraulique

Les gros barrages augmentent les risques de tremblement de terre, les ruptures des barrages sont aussi possibles. L’hydrolique peut former des brouillards, entraîner des perturbations écologiques, érosion et peuvent aggraver la diffusion de certaines maladies.

  • L’énergie solaire

Il s’agira du solaire thermique ou solaire photovoltaique dont les moyens de production solaire impactent l’environnement. Le principe des centrales solaires est que les rayons lumineux du soleil concentrés atteignent jusqu’à 1000ºC et produisent de l’électricité. C’est au niveau de la fabrication et de système en fin de vie que se limite l’impact environnemental. Les panneaux de semi-conducteurs sont autre mode de produire l’électricité. L’énergie utilisée pour fabriquer les panneaux peut générer les gaz à effet de serre. Les produits en fin de vie comme les batterie au plomb, contaminent l’environnement avec des produits toxiques.

  • L’éolien

Peut impacter positivement ou négativement sur les émission de gaz à effet de serre. Tout devra être élaboré en fonction contexte local étant donné que dans ce cas, il n’y a pas de solution salutaire commune pour tous.

  • La géothermie

Les éléments radioactifs présents dans la terre se désintrent et dégagent la chaleur, ce qui permet aux gisements à haute et à moyenne tension de produire de l’électricité et ceux à basse température de produire de la chaleur. L’utilisation de cette énergie peut polluer l’environnement dans son ensemble; au niveau de l’air, se dégagent des polluants gazeux qui s’échappent en l’occurrence l’hydrogène sulfuré (H2S) qui est le plus remarquable par son odeur intense d’oeuf pourri et sa toxicité (chimiquement très réactif et corrosif); Le CO2 fait partie des gaz dégagés, il contribue à l’effet de serre. L’ammoniac (NH2) aussi, ce gaz peut réagir avec le (H2S) et aboutir au sulfate d’ammonium. Les rejets de la géothermie sont riches en métaux lourds dissous et peuvent contenir des solides en suspension, dommageables pour l’environnement.

 

  • La biomasse

Est l’ensemble de toutes les matières vivantes existant sur la terre comprenant les végétaux et les êtres vivants; plus de 90% de la biomasse est végégal. 1/10 de l’énergie totale utilisée dans le monde vient de la biomasse. Les végétaux captent l’énergie solaire, utilise le CO2 de l’air et l’eau du sol pour croitre et fabriquer des hydrates de carbones (photosynthèse), rejetant l’O2 au cours du processus. Les êtres humains et animaux utilisent le plus la biomasse comme alimentation afin de gagner l’énergie dont ils ont besoin pour exister. En moyenne, 2,7 kWh par habitant et par jour est valeur énergétique consommée par un humain par les aliments ou environ 500 à 600 Mtep par an ou 6% de la consommation d’énergie primaire mondiale. Les engrais et les pesticides utilisés dans les cultures alimentaires, polluent l’environnement. La biomasse végétale est aussi utilisée pour produire l’énergie sous forme de biocombustibles et de biocarburants parmi lesquels le bois dont la densité éergétique est trois fois moins que le pétrole. Le bois ne brûle pas, mais il subit un processus en trois étapes lorsqu’il est chauffé: évacue son humidité (consommant l’énergie); emet des gaz brûlant et consommant l’énergie (> 200 ºC) et ensuite, se transforme en charbon de bois représentant environ 30% du poids sec initial. Le bois emet beaucoup de particules et des composés organiques volatils, en brûlant, sans oublier le CO et les oxydes d’azote. Des poussières et d’imbrûlés gazeux, toxiques pour l’homme sont possibles. La combustion du bois humide produit de dioxines et divers polluants. Le chauffage de bois est donc l’une de sources majeures de pollution atmosphérique. La biomasse produit les biocarburants (filière éthanol, produit de l’éthanol et son dérivé l’ETBE destinés à être incorporés à l’essence et la filière diester, produits des esters d’huile végétale (obtenu en faisant réagir du méthanol avec de l’huile de colza ou de tournesol) qui peuvent être mélangés au diezel)…

  • Les déchets

Tant qu’il y aura des humains, il y aura des déchets, c’est la raison qui fait considérer les déchets comme une énergie renouvelable. Deux voies principales permettent de produire l’énergie: la fermentation et l’incinération

  • L’énergie nucléaire

Se base sur la fission de l’uranium induite par neutrons. Quand on l’amorce, la réaction en chaîne permet beaucoup d’énergie avec peu de combustible. Le nucléaire produit plusieurs déchets dont les très radioactifs lorsque leur durée de vie est courte et  peu radioactifs lorsque la durée de vie est très longue. L’exploitation des mines d’uranium peut générer une importante pollution si elle n’est pas maîtrisée. Le foisonnement des terrains déplacés modifie les conditions d’altération et de dissolution par l’eau et peut favoriser les dégagements de radon.

  1. Mieux utiliser l’énergie

Fabriquer un bien de consommation, se déplacer…nécessite l’utilisation de l’énergie et par conséquent induit la pollution et la produit des déchets. Avoir un même service qui a moins d’énergie, impactera moins l’environnement. Il suffit d’améliorer la technologie, l’éducation et le mode de vie, pour utiliser rationnellement l’énergie.

 

  1. Conclusion

Le transport, l’industrie, l’agriculture, le résidentiel et le tertiaire ont actuellement des besoins supérieurs à ceux de la nourriture qui était l’essentiel de la consommation énergétique de l’homme primitif et la demande de fourniture à des niveaux élevé s’accroît au jour le jour. Il y a trois niveaux principaux pour utiliser rationnellement l’énergie et réduire les impacts de son utilisation sur l’environnement sont la technologie (permet d’obtenir le même service ou un meilleur service avec moins d’énergie), les pouvoirs publiques (orientent la manière dont on consomme l’énergie et peuvent favoriser certaines sources de production) et le consommateur (décide de ce qu’il va consommer). La prise de conscience à tous ces niveaux permettra de réduire suffisamment le risque et de contribuer au développement durable.

Chapitre 3. Les déchets radioactifs

Les radionucléides peuvent être naturels (minerais) ou artificiels (scientifiques et industriels, cas du plutonium), leur usage génère des déchets; les combustibles usés des centrales électronucléaires sont des déchets radioactifs les plus toxiques et les plus surveillés. Les déchets radioactifs sont des déchets usuels comme les matériels obsolètes, objets métalliques ou plastiques divers, outils, flacons, matériaux usagés, gants ou tenus de protection, gravats…Ils émettent des rayonnements dangereux pour les vivants. Les plus radioactifs (combustibles usés et leur gainage), dans la gestion, on tienda compte au fait qu’ils dégagent de la chaleur. Les actions visant la protection de l’environnement tiendra compte du temps à faire par les radionucléides présents dans les déchets.

I.Déchets à vie courte

L’exploitant nucléaire devra mettre en place plusieurs filières de gestion, à cause de produits très divers qu’il lui faut trier, chacun avec ses conditions: métaux, plastiques, solvants organiques ou acqueux, huiles, matériels électroniques, gravats, métaux lourds, effluents liquides…necessitant chacun tri, décontamination partielle, compaction, incinération, évaporation, conditionnement dans le liant hydraulique, dans du bitume ou par vitrification, avec chacune leur spécificité et devant être amorties sur de faibles quantités.

  1. Précisions sur les unités

L’activité moyenne du corps humain est de 8 000 becquerels (0,1 becquerel par gramme (bq/g)), ce qui signifie que 8 000 noyaux de potassium 40 et de carbone 14 et quelques autres éléments mineurs se désintegrent par seconde, par radioactivité dans l’organisme de tout individu de taille adulte. Ceux-ci sont cumulés tant l’individu existera. Ces noyaux désintégrés représentent moins de cent millième de milliardième des noyaux du corps.

  • Déchets de très faible activité

Environ la moitié des déchets industriels (ferrailles et plastiques, 40% des déchets inertes (béton, briques, terres) et 10% des déchets spéciaux (boues, cendres…), constituent les déchets de très faible activité (TFA) en France.

 

  1. Déchets à vie longue de moyenne et haute activité provenant directement de réactions nucléaires ou de matériaux fortement contaminés ou activés en contact proche de la zone de réaction (gaine entourant les combustibles nucléaires), ils proviennent aussi des réactifs et matériels utilisés dans les usines pour traiter des combustibles usés se chiffrant en centaines de milliards de bq/g. Aux ÉtatsUnis, en Suède et en Finlande, les combustibles usés dans leur ensemble sont considérés déchets devant aller en stockage géologique qui permet pas à la radioactivité de remonter jusqu’à l’humain.
  2. Ordres de grandeurs en France

Presque 90% des produits de fission sont stables ou se stabilisent en moins de quelques années, les 6 tonnes restants se repartissent en 2,5 tonnes d’éléments de périodes radioactives < 30 ans et 3,5 tonnes d’éléments de périodes très longues (millions d’années); 11 tonnes de transuraniens à longue vie et haute activité s’ajoutent à ces produits. Ces derniers, à cause de leur radioactivité alpha, sont mille fois plus radiotoxiques dans la durée. En récyclant leur principal transuranien (plutonium), leur radiotoxicité diminue.

  1. Sûreté des déchets

Acquise à court terme dans les installations industrielles, passe par la solidification et le confinement des déchets en respectant la règle de ne pas laisser les effluents radioactifs sans traitement dans les cuves qui pourraient subir la corrosion ou connaître des évolutions chimiques instables. Un déchet inerté, solidifié et confiné n’expose pas aux risques en déhors d’un incendie, ne peut pas causer un accident ni relâcher significativement de radioactivité dans l’atmosphère.  VII. Santé

Il existe des valeurs limites par rapport à l’exposition à la radioactivité naturelle. On utilise ici le sievert comme unité (qui prend en compte l’énergie de rayonnement qui diffère d’un noyau radioatif à l’autre et la sensibilité des tissus des vivants) et pas le becquerel. La dose due à la radioactivité naturelle est d’1 à quelques milli-sieverts par an (mSv/an), la dose dépend aussi de régions. À l’irradiation naturelle s’ajoute une irridiation artificielle dont la pricipale source est le rayon X du secteur médical. Une irradiation rapide d’une centaine de milli-sieverts est la dose la plus faible pour laquelle une probabilité accrue d’effets cancérigène est mise en évidence.

VIII. Pollution de l’environnement

Dans les sites pollués, les déchets radioactifs posent des problèmes plus que ne le sont les déchets industriels. Le cas de la ville d’Hiroshima est un exemple type.

8.1 L’accident de Tchernobyl

 

Les effets se sont produit selon la dose, avec les symptômes:  baisse de globules blancs, les vomissements précoces avec hypoglobulie, en cas des fortes doses 50% trouvent la mort. Des décès immédiats constatés au moment de l’accident. Les uns avec des brûlures, les autres sous le choc, plusieurs sauveteurs sont touchés et hospitalisés et d’autres meurent. Le cancer de la tyroide surtout chez les enfants, accompagné des métastases ganglionnaires cervicales est la conséquence. Au niveau psychologique, l’anxiété, la dépression et maladies psychosomatiques. Le rapport faisait état de 56 morts immédiatement, 28 sauveteurs, dans les mois qui ont suivi, 19 dans les années suivantes et 9 enfants morts de cancer tyroidien.

 

8.2 L’accident de Fukushima

Les conséquences ont touché l’environnement, pour la population humaine locale, pour les travailleurs du nucléaire. Le nombre de décès immédiats était de 2-3 morts mais les conséquences tardives sont multiples.

  1. Conclusion

Les déchets nucléaires proviennent de l’énergie nucléaire. Le temps est un facteur à prendre en compte car les effets de certains déchets se déclenchent plusieurs centaines d’années plus tard. Les diverses procédés de gestion et d’élimination devront être bien étudiés de peur qu’en voulant assainir le milieu, on ne le contamine davantage en défaveur et au détriment des générations futures.

Chapitre 4. L’effet de serre

Les premières descriptions de l’effet de serre remontent à 1827 et,  en 1895, Errhenus, dans son calcul, démontre qu’une augmentation de la concentration en CO2, issu de l’utilisation des cmbustibles fossiles, peut chauffer l’atmosphère. C’est un changement insidieux pouvant avoir des conséquences grave à long terme, contrairement à des nombreuses autres pollutions perceptibles par l’un ou plusieurs de nos cinq sens.

I.Un effet naturel

La terre possède une atmosphère contenant des gaz lui permettant de se rechauffer par effet de serre. Cet effet de serre s’observe par ex. dans une voiture laissée au soleil avec les vitres fermées; les vitres sont transparentes aux rayonnements solaires visibles mais opaques aux rayonnements infrarouges, l’énergie lumineuse passe au travers de vitres avant d’être absorbés par les objets qui sont à l’intérieur de la voiture qui émettent à leur tour une partie de cette énergie sous forme de rayonnement infrarouge dont une partie ne peut plus traverser la vitre et chauffe l’habitacle. C’est aussi sur ce principe que fonctionne la serre du jardinier. Au niveau de l’atmosphère terrestre, certains gaz, présents en faible quantité, absorbent une partie de ce rayonnement infrarouge, alors qu’ils sont en grande partie transparents au rayonnement solaire direct; ils chauffent l’atmosphère qui va rayonner à son tour des infrarouges vers l’espace et vers la terre. La température moyenne au niveau du sol est alors de 15ºC au lieu des 18ºC que l’on aurait sans cet effet de serre naturel.

La terre et l’atmosphère rayonnent aussi, mais leur émission se situe dans l’infrarouge lointain car leur température est beaucoup plus faible que celle du soleil. La terre est dans état stationnaire qui se traduit par le fait que la puissance reçue du soleil est aussi celle qu’elle émet dans l’espace, soit 342W/m2 Si ce n’était pas le cas, la température moyenne de la terre augmenterait ou diminuerait au cours du temps jusqu’à atteindre cet état stationnaire. Au sommet de l’atmosphère, 235 W/m2 de rayonnement infrarouge doivent être émis vers l’espace pour compléter les 107 W/m2 de rayonnement solaire déjà réfléchis. Ces 235 W/m2 ont deux origines: la fraction du rayonnement infrarouge de la terre qui n’est pas arrêté par l’atmosphère et la fraction du rayonnement infrarouge de l’atmosphère dirigé vers l’espace. La terre (15ºC) emet 390 W/m2, 90% soit 350 W/m2 est absorbé par l’atmosphère, c’est l’origine de l’effet de serre. Le reste (40 W/m2) quitte la terre vers l’espace. L’atmosphère, chauffée par le rayonnement de la terre et par le rayonnement solaire direct (67W/m2), émet aussi dans l’infrarouge selon sa température L’atmosphère rayonne ainsi 195W/m2 vers l’espace et 324W/m2 vers la terre qui les absorbe

  1. Les gaz à effet de serre

La vapeur d’eau (55%), suivie du gaz carbonique, CO2 (39%), du méthane CH4 (2), l’Ozone (2%) et de l’oxyde nitreux, N2O (2%) sont les gaz responsables de l’effet de serre naturel. Certains gaz se repartissent de manière homogène et persistante (CO2, CHS, l’Oxyde nitreux, composés allogénés synthétisés par l’humain). D’autres composés intensifient l’effet de serre.

  • L’eau

L’eau existe sous trois états (solide, liquide, gaz), joue un rôle important dans l’état de serre naturel en raison de l’élévation de la température moyenne de la terre (la moitié).

Les perturbations anthropiques à l’effet de serre par le cycle de l’eau sont insignifiants (moins de 0,1 W/m2).

  1. Les gaz à effet de serre persistants

Avant l’ère préindustrielle, un million de  cm3 (1 m3) d’air contenait 280 cm3 (280 ppm) de CO2, 0,71 cm3 (714 ppb) de CH4, et 0,27 cm3 (270 ppb) d’oxyde nitreux. Ce même volume d’air contenait 379 cm3 (379 ppm) de CO2, 1,77 cm3 (1 774 ppb) de CH4 et 0,32 cm3(319 ppb) d’oxyde nitreux. De plus, se sont ajoutés des gaz artificiels comme les composés halocarbonés, les hydrocarbures perfluorés et l’hexafluorure de soufre qui n’existaient pas en 1 750. On connaît une concentration la plus forte de CO2 (379 ppm) depuis 650 000 ans, ce qui veut dire que l’effet de serre dû au CO2 s’est accru de 1,7W/m2, soit 63% imputable aux gaz à effet de serre persistant dans l’air terrestre… Ppm=partie par million; ppb=partie par milliard (concentrations exprimées  en moles de gaz par mole d’air).

  1. Les aérosols

Il s’agit de particules fines susspendues dans l’atmosphère (nuages, goutelettes d’eau ou de glace, fumées, poussières émises par les véhicules, par des feux de forêts ou de savanes, émission lors d’erruption volcanique) pouvant être transportés à des très loin du lieu d’émission et dont, pour certains les poussières peuvent atteindre le stratosphère et y rester durant quelques années. Les aérosols eux, diminuent l’effet de serre (-0,5

W/m2) en arrêtant une partie de l’énergie solaire devant arriver sur la terre. L’homme, par le transport, le déboisement, des constructions, l’agriculture intensive, l’industrie génère des aérosols comme les sulfates, carbone organique, carbone noir, nitrates, poussières, entraînant des changements climatiques. La combustion des combustibles fossiles ou de biomasse qui est aussi la source de gaz sulfureux (SO2), produisant les pluies acides et des aérosols de sulfate, constitue la principale activité humaine source d’aérosols.

  1. Autres contributions

L’Ozone peut être stratosphérique (se formant sous l’action des rayons ultraviolets et dont la concentration est marquée entre 20 et 25 km d’altitude) ou troposphérique (synthétisé par des réactions photochimiques nécessitant des précurseurs provenant des combustions des combustibles fossiles ou de biomasse: Nox, CO, hydro-carbures). La stratosphère se situe entre 13-15 km depuis le sol et a une couche d’Ozone dont la température hausse avec l’altitude tandis que la troposphère est la zone basse de l’atmosphère en contact avec le sol, sa température diminue avec l’altitude. L’Ozone au sol est très toxique et aussi un gaz à effet de serre avec un accroisement de 0,3 W/m2.

  • Bilan

La somme de contributions positives et négatives a été estimée à 1,6 W/m2 par la GIEC en 2007 par rapport à la situation estimée de 1750.

  • Intercomparaisons

En absorbant partiellement le rayonnement infrarouge émis par la terre, le CO2, le CH4 et le N2O présent dans l’atmosphère terrestre augmente l’effet de serre. L’intensité de cette absorption ainsi que les longueurs d’onde dépendent de la nature du gaz, de sa concentration et de la présence d’autres gaz à effet de serre. L’évaluation d’un gaz par rapport à un autre recourt à la notion de pouvoir de rechauffement global que l’on note PRG. Pour évaluer l’impact climatique d’un processus industriel ou autre, on utilise le PRG pour ramener l’ensemble de émissions à un équivalent carbone selon les règles.

  1. Origine des émissions anthropiques

Par an, les émission des gaz à effet de serre sont passés de 8Gt en 1970 à 14 Gt en 2004 dont 10 Gt du seul gaz carbonique (CO2) dont les trois quarts sont émis par l’utilisation de combustibles fossiles et le quart restant de la déforestation. La moitié de ces émissions est absorbée par les océans augmentant ainsi l’acidité des couches superficielles et par les sols au moyen de la photosynthèse. La première source de CO2 provient selon l’ordre d’importance de la production de l’énergie électrique (41%), l’industrie (29% et le transport (22%).

  1. Le facteur 4

La France a entrepris de diviser par 4 ses émissions de CO2 à l’horizon de 2050 bien que cela soit difficile à appliquer. Les émissions anthropiques du CO2 est deux fois supérieures à ce que les océans et le sol peuvent absorber. 1 tonne de CO2 est émis par habitant et par an dans le monde et un français en émet 2 tonnes. Pour maîtriser les émissions (émettre ce que la nature peut absorber), il faut diviser par 2 les émissions mondiales de CO2 et par 4 celles de la France.

  1. Conséquences possibles

Le rechauffement climatique augmentera le nombre de cyclones, de tempêtes ou de vagues de chaleur, la montée du niveau des mers, la disparution des récifs coralliens, l’aggravation El Ninõ. Les écosystèmes fragiles souffiront davantage, des phénomènes sanitaires aussi sont à redouter comme le paludisme, le dengue, les fièvres hémorragiques entre autres.

  • Conclusion

L’effet se serre est une pollution invisible qui se propage très rapidement sur l’ensemble du globe. Il risque de produire des changements climiques au niveau planétaire. Les solution à ce phénomène n’est possible qu’avec l’engagement de tous les peuples du monde habitants la planéte.

Chapitre 5. Les transports

Toutes les civilisations modernes reconnaissent que le transport a sa plus grande place pour se déplacer ou transporter des marchandises… Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la production de véhicules à moteur est passée d’environ 5 millions à près de 50 millions par an à la fin du XXe S. Elle était de presque 62,3 millions en 2006. Dans le monde, la répartition était la suivante en 2005: Europe: 36,3%; Amérique: 36,8; Asie: 22,6%; les autres continents ayant faiblement contribué. Le milliard d’automobiles devrait être atteint vers 2025. Si le taux de motorisation était le même que celui des pays de l’OCDE, il y aurait déjà 3 milliards de voitures dans le monde.

I.Energie et transports

L’énergie est nécessaire pour se déplacer ou déplacer un objet. Malheurreusement que, pour la plupart, cela nécessite l’utilisation de produits à base de pétrole, sources d’émission de gaz à effet de serre et de plusieurs formes de pollutions. Les mêmes moyens de transport, leurs composants et accessoires arrivent souvent en fin de vie et deviennent déchets nécessitant d’être triés, traités, récyclés ou stockés. Les océans couvrent 70% de surface de la planète. Les marchandises, pour être acheminées utilisent la voie maitime et les constructions des ports; ou la route pour lesquelles les routes et ponts sont nécessaires. Le transport aérien est moins efficace sur le plan énergétique.

Le rail a une consommation dépendant de l’énergie utilisée pour faire marcher sa motrice. Une puissance de 1 CV = 746 W permet de déplacer 150 kilos sur la route, 500 kg sur une voie ferrée et 4000 kg sur une voie martime. Plus la consom-mation d’énergie d’un moyen de transport est élevée, importante est la pollution. II. Les transports routiers

Voitures, camions et autobus sont les plus grands pollueurs par l’oxyde de carbone, les hydrocarbures imbrûlés (HC), les oxydes d’azote (Nox) et, pour les véhicules diezel, les particules, de composés organiques et des chlorofluorocarbures.

5.1 Les émissions

Si on entretient régulièrement un véhicule, son niveau d’émission des polluants évolue peu (augmente de moins de 20%). En ville, la pollution se fait le plus sentir, les véhicules à moteur comme diesels émettent surtout le dioxyde d’azote et de fumée noire. Les deux-roues polluent en émettant 10 à 20 g/km de CO, 6 à 8 g/km de HC, avec une émission de Nox supportable. L’ADEME montre qu’une moto de 1 100 cm3 de cylindre émet cent fois plus de Nox, trente fois plus de COV, 5,7 fois plus du CO2 qu’une voiture de 7 CV fiscaux (1 600 cm3) du fait de manque de système d’épuration de gaz d’échappement, les cyclomoteurs étant les gros émetteurs de COV. La circulation automobile dépose des polluants sur les chaussées et aux alentours: les hydrocarbures (huile et essence) et les gaz provenant du moteur, les zinc et cadmium issus des pneus et le cuivre provenant frein, l’érosion de la chaussée et les sels de déglaçage qui contaminent l’eau de ruissellement et les sols; le nombre et la taille de véhicules doivent aussi être pris en compte.

 

5.2 Impact sur la santé  les polluants atmosphériques s’attaquent à l’immunité, sont cytotoxiques et génotoxiques, cancérigènes, induisent les allergies et l’asthme, favorisent les infections respiratoires. Les véhicules diezels émettent des particules de taille infime (1 µg) résultant de particules primaires carbonées infiniment petites (8-10 nm), irrégulières et de grande surface spécifique. Elles adsorbent des composés étrangers après combustion (hydrocarbures imbrûlés, hydrocarbures polycycliques aromatiques, composés organiques oxygénés comme aldéhydes, cétones, phénols…,Le danger est dû à l’ensemble formé par la particule et les composés adsorbés. Leur taille leur permettent de pénétrer au plus profond des poumons où ils se fixent dans les alvéoles pour réduire l’espérance de vie, provoquer des crises d’asthme, aggraver les symptômes respiratoires, le nombre d’hospitalisation et la formation des caillots sanguins surtout chez les personnes sensibles. Le CO est produit par la combustion incomplète des hydrocararbures qui pénétre dans le sange et inhibe le transport d’O2  vers les organes et tissus, ce qui peut occasionner un coma mortel, à forte dose…Les NO et NO2 irritent les poumons, réduisent la résistance  aux infections respiratoires, favorisent l’asthme de l’enfant et sont précurseurs des pluies acides…L’ozone au sol viennent du rayonnement solaire et de la chaleur sur les Nox et les COV provenant des véhicules à moteur, pouvant conduire à des affections respiratoires graves, des réactions inflammatoires bronchiques, freine la croissance des végétaux et réduit leur résistance aux insectes…Les composés organiques polycycliques émis par les véhicules à moteur ou diezels sont cancérigènes (benzène et formaldéhyde)…

  • Transports aériens

L’avion vole entre le troposphère et le stratosphère et émet les gaz à effet de serre nocifs et le carburant brûlé à cette altitude impacte 2-4 fois que s’il était brûlé au niveau de la mer; la condensation qui se forme dans les sillages des avions favorise aussi le rechauffement climatique et l’accroissement de l’effet de serre.

  1. Transports maritimes

Pollue la mer par le transport des combustibles fossiles (pétrole brut, produits pétroliers, charbon) et contribue aux émissions des gaz à effet à serre. Les nauffrages accidentels pétroliers donnent lieu aux marées noires et souillent les côtes, oiseaux englués…

  1. Pollutions sonores

Le transport contribue à 80% des bruits plus que les usines dans la mesure où ces dernières sont fixes, mais les transports routiers et aériens sont des sources mobiles de pollution sonore qu’ils propagent au fur et à mesure qu’ils se déplacent. L’échelle sonore, exprimant plusieurs types de bruits en dB de 0-130 et indique qu’à partir de 60 (conversion normale) le bruit commence à être gênant et à 130 (avion à réacteur au décollage) le devient plus que de douleur. On répartit les bruits de transport comme suit: transport routier: 68%; transport aérien: 20% et transport ferroviaire: 12%. Outre l’altération de l’appareil auditif, le bruit entraîne une grande fatigue et s’il est répété, la baisse de la défense de l’organisme et le stress, affecte la composition sanguine, perturbe le système cardiovasculaire, augmente la tension artérielle…

 

  1. Perspectives

Toutes les civilisations connaissent l’utilité des transports motorisés et reconnaissent qu’ils utilisent les hydrocarbures, sources de pollution. L’utilisation des progrès technologiques nous permettra d’en faire un usage efficient et de tenir compte de l’épuisement possible de ces ressources naturelles. Le véhicule hybride ne serait-il pas une solution malgré sa cherté? Et la voiture électrique pour diminuer la pollution locale malgré les 200 km seulement à effectuer avec la batterie et nombreuses heures pour sa  recharge?

Chapitre 6. Air, eau, sol

Trois milieux sont sans cesse sujets à modification à cause de l’activité humaine qui s’y déroule: l’air, l’eau et les sols, avec des échanges intercompartimentaux entre eux. Les risques sont permanents dans l’air (gaz et poussières) et dans l’eau. 15 kg d’air est le volume respiré chaque jour par l’humain dont 1 kg d’O2; il boit quelques litres d’eau et en consomme près de 200 litres par jour, ne mangeant qu’1 kg de nourriture. Pour le toxicologue, la concentration est la plus considérée que la quantité. Les enjeux les plus  importants à considérer sont la collecte, le traitement à la source, la règlementation ou l’interdiction des pratiques à l’origine de diffusions. Certains polluants sont rapidement détruits, d’autres sont persistants et s’accumulent. L’interactivité des polluants et des phénomènes naturels ne nous amène pas à démontrer que tel effet vient de telle cause, mais on se rend parfois compte que tel événement a causé l’effet après que l’effet soit observé. 7 milliards d’habitants de la planète ont été atteints en 1999; leur impact sur l’environnement dépend de leur mode de vie, ils constituent alors une force de réflexion et d’actions supplémentaires vers un impact positif.

1.Air

78% d’azote, 21% d’O2, 1% d’argon et 0,4% de CO2 est la composition de l’air sec près sol, à part les autres composés mineurs qui s’expriment en ppm, ppb ou ppt. Les principaux polluants de l’air ambiant sont le dioxyde de soufre, les PM, le dioxyde d’azot, le CO, l’O3, et les COV. Ils proviennent généralement de l’industrie, le chauffage domestique ou urbain, du transport  routier, de l’agriculture et d’autres comme l’O3, polluant secondaire, provenant des précurseurs comme le CH4, le CO2, Nox et COV…en présence de UV.

1.1 Combustion

Est la première cause de pollution de l’air directe (combustibles fossiles, du bois, des déchets, des carburants…) dont les sources d’émission sont nombreuses et diffuses. La combustion de biomasse et les installations domestiques rejettent de l’arsenic, le cadmium, le mercure, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et la dioxine. Les polluants organiques les plus toxiques sont ceux provenant d’une combustion incomplète.

1.2 Air des villes

les particules fines et les pollutions en général en ville varie selon l’espace et au cours de temps selon qu’il s’agit de l’exposition aux particules fines ou aux oxydes d’azote, bruits…

 

1.3 Smog

Les combustibles fossiles chargés en soufre et pourtant en étaient le chef de file, ayant un caractére local (smog) ou régional (pluies acides), alors que dans le passé, les fumées associant les dioxydes de soufre et des poussiéres étaient la cause des pollutions.

1.4 Pluies acides

L’eau de pluie est acide, son pH est de 5 à 5,6 car elle dissout une partie de CO2 de l’atmosphère. Cette acidité dissout les minéraux à la surface du globe, après réaction chimique avec la vapeur d’eau, ces gaz se forment l’acide sulfurique, l’acide nitrique et l’acide chlorhydrique acidifiant le sol et les eaux.

1.5 Oxydes d’azote et pics d’ozone

Outre leur contribution aux pluies acides, les NO sont précurseurs de pic de la pollution à l’O3 qui est un polluant secondaire très toxique, on l’utilise comme désinfectant.

1.6 Aérosols et poussières

L’agriculture, la combustion, l’industrie et le transport sont les 4 grandes sources à l’origine des poussières en suspension. Les combustiles fossiles (transport, industrie, chauffage au fioul et au gaz) et de la biomasse ( chauffage au bois, feux des végétaux) ont chacun une part bien identifiée actuellement. Les aérosols ont un impact tant sur la santé que sur le climat…

1.7 L’atmosphère dans les locaux

15 m3 est le volume d’air respiré dont 12 m3 de l’air intérieur.  Le CO  provient de la combustion incomplète. Les intoxications sont dues à l’utilisation défectueuse d’une installation de chauffage ou de production d’eau chaude quel que soit le combustible utilisé (bois, charbon, fuel, gaz). Des groupes électrogènes peuvent aussi intoxiquer au CO. Les batiments non appropriés exposent aux pollutions exagérées et induisent aux symptômes de mal-être, irritations occulaires ou cutanées, allergies, céphalées, fatiques, infections fréquentes…

1.8 Trou d’ozone dans la stratosphère

Seul l’O3 stratosphérique absorbe les UV solaires et protège la vie terrestre. Se trouvant entre 20-25 km d’altitude, l’O3 stratosphérique représente 90% de l’O3 de l’air. La pollution chronique et étendue de l’atmosphère peut dégrader cette couche d’O3. Elle est catalysée par le chlore tirant sa source des chloro-fluoro-carbones (CFC) anthropique dont les 800 000 tonnes produit en 1998 ont été estimés suffisant pour être la cause principale des trous constaté dans la couche d’O3 d’une superficie qui équivaut l’Europe. 1.9 Dioxine

75 molécules organochlorés différents, ayant une grande affinité pour les graisses et s’accumulant tout au long de la chaine alimentaire, sont désigné sous le nom de dioxines, ils nous sont apportés à 90% par l’alimentation (viande, poisson, produits laitiers, crustacés). Ils sont stables et peu solubles dans l’eau comme les furanes (autre polluant organique). Toutes les combustion en présence du chlore donne comme sousproduit les dioxines. L’origine des dioxines n’est pas très connue.

1.10 Bhopâl capitale de l’État indien Madhya Pradesh, 03 décembre 1984, dans la fabrication d’un herbicide, et 12 tonnes d’un autre produit de réaction s’échappèrent en deux heures, 24 tonnes d’isocyanate de méthyl gazeux et liquide, produit intermédiaire d’un réservoir de la société Union Carbide India limited, causant plusieurs morts et l’atteinte de 200 000 personnes par les maladies de la peau et des muqueuses, lésions occulaires, oedèmes des poumons. L’événement a laissé derrière lui les gens souffrant de problèmes respiratoires, occulaires, reproducteurs, endocriniens, gastro-intestinaux, ostéoarticulaires, neurologiques psychologiques… II. Eau

97% de l’eau se trouve dans les océans et représentent 300 fois la masse de l’atmosphère, le reste est dans les glaces et la neige (2%) et dans les nappes phréatiques

(1%), les lacs et fleuves ne contenant qu’un dix millième et l’atmosphère un cent millième de l’eaau libre. Il n’existe pas l’eau pure dans la nature car l’eau est un excellent solvant contenat du CO2, de l’O2 et de l’azote. Le cycle naturel de l’eau n’a pas toujours un comportement favorable.

2.1 Eau potable

Le risque bactérienne reste le risque le plus élevé sur le plan sanitaire. Le désinfeftion de l’eau peut se faire en la traitant par l’O3 qui ne garantit pourtant pas la nonmultiplication des microorganismes dans les conduits de distribution, la chloration, efficace contre plusieurs bactérie, s’effectue. 10 microgrammes d’arsenic par litre pour l’eau potable est admissible, selon l’OMS. Le plomb dans l’eau préocupe légitimement.

2.2 Contaminations agricoles

Les eaux de surface et souterraines se dégradent par la présence de nitrates et de produits phytosanitaires comme les pesticides. Les engrais utilisés dans le cadre agricole polluent l’eau et empêchent la production de l’eau potable. Les nitrates ne sont pas souhaités dans l’eau ni dans les aliments parce qu’ils sont cancérigènes. Parmi les pesticides, on trouve des fongicides, des herbicides, des insecticides…les molécules les composant sont passés de 126 en 1997 à 215 en 2005. Toutes ces substances peuvent polluer les sols, les cours d’eau et les nappes souter-raines, selon nature, dose employée et milieu récepteur, les pesticides se rencontrent aussi dans l’air ambiant, dans certains fruits et légumes. Les autres effets sont l’eutrophisation (prolifération d’algues vertes macrophytes dont les sols couverts par ces algues produisent de dégagements soufrés motels à fortes doses), cyanobactéries, marées vertes et prolifération de plancton marin en Bretagne. Les pollutions d’origine agricole ont une certaine responsabilité sur ces désordres.

2.3 Eaux usées en ville

Proviennent de l’eau météorite de ruissellement et les eaux usées de consommation. Quand l’eau ruisselle sur des surfaces imperméables (toitures, chaussée), très vulnérables à la corrosion (zinc des gouttières, crochets de plomb des toitures) et très chargées de dépôts polluants liés au trafic automobile et à l’activité industrielle, la ville contamine très facilement et de façon massive l’eau météorite. L’eau de pluie en milieux ruaux n’est pas potable, en mileux urbains les eaux de ruissellement sont toxiques, toxicité aggravée par le ruissellement des eaux sur les chaussées, devenant riches en particules auxquelles adhèrent les polluants. Les eaux usées de consommation sont polluées par les matières en suspension et les microorganismes qui génèrent turbidité et surtout grande consommation d’O2 pour oxyder la matière organique et celle de bactéries liées aux déjections fécales. Le savon est une autre cause de pollution en rejettant le phosphore présent dans les lessives pour favoriser le lavage.

2.4 Eaux fluviales et marines

Dans les régions traversées par de nombreux fleuves côtiers et où l’élevage est très exploité, l’agriculture y est une source de pollution conduite par l’eutrophisation à la formation de zones mortes commençant au niveau des rivières et des fleuves pour s’étendre en bord de mer. Les rejets urbains souillent les eaux fluviales et marines, les rejets industriels contiennent les métaux et autres molécules dangereuses et se retrouvent dans les fleuves et leurs sédiments jusqu’à l’embouchure. Il y a aussi de rejets liés aux activités portuaires, les rejets accidentels d’hydrcarbures et les rejets volontaires illicites (dégazages)…même si des améliorations sont considérables suite aux règlementations.

III. Déchets:

40 milliards de tonnes de sols et roches déplacés annuellement par les humains soit 20 kg par personne et par jour, 60 milliards de tones par l’érosion fluviale et marine et 30 milliards de tones par le volcan. En matière de chimie, plus de 100 000 substances chimiques sont recensées dans l’Union européenne, dont 30 000 sont produits au niveau mondial de manière quantitative (produits énergétiques, pétrole, charbon et gaz et leur dérivés…); quelques centaines seulement ont été analysés profondement concernant leurs propriétés toxiques. Souvent on applique, pour gérer les déchets, soit les confinement et récyclage comme la plus commune des activités humaines et industrielles, mais les rejets à la cheminée et effluents liquides sont autorisés; soit aussi l’épandage et donc la dillution des résidus et déchets, ce qui favorise les produits biodégradables.

3.1 Boues de traitement des eaux

37 kg de déchets solides par habitant et par jour dont 50 g par habitant et par jour de matières sèches des 200 litres d’eau usées chaque jour. Les matières organiques sont les principales contenues dans les eaux usées urbain. Les métaux lourds se fixent aux particules et s’y concentrent; le Cd est le plus rencontré (89%) provenant des engrais phosphatés, le Pb par les retombées phosphoriques (97%), le zinc par le lisier de porc (64%), le cuivre par les produits phytosanitaires…

3.2 Ordures ménagères

30% d matières organiques putréscibles, 25% de papiers-cartons, 13% de verres et 11% de plastques. Les fines incombustibles (petits débris et gravats, poussières minérales de diamètre < à 20 mm) représentent 7% des déchets et tendent à baisser en importance.

50% d’entre eux sont récyclables et 30% fermentescibles. Leur énergie peut être extraite par incinération ou par fermentation des fractions organiques. L’incinération détruit les polluants biologiques et réduit le volume de 100 à 10 ou de 100 à 1 selon l’usage entrepris et les residus d’épuration sont mis en décharge. On peut récupérer les déchets incinérés pour la production de la chaleur et de l’énergie. La collecte et la mise en décharge est la voie ordinaire de gestion des déchets urbains en écartant l’eau, l’air et le sol, si possible. Le traitement biologique par compostage ou méthanisation se fait pour 14% des ordures ménagères, fournissant ainsi soit un compost récyclable (nécessitant un tri rigoureux pour les risques infectieux pour le personnel), ou du CH4 valorisé en énergie. Les plastiques et autres déchets excepté bouteilles et flacons, la valorisation énergétique est préférée au récyclage. La collecte, le transport, le tri et le nettoyage coûtent plus d’énergie au récyclage…

3.3 Déchets dangereux

Les déchets toxiques en quantités dispersées et les déchets industriels spéciaux au contenu polluant et aux propriétés explosives ou inflammables. Par ex. les métaux lourds sans oublier que certains oligoéléments sont nécessaires à la vie aux concentrations vitales (Ni pollue les plantes, mais utile pour certains animaux; le cobalt intervient dans la vitamine B12, le fer dans l’hémoglobine, mais l’excès est dangereux pour le coeur, le zinc, utile pour le développement des organes sexuels mâles, le cuivre dans la génération de cellules du sang…La production anthropogénique des cuivre, cadmium, zinc, plomb, vont au-délà des émissions naturelles suite à la métallurgie et les opérations des combustions de minéraux tels que le charbon. La chimie et la métallurgie produisent le plus les déchets industriels spéciaux. Les déchets sont constitués d’un mélange d’hydroxydes de sodium, de phénols, de mercaptants, de sulfure d’hydrogène, d’hydrocarbures…

IV Sols pollués

Nombreux flux de matières passent par les sols. Les sols ne sont pas homogènes comme l’air et l’eau, tout flux de matière y est lent à moins d’être transporté par les eaux d’infiltration ou les nappes phréatiques mobiles. Une pollution industrielle localisée spacialement et temporellement peut être combattue et le sol remis en l’état.

  1. Impacts sur la santé

Les cancers, maladies du système respiratoire, l’atteinte du système immunitaire, trouble du système endocrinien, anomalies de la réproduction, atteinte de la santé de l’enfant (psychologie et activité). Les particules entraînent la hausse de la morbimortalité chez les bébés, effets sur le développement des fonctions pulmonaires, asthme, symptômes respiratoires. Le SO2, les fumées noires et l’Ozone provoque ou aggravent l’asthme…

  1. Conclusion

Les combustions, l’utilisation des combustibles et carburants polluent l’environnement, l’homme n’a pas encore maîtrisé le feu. Le CO2 impacte le climat et par conséquent la santé, suite à la non maîtrise de la combustion.

Chapitre 7. Santé et pollution

I.Introduction

1,5 millions d’enfants meurent chaque année dans le monde suite aux diarrhées d’origines diverses; ¼ des décès des enfants d’âge inférieur à 5 ans meurent suite à la pneurmonie et au paludisme. 1 enfant sur 10 sont atteints de saturnime du fait des retombées de Pb venant des industries près desquelles ils vivent. L’huile de cuisine toxique contaminée par de l’huile de colza industrielle a fait ses 203 morts après l’avoir consommée; 15 000 personnes ont souffert de ce syndrome dit « l’huile toxique » et aucun traitement n’en a été trouvé. Plus de 200 000 personnes sont atteintes de maladies d’origine alimentaire chacun année dont 10 000 hospitalisées et 200 à 700 meurent en France, surtout si une infection en fait suite. Donc, la santé est ménacée de plus en plus par des vagues de chaleur caniculaire, la légionellose, les bactéries, des anomalies faciales, anomalies de croissance, dommage au système nerveux central induisant aux troubles de l’apprentissage, hyperactivité, troubles de l’attention ou de la mémoire, inintelligence émotionnelle, troubles nerveux, suite à l’alcool ingéré pendant la gestation maternelle subi par le foetus. Ce sont des effets liés à l’environnement à son sens plus large contre lesquels, de tout temps, l’homme lutte pour s’en protéger. Mais faut que l’épidémiologie établisse des corrélations entre ces effets et l’environnement et que la toxicologie les confronte.

  1. Quel environnement?

Il s’agit, au sens large, de toutes les conditions externes qui ont une influence sur le développement des humains, des animaux et des plantes. Chacun maîtrise les unes (par ex. l’alimentation) et en subit d’autres (par ex. l’air respiré sur le lieu de travail). Le terme pollution a trait à certains phénomènes naturels nuisibles à la santé et parfois on le réserve aux seuls polluants générés par l’homme (artificiels). Les rayonnements ionisants, les radiations UV, le radon sont de nature physique tandis que les pesticides et les dioxines sont de nature chimique. Elles peuvent aussi être de nature infectieuse (parasitaire, virale ou bactérienne). Telles sont des caractéristiques environ-nementales et des pollutions pouvant influencer la santé. Les causes environnementales se subdivisent en produits chimiques et rayonnements simples, les mélanges pouvant aboutir à une synergie ou à un antagonisme, expositions réelles ou situations complexes ou particulières. Les vecteurs entre l’environnement et l’homme sont l’eau, la chaine alimentaire, l’air ambiant, l’environnement physique et animal. L’insalubrité de l’eau et la pollution de l’air sont les deux facteurs de risque au niveau mondial.

  • Quelles maladies?

3.1 Parasites, virus et bactéries. D’abord c’était le choléra, la fièvre jaune, la fièvre récurrente, la peste, le typhus et la variole qui inquiétaient l’OMS au début des années 1950. Actuellement, plus de 2 milliards de passagers sont transportés par des ompagnies d’aviation par an, rendant ainsi plus facile la dissémination internationale des plusieurs maladies dont ils peuvent être porteurs chacun. La tripanosomiase africaine, le dengue et le paludisme, maladies à transmission vectérienne, ont fait leur apparution après une vingtaine d’années. L’urbanisation et l’accroissement des échanges internationaux ont facilité la propagation de dengue. 1,2 million de cas de dengue par 54 pays à l’OMS en 1998. Les épidémies éclatent de plus en plus depuis, touchant des millions de personnes de l’Amérique latine et de l’Asie du sud et le nombre de cas notifié à l’OMS a doublé.Le Chikungunia de son côté touché 204 000 personnes et tué 125 personnes, la grippe aviaire a fait 149 décès sur 310 cas, donc deux cas sur trois étaient mortels…   3.2 Cancers et autres maladies

Dans un tiers à un dixième, l’environnement est un facteur de cancer. Les cancers observés aujourd’hui, sont la résultante d’une exposition ancienne et ignorée. Il ne faut pas ignorer pourtant que les cocktails de pollutions sont différents. Certaines infections peuvent causer un cancer (Helicobacter cause le cancer de l’estomac, le papillomavirus provoque le cancer des cervicales et l’hépatite virale peut provoquer le cancer de foie…le cancer de poumon est causé en premier par la fumée de tabac, la pollution cause des problèmes cardiologiques et respiratoires. Les effets neurologiques sont issus de l’exposition au plomb et des pesticides, les maladies des reins par le Pb et Cd, le bruit hausse la tension artérielle pendant le sommeil avec des effets cardiovasculaires et le Chlore les inflammations des broches et l’asthme. La sinusite, la rhume chronique et les douleurs de la gorge sont fréquents chaz les maîtres-nageurs…

3.3 Maladies cardiovasculaires

La pollution de l’air augmente la morbi-mortalité cardio-vasculaire, les crises cardiaques et hospitalisations pour les exposition de courte durée, l’insuffisance cardiaque, les AVC dont l’impact peut se manifester dans 24-72 heurs de l’exposition aux particules accrues. L’exposition chronique augmente le taux des décès pour causes cardiovasculaires. Les mécanismes du stress oxydatif et de l’inflammation d’une part et la perturbation du contrôle nerveux autonome du coeur sont les deux groupes de mécanismes biologiques qui jouent le rôle dans la relation exposition- risque.

  1. Modalités d’action de la pollution:

Les effets peuvent être dus à faible ou forte dose, pour une exposition unique ou répétée, immédiats ou différés, reversibles ou irréversibles, en synergie ou en antagonisme, avec exception pour chaque situation.

  • Les expositions chroniques

Il s’agit de ce qu’a fait un environnement quelconque sur la vie entière ou sur une grande partie de celle-ci. La présnece de beauoup de contaminant à la fois peut être la cause de synergies ou d’antagonismes. L’environnement a sa part contribuée dans les maladies chroniques: les cardiopathies, les AVC, les cancers, les affections respiratoires chroniques, le diabète,.. responsable de 60% des décès, les maldies chroniques sont la toute première cause de mortalité au monde. Elles ont pour facteurs de risque une alimentation malsaine, un manque d’exercice physique et le tabagisme dont, une fois évités, 80% de cardiopathies, des AVC, de diabète de type 2, ainsi que 40% de cancers sont évitables.

  • La sensibilité individuelle:

Des inégalités interindividuelles face aux conséquences de la pollution atmosphérique sur la santé humain sont vraies. Les antécédents familiaux et les pathologies prédisposent au cancer à 5-10%. Embryons, foetus, nourrissons, jeunes, enfants, femmes enceintes, personnes âgées, asthmatiques, bronchitiques chroniques, cardiaques, immunodéprimés et même les sportifs n’ont pas tous la même relation à l’environnement que l’homme en bonne santé et dans la force de l’age.

  1. Les cancers en France
    • Statistiques entre 1980 et 2005 les cancer ont doublé en France, passant de 170 000 nouveaux cas en 1980 à 320 000 en 2005. Les 320 000 nouveaux cas se répartissent en: Leucémies aigues, myélome, SNC, Ovaire, Rein, Oesophage, levre-bouche-pharynx, lymphome malin non Hodgkinien, vessie, estomac, Foie, Pancréas, Prostate, Sein, Colon-rectum, Poumon et Autres.
    • Epidémiologie: les facteurs alimentaires et nutritionnels interviennent pour 30-40% dans le développement des cancers chez les hommes et pour 60% chez les femmes. La moitié restante des cancers contient la part de la pollution qu’il faut identifier. Le tabac est en tête avec 20% des cas mortels, mais le tabac passif fait partie de la l’environnement pollué. Le reste se partage entre les causes énergétiques et les environnements professionnels, public et privé. 1/10 pourrait être attribués à ces environnement ou même de la dizaine de milliers de décès. Quelques milliers de cancer du poumon jusqu’à 10% peuvent être attribués à la pollution extérieure…
    • Les cancers professionnels:

Souvent le lien est difficile à établir, même si la cadmium, le bérylium, les huiles minérales non raffinée, les produits de l’industrie du caoutchouc et du cuir, sont connus. Les sites d’exposition au benzène (leucémie); acide chromique (cancer du poumon), amines aromatiques (cancer de la vessie); goudrons et suies (cancer du poumon et de la vessie); chlorure de vinyle (cancer du foie)…

  1. La fumée du tabac:

la consommation annuelle de chaque fumeur équivaut à quelques kilogrammes annuels de feuilles soigneusement choisies, préparées, sechées et prêtes à la combustion. Elles sont une des grandes causes de mortalité dans le monde. Première cause du cancer et cinquième cause de décès par cancer en France (30 000 décès par an. Cette fumée contient plus de 4 000 substances parmi lesquelles le monoxyde d’azote, le benzène, le monoxyde de carbone, l’ammoniac, l’acide cyanhydrique, métaux lourds… La fumée qui s’échappe par l’extrêmité libre de la cigarette contient beaucoup de toxiques (CO, NO…) et des cancérigènes (goudrons, benzène…) que celle respirée par fumeur qui passe d’abord sur un filtre.

  • La pollution atmosphérique urbaine

Un surcroît d’hospitalisation en urgence est constaté lors des accroissements de pollution. Une augmentation de 10-20 µg/m3 de particules fines PM 2,5 peut aussi augmenter significativement le risque de crise cardiaque dans les 24 heures qui suivent et l’exposition chronique au particules parturbe la fonction respiratoire, réduction à l’origine de la mortalité accrue et d’une réduction de l’espérance de vie. Les nouveaux cas de bronchite chronique, épisodes de bronchites chez les enfants et de crises d’asthme sont très courants. La moitié des conséquences de la pollution de l’air est imputé au trafic motorisé, les particules fines (PM2,5) sont l’indicateur d’exposition à la pollution de l’air le plus choisi dans les études d’impact sanitaire. Les COV et les oxydes d’azote, ainsi que l’O3 qui résulte de leurs interactions sont visés après les PM2,5. Les personnes déjà malades d’asthme, bronchite chronique, et de maladies cardiaques comme infarctus du myocarde, voient leur situation aggravée par la pollution, à court terme, probablement par le biais de phénomènes inflam-matoires.

  • Le crépitement des bûches dans la cheminée

Le chauffage résidentiel au bois est une source importante de pollution de l’air responsable de plus de la moitié des émissions de particules fines issues des activités anthropiques (HAP, dioxines et furanes, métaux et particules fines, notamment le soir). La fumée dégagée par la combustion se rencontre à l’intérieur comme à l’extérieur des maisons. Les particules émises, de très petite taille, soi < 2,5 µg pénètre très profondément dans les voies respiratoires et nuire à leur fontionnement.

  • Des exemples pour conclure

Tous les exemples montrent que l’amélioration de la qualité de l’air s’accompagne toujours de l’amélioration de la santé de la population victime. La situation quasi expérimentale de la valée de l’Utah où la fermeture durant un an de l’aciérie locale, pour conflit social, s’est accompagnée d’une diminution importante de la pollution particulaire, et la réouverture s’est accompagnée de l’augmentation du taux de morbidité et de mortalité avoisinant ceux d’avant la fermeture.  Chapitre 8. Les farines animales

  1. Apparition de l’ESB ou maldie de la vache folle

Plus de 180 000 cas de l’ESB ont été notifiés, suite à l’utilisation des farines animales contaminées pour nourrir les bétails en 2001. La production  de déchets organiques et leur récyclage étaient à la base de ladite  pollution par un agent pathogène et de sa propagation. C’est une situation de risque au-délà des prévisions et dont la gravité des effets produits reste encore malconnue; une situation de transmission interespèce entre la vache et l’homme, sujet interpellant la santé publique pour indiquera comment couper la chaine de transmission de bovins à l’humain.

  1. Autres formes d’ESST-Encéphalopathies Spongiformes Subaigues Transmissibles

Sont une famille à laquelle appartient aussi l’ESB, qui touche l’homme et l’animal, au pronostic sombre, dont l’organisme n’arrive pas à se défendre, ce qui fait que la maladie se découvre seulement après la mort de la victime.

  • Chez l’homme

La maladie de Creutzfeldt-Jacob est le type humain (80% des cas), mais sporadique, touchant les sujets de 60-65 ans et dont le pronostic est sombre avec une fréquence annuelle de 1,4 cas/1 000 000 d’habitants, pouvant aussi être induite par le matériel médical utilisé dans certaines interventions. Il y a aussi la maladie de Kuru qui a tué plus de 3 000 personnes en Papouasie-Nouvelle-Guinée touchant surtout les femmes (8 femmes pour 1 homme) et les enfants (1/3 des cas). Son origine est supposée un cas sporadique de maladie de Creutzfeldt-Jacob, qui se serait propagé par des pratiques anthropophages lors des rites funéraires.

  • Chez l’animal

Il a été démontré par la vaccination que la transmission aussi des troupeaux était possible. Après la vaccination de 18 000 moutons en 1936 contre la virose, seulement 7% d’entre eux développaient la maladie quatre ans plus tard. Le vaccin a été préparé à partir de cerveaux de moutons dont une partie était contaminée par des animaux malades.

  • Transmission

1 g de cerveau de souris malade peut contaminer entre 1 million et 1 milliard de souris, donc le cerveau contaminé est extrêmement infectieux. Mais la contamination se fait souvent par d’autres voies moins efficaces. La voie IV est 10 fois moins efficace, celle par la voie intra-abdominale 400 fois moins, 100 000 fois moins par la voie orale par rapport à la voie intracervicale et 50 fois moins en sous cutanée. Le plus grand risque de contamination en cas d’utilisation de farines contaminées pour nourrir les bovins venait des préparations utilisant les abats, la cervelle, la moelle épinière…(ex. les hamburguers) saucisses (contenant 10% de cervelle) et non de consommation des viandes de boeuf.

  1. Usage des farines animales

La production mondiale de farines animales est de 5 millions de tonnes dont 2,3 millions pour l’Europe seul. Très riches en protéines et en énergie pour les animaux, elles sont utilisées pour produire plus de lait chez les vaches. L’énergie dont la vache a besoin pour produire une certaine quantité de lait est difficilement possible avec des herbes et donc, coûtera très cher aux herbes. Le prix de l’alimentation est supérieur à la moitié de clui de la production de l’animal. C’est pourquoi les farines animales, riches en protéines, sont préférables; leur production constitue sans doute, un récyclage des déchets (os, certains, abats…). C’est pourquoi beaucoup d’interrogations se posent quant à leur écartement! Se débarrasser des farines animales pour une autre méthode? Par quoi les remplacera-t-on? Pourtant, tout stockage ou manipulation est entouré de risques. V. Que conclure?

Récycler aux maximum les déchets et réduire la consommation de l’énergie pour le même service est le point de vue de l’écologiste. Pourtant l’expérience de la maladie de la vache folle (ESB) montre que même si, apparemment ces principes nous trompe la vigilance, peuvent avoir des graves conséquences ou répercussions sur la santé et l’environnement! Le remplacement des farines animales par d’autres peut être envisagé, mais celles-ci n’auront pas facilement de bon remplaçant pour le moment, les protéines de poissons sont très chères, la production des protéagineux est rare en Europe et les coût d’importation sont élevés…On s’inquiète au sujet de l’ESB dont l’incubation peut aller jusqu’à 40 ans avant que la personne sache qu’elle est atteinte, bien que les mesures prises ont réduit le nombre de cas sur le bétail, nous sommes incertain du nombre de personnes qui ont été contaminées et jusqu’à quand seront-elles connues. Au cas où ce nombre est bien grand, ce serait un sérieux problème de santé publique. Et bien que la tremblante de mouton n’est pas transmissible à l’humain, rien ne rassure actuellement que cette espèce n’a pas été contaminée par l’ESB. Cela fait penser qu’un jour l’humain pourra être contaminé par le biais de bovin. VI. Escherichia Coli entérohémorragique

Est une bactérie se trouvant dans le tube digestif des humains et d’animaux. Certaines de ses souches sont très toxiques, voire mortelles, ils produisent des toxines de type Shiga. Avec une incubation de 3-8 jours, avec une symptomatologie dominée par les crampes abdominales, diarrhées parfois sanglantes, de la fièvre, des vomissements. Au bout de quelques jours, certains patients guérissent, mais d’autres, fragiles, présentent des troubles graves et y sucombent, des sequelles sont possibles pour certaines personnes. Tout dépend de l’espèce en cause et de la résistance invidividuelle des sujets touchés. Mais les bactéries Escherichia Coli entérohémorragique apparaissent par flambées, ils ont pour réservoirs les bovins et les autres ruminants. La transmission humaine se fait lors de la consommation d’aliments contaminés comme les viandes hachées, crues ou mal cuite (hamburgers par ex.), lait cru, le jus de pomme frais, les yaourts, les fromages, le lait non pasteurisé…

DEUXIÈME PARTIE: CAS PRATIQUE ET CONCLUSIONS

Cas pratique. 

Mesure des signes vitaux chez les sujets exposés et non exposés

Nous avons procédé à la mesure des 3 signes vitaux chez 31 sujets âgés entre 18 et 45 ans ayant donné leur consentement éclairé et que nous avions informé sur le caractère bénévole de la recherche, selon la législation sur la recherche sur les humains en Angola.

L’objectif  de l’étude était de mesurer l’impact des déchets, effluents et les pollutions consécutives à leurs gestion inexpérimentée sur la santé cardiovasculaire et respiratoire de la population environnante

Les signes vitaux mesurés étaient la Fréquence respiratoire, le pouls et la pression artérielle dont 16 sur un site très pollué (exposés) par une usine de fabrication des détergents et qui vivent sur ce site depuis plus de 15 années ou y sont nés et y ont grandi. Ce site a été sélectionné, non seulement à cause de l’usine qui rejette de la fumée noire depuis des années et dont le lessivage et effluents ont pour point de chute les sources d’eau utiliséess au quartier pour des fins domestiques, mais aussi un marché pirate s’est créé tout autour des revendeurs qui achète ses produits à l’intérieur et vendent à l’extérieur et une forte circulation des taxi-moto et des véhicules qui y circulent intensément et y libèrent toute sorte de gaz et poussières, 8 moulins fonctionnent  aussi sur cette zone, et trop de bruits.

 

 

15 personnes provenaient d’un site indemne (non-exposés), choisi en fonction de sa qualité de l’air: sans circulation, ni tout ce qui est mentionné pour le premier. Les valeurs normales considérées sont: Tension artérielle: Systolique 120-140 mm Hg; diastolique: 60-80 mm Hg; Pouls: 60-80 pulsations par minutes; fréquence respiratoire: 12-20 cycles par minutes.

 

 

 

Les deux tableaux ci-dessus servaient de référence pour interpêter les résultats en ce qui conerne la tension artérielle et la respiration :

 

  1. Tableau de référence pour la mesure de la tension artérielle (TA)
Niveau de la tension artérielle Mesure de la pression systolique   Mesure de la pression diastolique
Optimale 115 mmHg ET 75 mmHg
Normale Moins de 120 mmHg ET Moins de 80 mmHg
Préhypertension 120-139 mmHg OU 80-89 mmHg
Haute      
– Stade léger

– Stade modéré

– Stade avancé

140-159 mmHg

160-179 mmHg

180 mmHg et plus

 

OU

90-99 mmHg

100-109 mmHg

110 mmHg et plus

 

 

  1. Tableau de référence pour la mesure de la respiration

 

Fréquences respiratoires (cycles par minute)
Adulte 12 à 20
Enfant (1 à 8 ans) 20 à 30
Nourrisson < 1 an 30 à 60
Nouveau-né < 1 semaine 40 à 60

Les mesures ont été effectuées, tension atérielle, au moyen d’un tensiomètre anéroide et un tensiomètre électronique et la moyenne entre les deux considérée; la respiration a été mesurée à l’insu du malade on le distrayant après la prise du pouls comme si le mesure du pouls continue en observant et en comptant les cycles respiratoires par minute et le pouls par les pointes de trois doigts (l’index, le majeur et l’annulaire) posées sur l’artère radial et les pulsations comptées par minute

 

Les résultats ont prouvé que le site pollué a un fort impact négatif sur la santé de cette population, comme suit:

 

 

Tableau 1, 2, 3 Mesures chez les sujets exposés

 

  1. Tension artérielle
Mesure Normale  Hypertension  Hypotension  Totale 
Tension art. 4          25% 9       56,2% 3        18,8% 16 100%
     

2. Pouls 

   
Mesure Normal  Tachycardie  Bradycardie  Total 
Pouls 5          31,2% 8          50% 3        18,8% 16 100%
     

3. Respiration

   
Mesure Normale  Dyspnée  Bradypnée  Totale 
Respiration 9          56,2% 4          25% 3        18,8% 16 100%
 

Tableau 3, 4 ,5 Mesures chez les  sujets non exposés 

 

1. Tension artérielle 

   
Mesure           Normale         Hypertension  Hypotension  Totale 
Tension art.            11        73,4% 2          13,3% 2          13,3% 15 100%

 

  1. Pouls

 

  1. Respiration

 

Les personnes exposées avaient des signes vitaux en majorité pathologiques que les non-exposées. Les études approfondies afin de maîtriser divers facteurs en cause et tirer des conclusions qui soient statistiquement valables nous en diront plus dans l’avenir. Pour le moment, les calculs montrent une différence significative entre les sujets exposés et les sujets non-exposés, le lecteur peut, pour le moment, donner sa propre conclusion au vu de ces résultats.

Conclusions

La question concernant les déchets, effluents et pollution est complexe, les déchets et effluents sont la onséquence de tout activité humaine et c’est la mauvaise gestion qui conduit à des pol-lutions pouvant avoir des sérieuses répercussions sur la santé humaine et sur l’environnement. La nature des déchets réflète ce qu’est la population ou son activité. L’augmentation de volumes des déchets et effluents, en même temps que le lancement de nouveaux produits chimiques sur le marché par l’industrie constitue une barrière infranchissable à la maîtrise de leurs risques bactériologiques. Les produits chimiques ont une place de plus en plus prégnante dans notre société et nous assistons à une explosion du nombre de molécules utilisées. Ainsi, les substances indexées au Chemical Abstracts Registry (ayant un numéro CAS) étaient 212 000 en 1965, 16 millions à la fin 1996 avec une progression actuelle supérieure à 1 million par an. Parmi les substances commercialisées, ayant un numéro EINECS (European Inventory of Existing Commercial Chemical Substances), qui est d’environ 100 000, 10 000 substances sont commercialisées à plus de 10 tonnes par an et 20 000 commercialisées entre 1 et 10 tonnes annuellement. Ceci représente donc 30 000 substances, dont les propriétés toxiques sont ignorées pour 65% d’entre elles (J.C Amiard 2017).        L’évaluation de l’impact sur l’environnement et la santé de la fabrication d’un objet implique une approche globale consistant prendre en compte toute sa chaine de fabrication depuis sa naissance jusqu’à sa fin de vie. La filière de déchets commence par la collecte et le tri afin de valoriser ce qui peut l’être et traiter le reste (épurer les effluents, transformer en une forme inoffensive pour l’environnement les déchets ultimes et réduire leur volume. Ensuite viennent les deux grands modes de gestion qui sont la dilution (pour les effluents gazeux, liquides et pour les solides qui devant se dégrader sous l’action des forces naturelles, de l’eau ou du vent, ils sont libéérés dans l’atmosphère, dans l’eau des rivières ou de la mer ou dispersés dans les sols. Cette voie est appropriée pour gérer les déchets aux concentrations inférieures au seuil pouvant présenter un danger pour l’humain ou pour l’environnement et le confinement qui est plus ou moins parfait si les déchets sont d’un volume faible, mais, un confinement devient aléatoire, par exemple dans le cas des terrils, qui sont des amoncellements à ciel ouvert de stériles et de débris charbonniers, sont lessivés par la pluie et cela peut polluer le sol et les eaux souterraines. Un déchet c’est ce qui n’est plus utile, qui n’a aucune valeur économique. Les quantités de déchets formés et les émissions de polluants dépassent les capacités naturelles d’auto-épuration de l’environnement…

La complexité des problèmes environnementaux explique en partie cette situation, d’autant plus qu’il nous est difficile d’apprécier les conséquences de notre contribution individuelle, somme toute minime, à la détérioration que l’on inflige collectivement à l’atmosphère, à l’hydrosphère et à la biosphère. C’est que nous sommes aux prises avec de nombreux dysfonctionnements qui ne nous affectent souvent qu’indirectement ou de loin. Consommer chaque jour du carburant pour se rendre au travail semble un geste inoffensif et banal, à plus forte raison parce que l’on est incapable de percevoir le dioxyde de carbone libéré, un gaz incolore et inodore qui s’accumule tout de même progressivement dans l’atmosphere et qui alimente l’effet de serre. Puisque la plupart des défis environnementaux échappent ainsi à notre perception sensorielle, la science joue et jouera un rôle prépondérant dans le nécessaire dénouement de la crise environnementale.

 

Pour connaître certains effets de nos gestes, nous devons obligatoirement nous en remettre à des tiers, les scientifiques et les résultats de leurs recherches. Mais, « si la science est en effet nécessaire à la perception des problèmes environnementaux et à l’élaboration de solutions, elle n’en est pas moins sujette à des incertitudes. Ces dernières l’empêchent de revendiquer une autorité incontestable à l’heure de déterminer ce qu’il faudrait faire ». C’est que les faits scientifiques n’ont pas pour objet de dicter la conduite des femmes et des hommes ni de se substituer à la démocratie, mais de raffiner notre compréhension de déchets, effluents et de la pollution résultant de leur mauvaise gestion. Il faut donc chercher ailleurs des repères quant à la valeur de nos gestes quotidiens. Nous référons ici à l’ensemble des idées morales qui orientent et encadrent l’action des individus par rapport à la société et à la nature. Les problèmes environnementaux actuels sont la conséquence d’un ensemble de comportements longtemps considérés par notre société moderne occidentale comme associés aux valeurs positives du progrès ou du bien-être.

 

Pour la commission Brundtland, les changements de comportement préconisés doivent être favorisés par la formulation et la promotion de nouvelles valeurs « qui mettraient l’accent sur la responsabilité individuelle et conjointe à l’égard de l’environnement […] en favorisant l’harmonie entre l’humanité et l’environnement». Elle affirme du même souffle avoir constaté lors de ses audiences publiques de par le monde que de nouvelles valeurs émergeaient. Or, dans le rapport, celles-ci ne sont pas opposées aux anciennes valeurs de progrès et de bien-être. Afin d’analyser les facteurs moraux qui orientent la conduite humaine dans une société ou une activité donnée, et pour comprendre les tensions entre ces facteurs et les conséquences possibles de l’application de chacun de ceux-ci, nous devons nous référer à l’éthique. Le raisonnement moral, ou éthique, consiste à analyser les valeurs qui soutiennent les actions humaines dans une société ou une époque donnée, et à retenir les principes de base qui seraient plus acceptables, légitimes ou cohérents et qui pourraient s’ériger en principes de référence. Cet exercice est particulierement important dans une période de transformation comme la nôtre. L’évolution de l’éthique qui accompagne la prise de conscience se caractérise par une tendance à réexaminer, voire à renverser, les conventions morales qui présidaient à l’interaction entre les genres, les humains, et entre ces derniers et les autres êtres vivants et leur environnement.

 

Une autre tension qui accompagne l’expansion de la vision occidentale du monde concerne l’attitude de domination de la nature, implicite dans l’approche technoscientifique. Cette attitude, ainsi que les valeurs, les normes et les institutions qui l’accompagnent reposent sur le principe que les ressources naturelles existent pour favoriser l’épanouissement de l’humanité qui en a un usage préférentiel. Les possibles conséquences environnementales sont alors de second ordre. Les répercussions d’une telle vision dépasseraient largement les domaines de l’écologie et l’écotoxicologie. En effet, toute domination implique une hiérarchisation; dans le cas qui nous concerne, les humains sont supérieurs aux autres êtres vivants et à la nature en général. C’est la vision anthropocentrique patriarcale et ethnocentrique, ou la relation à l’autre, vivant ou non, est binaire et dans laquelle chacun est dominant ou dominé, gagnant ou perdant conduisant aux nombreux déchets, effluents et pollutions sans précédent.

 

Dans une telle vision typiquement anthropocentrée, la question de juger si l’exploitation d’une ressource est bonne ou non ne se pose guère plus. La définition d’un besoin suffit à passer aux actes puisque l’on considère que les ressources existent strictement pour assurer la vie humaine sur Terre. Pendant longtemps, la seule limitation de l’exploitation d’une ressource a été le respect de l’usage actuel des autres et de son propre usage futur, alors que de plus en plus la domination technoscientifique de la nature est aux prises avec les limites biogéochimiques terrestres. L’approche utilitariste de Jeremy Bentham (1748-1832), qui influence la pensée occidentale anglosaxonne, apporte des nuances éthiques à la simple domination technoscientifique. Le principe d’utilité considère une action bonne tant qu’elle promeut le bien-être du plus grand nombre d’individus. Pour Jeremy Bentham, «chaque individu doit compter pour un et nul doit compter pour plus d’un et il incombe à l’État et à ses institutions démocratiques de déterminer ce qui constitue le bien commun». Prenons le cas des ressources en eau s’écoulant dans une rivière. Elles ont plusieurs fonctions, dont celle de permettre le fonctionnement d’un écosystème aquatique. En s’implantant sur ses rives, l’habitant va puiser de l’eau pour son usage, ce qui est rarement problématique, tant que le volume prélevé est faible par rapport à la disponibilité naturelle. L’eau peut ainsi servir, par exemple, à irriguer des champs et à maintenir une productivité agricole élevée, meme par temps sec.

 

Kelly A. Parker propose de délaisser le débat entre écocentrisme et anthropocentrisme et de recourir à la durabilité et la diversité comme critères porteurs du raffinement de l’éthique environnementale. Les valeurs portées par la durabilité concernent nos obligations envers la satisfaction des besoins des plus démunis et des générations futures, ainsi que notre responsabilité sur les conséquences potentiellement nuisibles de nos actions. Rompre avec l’attitude de la domination technoscientifique de la nature et avec son corollaire, le dogme d’un stock infini de ressources, et continuer de construire une éthique environnementale fondée sur les principes de la durabilité et de la diversité constituent sans doute les étapes primordiales vers une sortie de crise.

 

La Terre est un système biogéochimique complexe au sein duquel interagissent de nombreux processus, dont l’action humaine. De petites modifications sur certains paramètres clefs induisent la plupart du temps de petites réponses. En d’autres mots, le système dans son ensemble est passablement résilient. C’est par exemple ce qui explique que l’on ait tardé à s’inquiéter des conséquences de nos rejets en dioxyde de carbone (CO2), puisque l’on était convaincu que les océans absorberaient rapidement ces « surplus ». Nous avons été bernés par l’apparente linéarité du système lorsqu’il était soumis à de petites impulsions et négligé les délais de réponse qui existent souvent entre l’action et la réaction. La réalité est qu’il existe des seuils à partir desquels les non-linéarités induisent éventuellement de fortes réponses. A basse altitude, l’eau ne bout pas à 99 degrés Celsius, mais à 100 degrés, oui. Il faut donc à tout prix se tenir loin de tels seuils si l’on veut maintenir les conditions de l’Holocène. Les limites fonctionnelles, proposées par l’équipe réunie autour de Johan Rockström, sont des valeurs établies au meilleur des connaissances scientifiques actuelles afin de se garder à une distance raisonnable des seuils et ainsi préserver les capacités autorégulatrices de la Terre. Il s’agit de repères plus que de valeurs définitives, et les incessants raffinements scientifiques permettront de les préciser davantage.

 

La prise de conscience de l’existence de limites fonctionnelles s’inscrit dans la démarche de développement durable puisque ces limites nous informent sur les marges dont notre civilisation dispose encore ou pas. La décision sur les actions à adopter revient ensuite à nous tous. Les neuf limites fonctionnelles ont ici été regroupées en trois trios, selon la sphère ou elles ont la plus grande influence: l’atmosphere, l’hydrosphère et la biosphère. Ces trois sphères interagissent entre elles et avec la lithosphère, à l’instar des neuf limites dont l’action transcende souvent la sphère à laquelle nous les avons rattachées. Trois limites fonctionnelles concernent donc en premier lieu l’atmosphère: la pollution de basse altitude, l’appauvrissement de l’ozonosphere et les changements climatiques. Trois autres touchent surtout l’hydrosphère: la capacité d’autoépuration, les cycles biogéochimiques et le volume des prélèvements. Finalement, trois affectent le devenir de la biosphère: l’acidification des océans, l’expansion des terres agricoles et la perte de biodiversité. Il s’agit des origines (causes) profondes des déchets, effluents et pollutions dont notre planète est victime de notre part surtout lorsque , à certains moments, les réglementations font défaut.

 

Vouloir présenter de façon exhaustive la question des déchets, des effluents et des pollutions résultant de leur gestion inexpérimentée ou à tâton, dans ce rapport n’a jamais été notre objectif. Ce dernier ne saurait tenir lieu ni d’aide-mémoire sur cette discipline ni d’abrégé des connaissances sur les effets nocifs des divers aspects suscintement abordés. Ces informations sont plutôt à rechercher dans le texte original de Christian Ngô et Alain Régent ou autres. Comme nous l’expliquons dans toutes les sections du présent rapport, il s’agit bien d’un texte réalisé pour s’aquitter d’un devoir purement académique, indiquant que le texte consigné a été totalement lu et entièrement compris. Il ne tente pas non plus d’aborder des branches particulières du domaine écologique, de  l’environnement ou de salubrité publique…, mais bien de fournir des informations disponibles puisées dans les différents chapitres développés dans ledit texte, dans nos connaissances antérieures et des recherches faites pour la circonstance. Les thèmes ont respecté le plan de l’auteur originel et n’ont pas été choisis par nous arbitrairement. Mais pour le lecteur particulier, notre résumé sera de quelque utilité.

Enfin, le livre de Christian Ngô et Alain Régent vient à son heure, il est complet et mérite d’être utilisé par les toxicologues, écotoxicologues, les écologistes, les industiels, les spécialistes de l’environnement et les intellectuels en général car, il est une invitation ou mieux une interpelation à la prise de conscience individuelle et collective, sans laquelle, notre atmosphère, hydrosphère ou lithosphère seront des sphères poubelles ne servant qu’à transmettre des maladies et à écouter la vie des habitants de notre planète qui risque d’appartenir à l’histoire. Il s’agit d’un ouvrage de référence et contient les principes clefs du développement durable, utilisables dans la communication pour le changement de comportements, non seulement par les écologiste et professionnels de santé, de l’industrie ou de l’environnement, mais par tous les secteurs et partout, même si, certains points se focalisent sur l’Europe et en particulier, la France.

 

Références

  1. Anctil &L. Diaz., Développement durable: Enjeux et Trajectoires, 2017

J.C. Amiard., Les risques chimiques environnementaux, méthodes d’évaluation impact sur les organismes

BIT, Encyclopédie de sécurité et santé au travail, 3e Édition, Module Toxicologie, sd.