ROLE DES BANQUES COMMERCIALES DANS LE DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE EN VILLE DE BUTEMBO

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

UNIVERSITE OFFICIELLE DE RUWENZORI

« UOR »

E-mail : uorbutembo@yahoo.fr, uor.butembo2016@gmail.com

Site web :www.uor-rdc.net

 

  1. P. 560 BUTEMBO

 

FACULTE DE SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

ROLE DES BANQUES COMMERCIALES DANS LE DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE EN VILLE DE BUTEMBO 

Par : MUHINDO LWIMBWA Moise

 

Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du grade de Licencié en Sciences Economiques et de Gestion

 

Option : Gestion financière

 

Directeur : MUHINDO KIBWANA Innocent

Professeur

Encadreur : KATSUVA SIKALYA Marquis

Chef de Travaux

 

 

ANNEE ACADEMIQUE 2021-2022

IN MEMORIAM

 

A notre regrettée mère, NZUVA VIRYANDI Germanie, pour tout ce qu’elle fût pour nous avant qu’elle ne soit appelée par Dieu. Elle nous aimait tant de son vivant. Si elle était présente, elle serait très heureuse de ce travail.

 

DEDICACE

 

A toute notre famille ;

A tous nos amis.

 

REMERCIEMENTS

 

Ce travail est l’aboutissement d’un dur labeur et de beaucoup de sacrifices de nombreuses personnes.

Tout d’abord nos remerciements s’adressent au Tout Puissant qui, par sa grâce, nous a permis d’arriver au bout de nos efforts en nous donnant la force, la santé, le courage et en nous faisant entourer de merveilleuses personnes.

Notre gratitude s’adresse aussi aux autorités académiques et scientifiques de l’Université Officielle de Ruwenzori, « U.O.R », en général et plus particulièrement celles de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion pour la formation que nous avons reçue d’elles.

Nos remerciements les plus sincères s’adressent au Professeur MUHINDO KIBWANA Innocent et au Chef de Travaux KATSUVA SIKALYA Marquis qui ont accepté la direction et l’encadrement de ce travail en dépit de leurs multiples occupations.  Leurs encouragements ainsi que leurs remarques et observations pertinentes nous ont permis d’améliorer la qualité de ce travail.

A notre père KANGASALYA KITEKUMUNDU Gérard qui s’est donné corps et âme pour nous accompagner durant tout notre cursus universitaire.

Que tout le monde qui a contribué, d’une manière ou d’une autre, à la réussite de ce travail, trouve ici l’expression de nos remerciements les plus sincères.

 

 

MUHINDO LWIMBWA Moïse

 

 

SIGLES ET ABREVIATIONS

 

BCDC : Banque Commerciale du Congo
CECEI : Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d’Investissement
CNUCED : Conférence de Nations Unies sur le Commerce et le Développement
CV : Coefficient de Variation
IDH : Indice de Développement Humain
IOBSP : Intermédiaire en Operations de Banque et en Services de Placement
LBC : Light In Business Credit
MIT : Massachusetts Institute of Technology
OPA : Offre Publique d’Achat
OPE : Offre Publique d’Echange
PMA : Pays Moins Avancés
PNB : Produit National Brut
PUF : Presse Universitaire de France
VAR : Value At Risk
TMB : Trust Merchant Bank
FBN : First Bank of Nigeria

 

RESUME

 

L’objectif global assigné à cette étude est d’apprécier le rôle des banques commerciales comme FBN Bank, Access Bank, TMB, Raw Bank et Equity BCDC au développement socio-économique de la ville de Butembo. En plus de cet objectif principal, spécifiquement, ce travail vise à évaluer le degré des crédits attribués par les banques commerciales de Butembo à leurs clients et à analyser la capacité des clients à rembourser les crédits.   L’enquête a dégagé les résultats qui ont été tels que, la majorité soit 46,8% des enquêtés scolarisaient deux enfants ; 37,8% des enquêtés scolarisent actuellement trois enfants ; 92,6% des enquêtés disent avoir été à mesure de prendre en charge les soins de santé et 7,4% n’étaient pas capables ; 1,9% des enquêtés ne sont pas à mesure de prendre les soins de santé de personnes restant chez eux et 98,1% sont capables de prendre en charge les soins de santé.  D’où, il y a eu une augmentation de 5,5% dans la prise en charge des soins de santé.  En plus 37,3% des enquêtés étaient locataires et 62,7% étaient propriétaires de leur parcelle avant d’accéder au crédit ; 8,7% des enquêtés sont locataires et 91,3% sont propriétaires de leur parcelle après avoir accédé au crédit. Après le crédit, le pourcentage des locataires a diminué de 28,6% et le pourcentage les propriétaires a augmenté de 28,6%.  Le revenu mensuel moyen avant crédit est de 874 USD ; le revenu mensuel moyen après crédit est 1136 USD ; l’indice de variation est de 130% ceci explique qu’il a un écart de 262 USD entre le revenu avant et après crédit, soit la variation de 30%.  En outre, 98,1% des enquêtés disent avoir été capable de rembourser le crédit reçu grâce au revenu issu des activités génératrices du profit qu’ils ont créées et 1,9% disent n’avoir pas été en mesure de rembourser car leurs activités n’ont pas marché très bien. De cette analyse, nous avons constaté que les clients ont été en mesure de rembourser leurs crédits reçus.

 

Mots clés : Rôle des banques commerciales dans le développement socio-économique

ABSTRACT

 

The overall objective assigned to this study is to assess the role of commercial banks such as FBN Bank, Access Bank, TMB, Raw Bank and Equity BCDC in the socio-economic development of the city of Butembo. In addition to this main objective, specifically, this work aims at assessing the degree of credit granted by commercial banks of Butembo to their customers and to analyze the ability of customers to repay the credits. The survey revealed the results which were such that the majority or 46.8% of the respondents were schooling two children; 37.8% of respondents are currently schooling three children; 92.6% of respondents said they were able to afford health care and 7.4% were not able; 1.9% of respondents are unable to take care of people staying at home and 98.1% are able to take care of health care. Hence, there was a 5.5% increase in health care coverage. In addition, 37.3% of respondents were tenants and 62.7% owned their plot before accessing credit; 8.7% of respondents are tenants and 91.3% own their plot after accessing credit. After the loan, the percentage of tenants decreased by 28.6% and the percentage of owners increased by 28.6%. The average monthly income before credit is 874 USD; the average monthly income after credit is 1136 USD; the variation index is 130%, this explains why there is a difference of 262 USD between income before and after credit, i.e. the variation of 30%. In addition, 98.1% of respondents say they have been able to repay the credit received thanks to the income from the profit-generating activities they have created and 1.9% say they have not been able to repay because their activities didn’t go very well. From this analysis, we found that customers were able to repay their credits received.

Keywords: Role of commercial banks in socio-economic development

 

INTRODUCTION GENERALE

1.    ETAT DE LA QUESTION

Le rôle des institutions financières au développement socio-économique a déjà fait l’objet d’analyse dans plusieurs recherches. Voilà pourquoi, nous sommes convaincus que nous ne sommes pas le premier à parler de ce sujet. Bien d’autres travaux ont précédé celui-ci dans l’étude du rôle des banques au développement socio-économique. Il est donc indispensable, de se distinguer des autres et/ou de les compléter. A titre illustratif, nous citons :

RANDRIANARIJAONA Aina Rindra Mampionona[1],  dans son mémoire portant sur la contribution du financement bancaire à la croissance économique, avait pour objectif d’analyser les liens pouvant exister entre le crédit bancaire et la croissance économique au Madagascar.

Après traitement et analyse des données, elle a abouti aux résultats suivants : l’étude a permis de constater que la variation crédit bancaire à Madagascar ne donne d’effets positifs sur la variation du Produit Intérieur Brut que pour un décalage de trois années. Le financement des investissements par le crédit bancaire à Madagascar produit une très faible évolution sur le développement.

D’après l’estimation VAR, pour un seuil de significativité de 5%, toutes les variables ne sont même pas significatives, ce qui signifie qu’on peut alors les enlever. A court terme, le crédit bancaire ne conduit pas à la croissance économique et aussi, la croissance économique ne conduit pas à la variation positive du crédit bancaire. Ce qui laisse à dire alors qu’il n’y a pas de relation d’interdépendance entre ces deux variables.

FURAHA SEKERAVITHI Charline[2], dans son mémoire portant sur la contribution des institutions de micro finance sur le développement socio-économique de leurs clients : cas de la LBC, avait pour objectif de démontrer l’effet des crédits octroyés par la LBC à ses clients en appréciant les secteurs dans lesquels ils orientent ces crédits, en étudiant la capacité de constitution d’un capital par les bénéficiaires du crédit et en analysant les secteurs d’activités dans lesquels le crédit octroyé aux emprunteurs épargnants est exploité.

Après traitement et analyse des données, elle a abouti aux résultats suivants : de par l’appréciation des secteurs dans lesquels les bénéficiaires du crédit ont affecté leur revenu, il s’est avéré que sur 310 enquêtés, 43 soit 13,87% orientent le crédit dans l’agriculture, 177 soit 57,09% l’orientent dans le commerce, 38 soit 12,26% orientent le fonds dans le secteur industriel ; 52 soit 16,77% orientent les fonds à d’autres usages.

Quant à l’analyse de la capacité de constitution d’un capital par les bénéficiaires de crédit, les résultats ont prouvé que sur 310 personnes ; 298 soit 96,13% disent que le gain obtenu leur a permis de réaliser un capital et investir.

De l’appréciation de la contribution du crédit reçu sur la vie socio-économique des clients de la LBC, le constat est que le revenu moyen des enquêtés est de 665$ pour la période avant accès au crédit et 1142$ pour la période après accès au crédit. De ce résultat, il sied de constater que le crédit octroyé par la LBC à ses clients a permis l’amélioration de leur niveau de revenu. D’une manière pratique, leur revenu moyen a connu un accroissement de 477$, soit 71,73% du revenu avant accès au crédit

De sa part MAYAVANGUA DIKONDO Éric[3],  dans son travail de fin de cycle

traitant de la contribution d’une banque commerciale au développement socio-économique de la RDC. Cas de la Banque Commerciale du Congo « BCDC » de 2002-2006, avait pour objectif de savoir si la Banque Commerciale du Congo exerce ses activités sur toute l’étendue de la RDC et connaitre ses interventions sur le plan socio-économique dans le pays.

Après analyse des activités de la BCDC décrite dans ses différents rapports, il a été constaté que ses activités portent à la fois dans le domaine social et économique. Sur le plan social, elle contribue dans le financement des actions sanitaires, en particulier la lutte contre le Sida, et dans l’offre d’emploi à plusieurs congolais. Sur le plan économique, la BCDC contribue au budget de l’État par le paiement des impôts et taxes, ainsi que par l’octroi des crédits à l’économie dans presque tous les secteurs d’activité. Enfin, la BCDC est présente dans tout le pays à travers ses nombreuses succursales.

A la différence des travaux de ces prédécesseurs, qui se sont intéressés au rôle du secteur financier au développement d’une manière ou d’une autre ; notre recherche consiste à apprécier le rôle des banques commerciales au développement socio-économique en ville de Butembo.

2.    PROBLEMATIQUE

Selon un rapport sur le développement social du Conseil de la santé et du bien-être, il semble qu’il n’y a jamais eu de définition “opérationnelle” du développement social qui témoignerait d’une vision intégrée.[4]

En fait, le développement social semble relever d’une multiplicité de dimensions et de l’atteinte de plusieurs objectifs sociaux, comme le montrent les définitions proposées par l’ONU et par la Commission Castonguay-Nepveu sur la santé et le bien-être social. Cette dernière mentionnait dans l’un de ses rapports que le développement social concernait : « l’atteinte d’objectifs intermédiaires en termes de droits au travail, au repos, et aux loisirs, à la santé à l’éducation aux services sociaux, au logement et à la sécurité du revenu[5]».

Ainsi, le développement social semble prendre en compte à la fois les dimensions sociale, économique, culturelle et même spirituelle. De plus, le développement social apparaît lié aux politiques sociales, mais il semble être plus que la somme de ses parties, c’est-à-dire les politiques sociales. Ainsi, le développement social peut être perçu comme une « valeur ajoutée » aux politiques sociales. Cependant, cette valeur ajoutée du développement social reste difficile à cerner. Jusqu’à maintenant, dans les pays dits développés, le développement social semble avoir été largement le fait de l’État par l’intermédiaire des politiques sociales.

Le développement économique nécessitant notamment de la création de richesses ; fait associer « progrès », puisqu’il entraîne, généralement, une progression du niveau de vie des habitants. On parle alors d’amélioration du bien-être social (au sens économique).

Le développement économique comporte davantage d’implications, et, en particulier, des améliorations de la santé, de l’éducation et d’autres aspects du bien-être humain. Les pays qui élèvent leur revenu, mais sans assurer aussi une augmentation de l’espérance de vie, une réduction de la mortalité infantile et un accroissement des taux d’alphabétisation échouent dans des aspects importants du développement. Si la totalité du revenu accru se concentre dans les mains d’une petite élite riche ou si elle est affectée à des monuments ou à des équipements militaires, le développement au sens où nous l’entendons a été minime.[6]

 

Habituellement, le développement s’accompagne aussi de mutations de la structure de l’économie, en raison du nombre croissant de gens qui, classiquement, abandonnent la production agricole rurale au profit d’un emploi urbain et mieux rémunéré, en général dans l’industrie manufacturière ou les services. Une croissance économique sans évolution structurelle constitue fréquemment un indicateur de la concentration de nouveaux revenus dans les mains d’une petite minorité. Les situations de croissance sans développement sont l’exception plutôt que la règle, mais elles n’en surviennent pas moins[7].

Deux des principales évolutions structurelles qui accompagnent, habituellement, le développement économique sont : la part croissante de l’industrie dans le produit national, parallèlement à la baisse de celle de l’agriculture, et le pourcentage croissant de gens vivant en ville plutôt qu’à la campagne. En outre, les pays qui s’engagent dans le développement économique passent, en général, par des phases d’accélération, puis de ralentissement, de leur croissance démographique, pendant lesquelles la structure par âge du pays connaît des changements spectaculaires. Les schémas de consommation évoluent également, car les gens ne sont plus obligés d’affecter la totalité de leur revenu à l’achat de biens indispensables, mais s’orientent vers des biens de consommation durables et, en fin de compte, vers des produits et des services associés à des temps de loisirs. La croissance qui ne bénéficie qu’à une petite minorité riche, du pays ou étrangère, ne constitue pas un développement. [8]

Au Québec, l’État s’est intéressé au développement social dès les années 1960. Ainsi, les politiques sociales mises en œuvre par l’État québécois ont servi à réaliser des objectifs de développement social, d’une façon plus ou moins réussie selon les secteurs et les territoires. Ainsi, l’État québécois a donc tenté d’améliorer le niveau de développement social de la population québécoise, notamment avec de politiques en matière de santé et de services sociaux, d’éducation, d’aide sociale et d’emploi.[9]

La RDC dispose des ressources potentielles pour son développement, et le soutien international ne devrait être qu’un catalyseur permettant d’initier les politiques nécessaires. Les ressources naturelles et l’activité minière, aussi bien aux niveaux macroéconomiques que microéconomique, artisanal et industriel ; sont des sources de promotion économique et sociale. L’extraction industrielle devrait mettre des recettes importantes à la disposition de l’Etat pour financer ses programmes de développement. La prospection artisanale pourrait être source d’emplois et de revenus pour la population locale et devrait dynamiser l’économie locale. A ce niveau, l’engagement du Gouvernement est crucial. Les bailleurs de fonds peuvent jouer le rôle de catalyseur pour la mise en place des programmes et former les structures capables de les mener à bien sur le long terme. [10]

Le secteur bancaire et le marché monétaire et financier sont encore loin de mettre à la disposition de l’économie les services et ressources nécessaires à son développement. Le secteur bancaire reste loin de jouer son rôle dans la mobilisation de l’épargne et son allocation vers l’économie. Les crédits et dépôts sont concentrés entre les mains d’une minorité. En effet, les entreprises et les ménages font face à de sérieuses contraintes pour accéder au crédit.[11]

Le développement économique et social fait référence à l’ensemble des mutations positives techniques, démographiques, sociales, sanitaires que peut connaître une zone géographique (monde, continent, pays, région). Il ne doit pas être confondu avec la croissance économique. Celle-ci est habituellement nécessaire ou consécutive au développement mais elle n’en est qu’un aspect. Il existe même des zones en croissance par simple inertie de tendance ou sous l’effet de dopants artificiels de types dits keynésiens, sans pour autant connaître les transformations de structure et la « destruction créatrice » propres au développement, qui assurent sa pérennité. Cela peut conduire à un épuisement des ressorts de la croissance. On peut alors retrouver le phénomène de cycle de vie (de l’émergence à l’expansion puis au plafonnement et enfin au déclin) étudié en marketing.[12]

Or, les banques occupent une place centrale dans le circuit économique. Prises ensembles, elles participent à la création des monnaies et de crédit. Les privés, les entrepreneurs, les branches économiques, les régions, les pouvoirs publics et la politique économique dépendent donc en grande partie de bon fonctionnement des banques.[13]

L’encadrement de crédit s’intègre dans le cadre de la politique monétaire générale qui nécessite l’objet de l’expansion des concours bancaires au cours desquels tous les pays démarrent leurs croissances économiques puisque le développement d’une nation dépend du système d’endettement au travers lequel tout investissement est d’application.

Les institutions bancaires constituent des sources privilégiées de financement des activités économiques de la RDC en général et de la ville de Butembo en particulier. Etant donné l’importance des opérations traitées par les banques, cette recherche porte sur le rôle des banques commerciales de Butembo au développement socio-économique en ville de Butembo.

Eu égard à tout ce qui précède, le problème de notre recherche peut se résumer par les questions suivantes :

  • Les banques commerciales de Butembo contribuent-elles au développement socio-économique de leurs clients ?
  • Les clients des banques commerciales de Butembo sont-ils en mesure de rembourser les crédits qui leur sont accordés ?

A ces différentes questions émises des hypothèses ci-dessous.

3.    HYPOTHESES

Au regard de la problématique ci-haut énoncée, nous envisageons les réponses suivantes :

  • Il semblerait que les banques commerciales de Butembo contribuent au développement socio-économique de leurs clients en leur octroyant du crédit.
  • Il se pourrait que les clients des banques commerciales de Butembo soient en mesure de rembourser les crédits qui leur sont octroyés.

La vérification des hypothèses ci-haut nous a conduit à atteindre des objectifs de notre travail.

4.    OBJECTIFS DU TRAVAIL

L’objectif général de notre recherche est d’apprécier le rôle des banques commerciales comme FBN Bank, Access Bank, TMB, Raw Bank et Equity BCDC au développement socio-économique de la ville de Butembo.

Spécifiquement, notre travail vise à évaluer le degré des crédits attribués par les banques commerciales de Butembo à leurs clients et à analyser la capacité des clients à rembourser les crédits.

Les objectifs ci-haut définis prouvent l’intérêt que nous portons à notre travail.

5.    CHOIX ET INTERET DU SUJET

Ce qui nous a plus motivé à choisir ce sujet est le souci de connaitre le rôle des banques commerciales de Butembo au développement socio-économique de leurs clients et mesurer la capacité de remboursement de leurs clients.

Ce travail présente un intérêt triple. En effet, au niveau personnel, ce sujet a pour intérêt de servir d’une source d’acquisition de la connaissance en matière des banques et leur le rôle au développement socio-économique.

Sur le plan social, l’intérêt de ce sujet est de mettre à la portée de tout le monde notre apport au développement socio-économique en se référant à l’appui des banques commerciales. Les résultats auxquels nous allons aboutir, dans cette recherche, permettront à la population de Butembo de prendre des bonnes décisions afin d’être bénéficiaire du développement socio-économique.

Au niveau scientifique et pratique, ce travail présente l’intérêt de contribuer à l’accumulation des données de terrain offrant une idée générale sur le rôle au développement socio-économique en passant par les banques. Cette accumulation des données trouve son importance dans le fait qu’elle constitue une référence pour les futurs chercheurs qui auront à s’intéresser à ce sujet.

La délimitation spatio-temporelle de notre thème d’étude nous permettra de bien circonscrire les variables d’étude.

 

6.    DELIMITATION DU SUJET

Tout travail scientifique doit être circonscrit dans le temps et dans l’espace. Dans l’espace, notre recherche porte sur les clients des banques commerciales œuvrant en ville de Butembo. Quant à la délimitation temporelle, notre travail couvre la période allant de 2017 à 2021.

Après la délimitation de cette recherche, il serait important de révéler la sélection méthodologique qui éclaire notre étude.

 

7.    METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

La méthodologie est l’étude de l’ensemble des méthodes scientifiques. Elle peut être considérée comme la science de la méthode, ou méthode des méthodes. Elle est aussi l’ensemble des méthodes et des techniques d’un domaine particulier.[14]

7.1.         Méthodes

Tout travail scientifique doit être élaboré selon une certaine approche méthodologique. Madeleine GRAWITZ [15]précise que la méthode est constituée de l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontrer, les vérifier.

Pour Claude JAVEAU, nous retenons qu’une méthode est essentiellement une démarche intellectuelle qui vise à mener le raisonnement portant sur cet objet de la manière la plus rigoureuse possible.[16]

Dans ce travail, les méthodes analytique, statistique, comparative et inductive ont été utilisées. La méthode analytique est définie comme étant une analyse systémique de toutes les informations ainsi que les données récoltées. Elle nous a permis d’analyser les informations recueillies afin de les interpréter et en tirer une conclusion.

La méthode statistique qui est une méthode qui vise à donner une description chiffrée au phénomène à étudier[17] nous a aidé dans la présentation des données dans les tableaux et graphiques et à effectuer les calculs statistiques.

La méthode comparative qui consiste à confronter deux ou plusieurs choses pour déceler les ressemblances et les différences qui existent entre elles[18],  nous a facilité d’établir une comparaison entre la situation socio-économique des clients avant et après crédit.

La méthode inductive ou l’induction qui est une généralisation, opération par laquelle on étend à une classe d’objets ce que l’on a observé sur un individu ou quelques cas particuliers[19]. Cette méthode nous a permis de tirer un échantillon des clients de banques commerciales qui ont fait l’objet de notre étude. A partir de cet échantillon, nous avons pu généraliser les résultats sur la population étudiée.

Ces méthodes seront appuyées par certaines techniques.

7.2. Techniques

Par technique, on entend un outil utilisé dans la production des informations qui devront être plus tard soumises autrement à l’analyse et à l’interprétation des résultats[20].

Ainsi, nous avons utilisé les techniques suivantes :

  • La technique documentaire qui met le chercheur en présence des documents supposés contenir les informations utiles à la recherche. La production des données à l’aide de cette technique passe par la lecture de ces documents.[21] Elle nous a permis de constituer la partie théorique en consultant des documents à l’instar des ouvrages, des différentes archives.
  • L’entretien est un procédé d’investigation utilisant un processus de communication verbale ou écrite pour recueillir les informations en relation avec le but fixé.[22]Cette dernière nous a permis d’obtenir les informations auprès de nos enquêtés et d’autres personnes supposées être renseignées quant à notre sujet.
  • Le questionnaire est une série de questions concernant les problèmes sur lesquels on attend de l’enquête une information.[23]Il nous a permis de récolter les données auprès de notre population d’étude.

A présent, il est question de bien circonscrire le contenu de notre recherche à travers son canevas.

8.    SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l’introduction générale et la conclusion générale, notre travail comporte trois chapitres : le premier porte sur les considérations théoriques. Le deuxième chapitre présente le champ d’investigation et le cadre méthodologique. Le chapitre troisième, quant à lui, traite des banques commerciales et leur rôle dans le développement socio-économique en ville de Butembo.

Comme tout travail scientifique, le nôtre a rencontré aussi des difficultés de recherche et de traitement des données.

9.    DIFFICULTES RENCONTREES

Au cours de la rédaction de ce travail, nous avons rencontré certaines difficultés dont nous pouvons citer :

  • La méfiance de certains enquêtés que nous avons su surmonter par notre humilité et simplicité ;
  • Le manque de moyens financiers suffisants a été aussi un frein à la rédaction de ce travail. Dieu aidant, nous avons pu nous en dépasser.

 

 

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS THEORIQUES

Dans ce chapitre, il est question de présenter les différentes sections dont les notions sur les concepts clés, les notions sur les banques et les notions sur le développement.

I.1. NOTIONS SUR LES CONCEPTS CLES

Cette section porte sur les points suivants : banque, développement et socio-économique.

I.1.1. Banque

Une banque est une entreprise qui gère les dépôts et collecte l’épargne des clients, accorde des prêts et offre des services financiers.[24]

La banque est une entreprise ayant un statut juridique et une organisation particulière, mais une entreprise pas comme les autres par ce qu’elle crée de la monnaie, collecte des ressources auprès du public, comme elle gère les différents moyens de paiement.

Sont considérés comme banque toutes les entreprises ou établissements qui font profession habituelle de recevoir du public, sous forme de dépôt ou autrement, des fonds qu’ils emploient pour leur propre compte, en opération de crédit, ou en opérations financières.[25]

I.1.2. Développement

Le développement est une dynamique sociale qui doit avantager la population collectivement. Celle-ci devrait être l’élément essentiellement actif dans tout processus de développement. Actuellement, le concept développement est conçu comme l’expression de la manière dont un peuple a réussi ou a échoué dans la façon de matérialiser sa liberté.[26] Le développent est fait par les hommes et pour les hommes.

Pour y arriver, les gens doivent avoir la ferme volonté de fournir des efforts afin d’améliorer leur niveau de vie.[27] Tout le monde est développable.[28] En sus, le développement est un processus de l’élévation du niveau de vie de l’homme.

 

 

I.1.3. Socio-économique

Ce qui est qualifié de socio-économique est en rapport avec la combinaison ou l’interaction de facteurs sociaux et économiques ; s’intéresse à des sujets tels que les problèmes de distribution, la structure du marché de l’emploi, les coûts sociaux et d’opportunité, la dynamique des communautés et les processus de prise de décision. Elle est une affinité entre la sociologie et l’économie.[29]

Le développement socio-économique est l’ensemble des mutations positives techniques, démographiques, sociales, sanitaires que peut connaître une zone géographique (monde, continent, pays, région).

 

I.2. NOTIONS SUR LES BANQUES

Cette partie s’intéresse aux points suivants : la définition, l’origine du terme « banque », historique de l’activité bancaire, activités bancaires et typologies, rôle de la banque, le crédit et la monnaie.

I.2.1. Définition

La banque est définie comme un « établissement financier qui, recevant des fonds du public, les emploie pour effectuer des opérations de crédit et des opérations financières »[30]

La banque est l’intermédiaire entre offreurs et demandeurs de capitaux et ceci à partir de deux processus distincts[31] :

  • En intercalant (interposant) son bilan entre offreurs et demandeurs de capitaux, c’est l’intermédiation bancaire ;
  • En mettant en relation directe offreurs et demandeurs de capitaux sur un marché de capitaux (marché financier notamment), c’est le phénomène de désintermédiation.

I.2.2. Origine du terme « banque »

Au XVI e siècle, la banque est « la table de changeur ou de commerçant, le lieu où se fait le trafic, le commerce de l’argent »[32] . Le mot correspond à une forme féminine de « banc » et dérive de l’italien « banca » introduit en France lors de l’installation des banques italiennes à Lyon. L’usage de telles « tables » est attesté dans les temps plus anciens. Dans le monde orthodoxe grec, la « trapeza » désigne la table où, dans les monastères, les pèlerins viennent déposer leurs offrandes. Aujourd’hui, en grec moderne, le terme « trapeza » signifie également « banque ».

 

I.2.3. Histoire de l’activité bancaire

Les premières techniques de banques sophistiquées de l’histoire bancaire européenne apparaissent dans les villes italiennes de Florence et Gênes à la fin du Moyen Âge.[33] Les premiers échanges de parts standardisées et diversifiées, relevant de l’histoire boursière, ont lieu dans le quartier du Rialto à Venise.

En France, l’expansion du secteur bancaire démarre véritablement après la loi monétaire prussienne du 4 décembre 1871, obligeant la France à emprunter 25 % de son PIB, pour verser de l’or à l’Allemagne en guise d’indemnité de guerre.[34] Cette pression allemande fait doubler la dette publique française, mais crée une classe d’épargnants, avec 4 millions de français porteurs d’obligations du Trésor français en 1880, contre 1,5 million en 1870.[35] Le besoin d’un réseau bancaire se fait sentir, ce qui accélère la création de grandes banques de dépôt (Création du Crédit lyonnais en 1863 à Lyon par François Barthélemy Arles-Dufour et Henri Germain ou la Société Générale à Paris en 1864) et contribue à l’expansion boursière sous la III e République.

Les tendances historiques contemporaines dans l’activité bancaire sont :

  • Le développement de la « bancarisation » du monde, hormis dans les régions et populations pauvres[36];
  • La concentration des établissements, entraînant le développement d’organismes financiers gigantesques et polyvalents (banque de dépôt, assurance, gestion de l’assurance vie, gestion de fortune, banques d’affaires, change, société de bourse). Ce mouvement brouille les distinctions anciennes, d’autant plus que la banque fabrique désormais des produits vendus hors bilan et gérés par des entreprises ad hoc (par exemple les SPV, spécial purpose véhicule et les produits de la titrisation) soumis à la législation bancaire ;
  • La mondialisation modifie considérablement le périmètre traditionnel des banques et la répartition géographique de leurs activités, donc, l’accumulation des risques.

Il est assez probable que cette évolution forte transformera le nombre et les fonctions des agences bancaires, avec l’apparition, à proche avenir, de réseaux de vente de produits bancaires indépendants des banques.

I.2.4. Activités bancaires[37]

L’activité bancaire est l’ensemble des fonctions et responsabilités d’intermédiation que les banques exercent sur la base de leur activité économique.

D’une manière générale, l’activité bancaire repose sur les nombreuses opérations quotidiennes que le secteur bancaire effectue dans différentes économies. Celles-ci portent principalement sur le contrôle et la gestion de l’épargne et de l’investissement. Toutes ces opérations répondent au besoin de positionner le secteur bancaire comme un véhicule d’épargne ou d’investissement exceptionnel pour les familles et les entreprises du monde entier. Autrement dit, il assume un lieu d’intermédiation.

Le travail qui compose cette activité est centré sur l’objectif de chaque banque, qui est l’atteinte de la rentabilité. C’est-à-dire du plus grand avantage économique possible. La plupart des entités bancaires cherchent à augmenter leurs profits en fixant des taux d’intérêt sur leurs actions de prêt d’argent, ainsi qu’une compensation pour la performance de nombreux autres services financiers.

L’activité exercée par les banques et établissements de crédit peut être classée en différentes lignes ou branches :

  • Financement : Les banques sont des agents d’accompagnement dans la création d’entreprises, la stimulation d’activités économiques en facilitant l’investissement ou la possibilité d’acheter des biens immobiliers et autres actifs. Pour ce faire, ils accordent des prêts ou des crédits de toutes sortes.
  • Garde et dépôt : L’un des piliers de base de la banque tout au long de sa longue histoire est la sécurité. Les familles et les entreprises comptent sur ces entités pour stocker en toute sécurité leurs objets de valeur, documents importants, métaux précieux et leurs économies.
  • Délivrance de titres et valeurs mobilières : Par l’émission de divers produits financiers, les banques interviennent sur les marchés financiers.
  • Responsabilité de l’État ou de la collectivité : Qu’il s’agisse d’une banque privée commune ou d’une banque centrale étatique ou multinationale, l’activité bancaire renvoie également à sa responsabilité vis-à-vis de la communauté dans laquelle elle opère. Ils facilitent ainsi le contrôle de la masse monétaire des pays ou accomplissent des tâches sociales.
  • Autres tâches : En plus de ce qui précède, l’activité bancaire comprend également un travail de conseil dans différentes matières telles que les assurances, l’économie domestique, le travail ou les questions fiscales …

I.2.5. Typologie

Les banques peuvent être classifiées, selon la qualité de leurs actionnaires ou selon la nature de leurs activités. Selon la seconde modalité, nous distinguons principalement quatre types de banques qui sont reprises de la manière suivante : la banque centrale ou banque d’émission, les banques commerciales ou de dépôts et les banques d’affaires ainsi que les banques de développement.

  1. La banque centrale

C’est la banque qui supervise le système bancaire et monétaire dans un pays, appelée également « banque de premier rang », « banque des banques » ou « institut d’émission ».[38]

Toute banque centrale occupe une place spécifique au sein d’un système bancaire, elle est investie de pouvoirs et de responsabilités qui en font un acteur de premier plan dans la conduite des politiques monétaires et financières des nations. Une banque centrale est une banque de la nation, elle dispose du privilège, autrefois régalien, de frapper la monnaie c’est-à-dire d’assurer la fabrication et la mise en circulation des billets et des pièces de monnaie, ainsi que la monnaie circulante aujourd’hui, pour une grande part, sous une forme démonétisée (elle est donc un institut d’émission). Elle surveille la progression de la masse monétaire, notamment au moyen de la politique des réserves obligatoires (fonds que toute banque doit déposer en compte auprès de sa banque centrale), elle est donc à titre principal une autorité financière.

Une banque centrale est une Banque d’Etat, elle fait des crédits à l’Etat sous forme de prêts et d’avances au trésor (qui exécute le budget de l’Etat) et gère pour l’Etat certains instituts spéciaux comme le fonds de stabilisation des changes. Une banque centrale est une Banque des Banques, elle réescompte les effets de commerce que lui présentent les banques, elle organise les règlements interbancaires par compensation entre les banques et sert de correspondant aux banques centrales étrangères. Si une banque connaît des difficultés, elle sert de prêteur en dernier ressort.[39]

  1. Les banques commerciales[40]

La banque commerciale est ce groupe d’entités qui effectuent l’intermédiation financière en tant qu’activité économique. C’est-à-dire qu’elles collectent l’épargne du public et avec ces ressources, ils accordent des prêts.

La banque commerciale regroupe alors toutes les banques commerciales, institutions qui reçoivent des dépôts et, à leur tour, accordent des crédits. Le métier de la banque commerciale se situe dans la différence entre le taux d’intérêt payé pour l’épargne, et le taux facturé pour le financement accordé.

Ainsi, l’intérêt offert par un compte d’épargne devrait être inférieur à celui exigé des emprunteurs. De cette façon, l’intermédiaire se retrouve avec une rentabilité. Elles se distinguent de la banque d’investissement en ce que cette dernière est dédiée à obtenir des fonds pour faire un investissement à moyen et long terme comme objectif principal. En outre, il convient de noter qu’une banque d’investissement fait partie du secteur bancaire d’investissement et qu’une banque commerciale fait partie du secteur bancaire commercial.

Les opérations réalisées par la banque commerciale peuvent être différenciées en deux catégories :

  • Passifs : Ce sont des opérations par lesquelles des fonds sont collectés auprès du public en échange d’un retour. On parle d’instruments tels que :
  • Comptes d’épargne : ils versent un retour périodique à l’utilisateur pour avoir économisé de l’argent. Ils permettent des opérations telles que des virements et des paiements à partir de ce compte.
  • Dépôts à terme : Contrairement à un compte d’épargne, le client doit conserver son capital immobilisé dans l’établissement financier. Ceci, pour une durée déterminée, par exemple six mois. En retour, vous payez un rendement supérieur à celui d’un compte d’épargne.
  • Actifs : Ce sont ceux où l’institution financière offre un produit en échange d’un taux d’intérêt. Ils se démarquent :
  • Carte de crédit : permet à l’utilisateur d’effectuer des achats qu’il peut annuler en un seul versement à la fin de la période, ou il peut choisir de diviser le prêt en plusieurs fois, par exemple en six mensualités.
  • Les prêts immobiliers : Ils permettent au client de financer l’acquisition d’un bien immobilier, dont les mensualités seront effectuées sur une longue durée, pouvant même dépasser vingt ans.
  • Prêt de fonds de roulement : Offre aux entreprises les ressources nécessaires pour que l’entreprise puisse fonctionner au quotidien. C’est-à-dire que ledit crédit permettra à l’entité d’avoir les fonds pour acquérir des intrants, payer les salaires des travailleurs, entre autres.
  1. Les banques d’affaires

Au sens strict, une banque d’affaires n’est ni une banque de dépôt, ni un établissement de crédit, mais une société de conseil stratégique et financier qui travaille exclusivement pour des entreprises pour des activités de « corporatif finance ». Ses seules ressources sont les honoraires qu’elle facture aux clients pour ses conseils juridiques et financiers pour le montage de ces opérations.[41] Elle n’a généralement donc pas de conflit d’intérêt avec des activités de crédit ou de financement dont elle est indépendante lorsqu’il s’agit d’une banque d’affaires indépendante mais peut l’être si elle est intégrée à une banque généraliste ayant également un département spécialisé.

Selon certaines interprétations anciennes, les banques d’affaires sont des banques de capitaux à long terme, spécialisées dans le financement d’entreprises.

De fait, en France, la réforme de 1945 entérinait la spécialisation des banques. Ainsi, les banques d’affaires ne pouvaient plus posséder de capitaux au court terme. Elles prenaient et géraient des participations dans des entreprises existantes ou en création et accordaient des crédits à long terme sur la base de leurs fonds propres ou d’autres ressources à long terme. Elles étaient soumises à la même réglementation que les banques de détail ou banques de dépôt (court terme).

Par abus de langage, banque d’affaires prend la même signification que banque d’investissement, étant donné que les banques commerciales classiques sont aussi en mesure de proposer les services offerts par une banque d’affaires.

À ce jour, les établissements de crédit ont un agrément (CECEI), en général universel, qui a donc fait disparaître la distinction de court et moyen terme. Les prestataires de services d’investissement recouvrent en pratique les anciens statuts d’ « agent de change », de commissionnaires agréés (marchandises) ou de « maisons de titres » et n’interviennent pas sur leurs fonds propres.

Une banque d’affaires est généralement chargée de négocier des fusions acquisitions (sociétés non cotées ou OPA, OPE), des augmentations de capital (non coté ou introduction en bourse), des émissions d’obligations corporate.

L’appellation ancienne dont Lazard Frères était la meilleure illustration française a donc repris tout son sens. On distingue les grandes banques d’affaires internationales Rothschild ou JP Morgan des plus petites banques d’affaires internationales indépendantes que l’on appelle des « boutiques » comme Conquest Advisory LLP, Oddo et Cie[42]et Arjil[43].

  1. Les banques de développement[44]

Les banques de développement (institutions financières) fournissent des capitaux et des conseils aux pays émergents et en développement. Grâce à leur capacité financière et à leurs compétences, elles sont à même de mettre en œuvre des projets et des réformes très complexes. Même en période de crise économique, ces banques peuvent offrir des crédits à des conditions préférentielles aux pays en développement. De plus, elles accordent des prêts à des conditions très avantageuses aux pays les plus pauvres. En assortissant leur soutien de conditions économiques ou institutionnelles (ouverture des marchés, bonne gouvernance, etc.), elles exercent une influence sur la politique des Etats bénéficiaires, pouvoir qui leur vaut régulièrement des critiques.

Les principales institutions financières internationales sont la Banque Mondiale, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, les banques africaine, asiatique et interaméricaine de développement, ainsi que le Fonds International de Développement Agricole. La Banque Mondiale alloue chaque année des crédits dont le montant total se situe entre 25 et 30 milliards de franc suisse.

I.2.6. Rôle de la banque[45]

Pour un esprit profane, le rôle d’une banque se limite principalement à collecter des dépôts et à accorder des crédits. Cette perspective est cependant étroite et, sous la pression de la concurrence, les banques ont dû  élargir leur champ de compétences si bien qu’aujourd’hui, il est possible de dénombrer cinq missions principales assurées par les banques.

 

  • La gestion du système de paiement

Dès le début du XVIIIe siècle, la gestion des moyens de paiement fut reconnue comme une fonction essentielle devant être remplie par le système bancaire. L’accent est alors mis sur les avantages que la société peut tirer d’un système bancaire en matière d’accélération de la vitesse de circulation de la monnaie ou d’économie sur le volume et les couts des transactions. L’organisation du système de paiement est une fonction encore très présente à l’heure de l’électronique et de la télématique.

Les banques gèrent en effet tout le système comptable permettant l’enregistrement des flux monétaires entre agents économiques. La production de ce service donne lieu à une rémunération initialement incorporée dans la marge d’intermédiation financière mais qui de plus en plus fait l’objet d’une tarification propre perçue sous la forme de commissions.

A l’intérieur de ce concept très général de gestion du système de paiement, nous trouvons des fonctions plus précises parmi lesquelles :

  • La gestion des opérations de change qui, historiquement, fut une des premières missions assurées par les banques ;
  • La gestion des dépôts à vue enregistre en compte courant et permettant aux titulaires des comptes de payer par chèques et cartes de crédit les achats de biens et services. En rendant les transactions, par ce biais, plus aisées, plus rapides et plus sures, les banques ont permis un accroissement prodigieux de l’activité économique et c’est là, sans conteste, un service considérable rendu par les banques à la société depuis la révolution industrielle ;
  • La garde de valeurs (or, titres, …) pour le compte de tiers. A cet égard, il n’est pas inutile de rappeler que les premières banques assurèrent la garde de valeurs contre remise d’un certificat de dépôt qui ne tarda pas à circuler comme moyen de paiement, étant ainsi l’ancêtre de notre monnaie fiduciaire.
  • La mission d’intermédiation

Après la gestion des moyens de paiement, la fonction d’intermédiation apparait essentielle et s’avère directement liée à la transformation des caractéristiques des dépôts reçus. Cette transformation qualitative des ressources collectées est relative aux caractéristiques des actifs transformés :

  • Les créances : à cet égard, les banques, en finançant les projets d’investissement des entreprises par l’épargne collectée auprès des ménages, transforment des ressources à court terme en créances à plus long terme ;
  • La taille ou le volume : en organisant la collecte des ressources, les banques permettent le financement de projets lourds mobilisant un capital infiniment plus important que l’épargne moyenne collectée auprès d’un déposant ;
  • La liquidité : par nature, les prêts bancaires sont-ils liquides. La transformation de ces actifs il liquide en dépôts bancaires est une fonction supplémentaire assumée par les banques. A cet égard, la préférence pour la liquidité caractérisant les épargnants crée une opportunité de transformation qu’exploitent les banques. Dans cet esprit, les dépôts à vue constituent une assurance contre le risque d’illiquidité. Cette assurance existe néanmoins, de façon moins parfaite, des lors que les échéances des actifs bancaires sont en moyenne plus éloignées que celles des passifs ;
  • Le risque : de façon simple, on peut considérer que l’épargne des ménages, des lors qu’elle est déposée auprès d’une banque qui la transforme en crédits, subit un accroissement de risque. Limite à une seule opération, ce raisonnement est correct. Néanmoins, en collectant des ressources très larges et en les réinvestissant dans un portefeuille très diversifie d’entreprises et de projets, les banques exploitent les avantages de la diversification et minimisent le risque moyen de défaillance. Par ailleurs, elles acquièrent une expertise et une efficience importante dans la sélection et le contrôle des crédits et des risques qu’elles assument.
  • Une mission d’assurance

Cette mission s’exerce vis-à-vis des clients de la banque et du risque d’insolvabilité de ceux-ci. Lorsque ce risque est matérialisé, la banque peut intervenir en fournissant les liquidités sans lesquelles le client ferait défaut. Cette assurance implicite, qui est exercée de façon discrétionnaire, peut prendre plusieurs formes allant de l’autorisation de découvert à l’escompte d’effets en passant par la signature d’un accord de substitution pour les entreprises engagées dans un programme d’émission de titres au cas où le marché s’avérerait incapable d’absorber une émission donnée. Si cette mission d’assurance est assumée par le biais d’un crédit accorde, elle diffère fondamentalement de la mission d’intermédiation précédemment évoquée dans la mesure où ce qui fonde la demande de liquidité est la matérialisation d’un risque d’illiquidité qui, s’il n’est pas contourné, peut entrainer la rupture de la relation commerciale entre la banque et son client.

  • Une mission de conseil

Cette mission est maintenant extrêmement large et de plus en plus valorisée pour deux raisons. D’une part, la complexité des opérations financières (notamment en matière de gestion des risques) et la tendance observée de faire des directions financières des centres de profit incitent les entreprises à solliciter l’avis d’experts financiers que les banques, parleur taille et leur position privilégiée, sont les mieux à même d’employer.

D’autre part, la standardisation de certaines activités autorise une migration naturelle de ces activités des organisations (bancaires) vers les marchés (financiers), imposant aux premières une spécialisation dans le conseil et l’offre de produits sur mesure sous peine de marginalisation ou de disparition pure et simple.

Cette mission générale de conseil est, de fait, devenue très large, touchant de nombreux domaines tels que ceux de la fiscalité, de la gestion du patrimoine, de la gestion de la trésorerie, de la gestion des opérations de haut de bilan et d’ingénierie financière, de l’assurance, etc.

I.2.7. Le crédit

Le mot ‘‘crédit’’ a la même étymologie que celui de ‘‘croire’’ (en latin ‘‘credo’’ je crois, j’ai confiance) ; c’est donc une activité qui repose sur la confiance, celle que le prêteur accorde à l’emprunteur de qui il attend le remboursement du prêt, bien entendu moyennant intérêt.[46]

Les fournisseurs de crédits aux particuliers et aux entreprises sont en principes les banques. A cet effet, il nécessite de distinguer trois types de crédits en l’occurrence le crédit à court terme, le crédit à moyen terme et le crédit à long terme.[47]

  • A court terme : la durée ne doit pas dépasser au maximum une année ; en principe, c’est un crédit lié à un cycle commercial puis qu’il a pour rôle de financer des opérations courantes de production et de commercialisation ;
  • A moyen terme : avec une durée variante entre 3 à 4 et qui peut même aller à 6ans ; ce sont des crédits qui d’office financent des opérations en équipements agricoles, industriels, …
  • A long terme : nécessairement des crédits qui ne peuvent avoir lieu que moyennant une représentation des effets de commerce pouvant être des titres de créance.

I.2.8. La monnaie

La monnaie est un instrument de calcul économique, elle assure cette fonction en tant qu’unité de compte, c’est aussi un instrument qui facilite les échanges comme moyen de paiement.[48]

 

  1. La monnaie comme unité de compte

La monnaie exprime le prix des autres biens, elle est une mesure de la valeur, c’est encore tous les autres biens et services, créances et dettes. C’est un dénominateur commun qui permet de ramener l’ensemble des prix relatifs possibles d’une marchandise, en un seul prix absolu au prix monétaire.[49]

  1. La monnaie comme instrument de paiement

La monnaie est un moyen de règlement général, indéterminé et immédiat.[50]

  • Indéterminé : elle permet d’acquérir n’importe quel bien ou service, n’importe où, n’importe quand dans l’espace national.
  • Général : elle est admise partout, par tout le monde en toute circonstance dans l’espace national.
  • Immédiat : le transfert de la monnaie permet d’éteindre définitivement les dettes.
  1. La monnaie comme réserve de la valeur et actif de patrimoine[51]

La monnaie est une réserve de valeur c’est-à-dire, un abri temporaire, un instrument de transfert de valeur dans le temps. Cette fonction de réserve est dérivée de la précédente. C’est en effet, parce que la monnaie est intermédiaire des échanges qu’on peut constituer des réserves monétaires.

La monnaie est un actif de patrimoine : c’est une fonction de détention des richesses non risquées. Les agents peuvent utiliser leur revenu pour détenir le patrimoine sous forme d’actif réel (bien de production), actif financier (valeurs mobiliers ou actif à long terme) et l’actif liquide (Billet et dépôts à vue, dépôts à terme, bons de trésor…).

I.3. NOTIONS SUR LE DEVELOPPEMENT

Cette section comprend les points suivants : croissance et développement et les types de développement.

I.3.1. Croissance et développement

  • Croissance

La croissance est un processus fondamental des économies contemporaines, reposant sur le développement des facteurs de production, lié notamment à la révolution industrielle, à l’accès à de nouvelles ressources minérales (mines profondes) et énergétiques (charbon, pétrole, gaz, énergie nucléaire, etc.) ainsi qu’au progrès technique. Elle transforme la vie des populations dans la mesure où elle crée davantage de biens et de services. À long terme, la croissance a un impact important sur la démographie et le niveau de vie des sociétés qui en sont le cadre. De même, l’enrichissement qui résulte de la croissance économique peut permettre de faire reculer la pauvreté, à condition que les richesses créées soient redistribuées vers les plus bas revenus.[52]

Certaines conséquences de la croissance économique comme la pollution et les atteintes à l’environnement, l’accentuation des inégalités sociales ou l’épuisement des ressources naturelles (pétrole, métaux notamment) sont souvent considérés comme des effets pervers qui obligent à distinguer croissance et progrès.[53]

Le rapport commandé en 1970 par le Club de Rome à une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT), intitulé The Limits To Growth met en évidence l’impossibilité d’une croissance illimitée dans un monde fini. Les tenants de la décroissance estiment que la poursuite de la croissance amènerait inévitablement à un effondrement de la civilisation.

Les économistes utilisent le terme de croissance conventionnellement pour décrire une augmentation de la production sur le long terme (une durée supérieure à un an). Selon la définition de François Perroux, la croissance économique correspond à « l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues d’un indicateur de dimension, pour une nation, le produit global net en termes réels »[54]. La définition de Simon Kuznets va au-delà et affirme qu’il y a croissance lorsque la croissance du PIB est supérieure à la croissance de la population.

À court terme, les économistes utilisent plutôt le terme d’« expansion », qui s’oppose à « récession », et qui indique une phase de croissance dans un cycle économique. La croissance potentielle est le niveau de croissance qui serait obtenu avec une pleine utilisation de tous les facteurs de production (travail, capital et savoir) ; l’écart entre la croissance effective (celle effectivement mesurée) et la croissance potentielle est minimal au plus fort d’une expansion.

Au sens strict, la croissance décrit un processus d’accroissement de la seule production économique. Elle ne renvoie donc pas directement à l’ensemble des mutations économiques et sociales propres à une économie en développement. Ces transformations au sens large sont, conventionnellement, désignées par le terme de développement économique. Selon François Perroux, « le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rend apte à faire croître, cumulativement et durablement, son produit réel global »[55]. Le terme de « croissance » s’applique alors plus particulièrement aux économies déjà développées.

La Commission du développement durable (en) du gouvernement britannique souligne[56] qu’il est important de distinguer trois notions qui « ne sont absolument pas les mêmes choses » :la croissance des flux biophysiques (énergie et matériaux) ; la croissance de la valeur monétaire de la production (PIB) ; la croissance du bien-être économique de la population.

  • Développement

Le développement est défini comme la transformation du système traditionnel en système moderne sous l’impulsion d’une nouvelle structure mentale, devenue progressiste.[57]

C’est l’augmentation de certains facteurs économiques et sociaux avec changement de structures. Donc la croissance est uniquement une question d’augmentation de quantité ; le développement suppose augmentation de quantité et qualité.

Au prorata de la définition de développement, il y a encore plusieurs définitions du développement :

Selon Jacques Austry, le vocable développement pousse au scandale. Il est notion faussement familière. Tout le monde croit savoir ce qu’est le développement et la fréquence de l’emploi du terme comme la floraison récente des travaux qui lui sont consacrés contribuent à créer cette sensation de connaissance qui évite de se poser quelques questions naïves et fondamentales.[58]

Le développement est le combat de dépassement de tout ce que les hommes et les peuples condamnent à rester en marge de la vie[59]. C’est sans doute dans cet angle que le Père Lebret parle de discipline de passage d’une phase moins humaine à une phase plus humaine[60].

I.3.2. Types de développement

A propos de développement nous allons aborder 2 types de développement à l’occurrence : le développement social, et le développement économique.

  1. Développement social

Le développement social est l’ensemble des changements économiques, techniques et institutionnels liés à l’augmentation du niveau de vie résultant des mutations techniques et des organisations pour la recherche du bien-être social.[61]

L’ONU définit le développement social comme une démarche visant à améliorer la capacité des gens à vivre en toute sécurité et à leur permettre de participer pleinement à la société. Le développement social est indissociable de son contexte culturel, économique politique et spirituel et ne peut être envisagé dans une perspective uniquement sectorielle[62].

  1. Développement économique

Le développement économique fait référence à l’ensemble des mutations positives (techniques, démographiques, sociales, sanitaires…) que peut connaître une zone géographique, continent, pays et région. Le développement économique nécessitant notamment de la direction de richesses, on associe développement économique et « progrès », puis qu’il entraîne, généralement, une progression du niveau de vie des habitants, on parle alors d’amélioration du bien-être social (au sens économique). [63]

Selon SERGERS D., le développement économique est toute transformation des institutions sociales et des mentalités qui favorisent la croissance économique[64].

 

 

 

 

 

 

Conclusion partielle

Nous voici à la fin du chapitre qui a porté sur la considération théorique du travail. Ce chapitre comprenait les sections suivantes : les notions sur les concepts clés, les notions sur les banques et les notions sur le développement.

Le deuxième chapitre est consacré à la présentation du champ d’investigation qui est la ville de Butembo et le cadre méthodologique.

 

 

 

CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DU CHAMP D’INVESTIGATION ET CADRE METHODOLOGIQUE

Ce chapitre porte essentiellement sur deux sections à savoir : la présentation du champ d’étude et le cadre méthodologique.

  1. 1. PRESENTATION DE LA VILLE DE BUTEMBO[65]

Cette section décortique les points ci-après : la cartographie et délimitation de la ville de Butembo, le cadre physique de Butembo, les caractéristiques du paysage urbain de Butembo, population et économie de la ville de Butembo, historique de la ville de Butembo, éducation, accessibilité de la ville, opportunités de développement, les principaux produits agricoles, non agricoles et sources énergétiques et le secteur bancaire de Butembo.

II.1.1. La cartographie et délimitation de la ville de Butembo[66]

Butembo est une de trois villes du Nord-Kivu située au Nord-est de la République Démocratique du Congo. La circonscription urbaine est située entre 0°05′ et 0°10′ de latitude nord et 29° 17’et 29°18′ de longitude Est. Elle se trouve à 17 km au nord de l’équateur. Elle est située à proximité de la dorsale occidentale du Rift Albertin au Nord-Ouest du lac Édouard. Ainsi, bâtie sur les hautes terres du lac Kinya-Muliha (Edouard) entre 1700 et 1800m d’altitude, le long de la route Congo-Nil au Kivu septentrional, Butembo jouit d’une ambiance climatique fraiche et d’une pluviosité modérée (1380mm). Le site de Butembo correspond à une dépression ceinturée des collines de taille et d’altitude fort variables.

Il s’agit d’une agglomération située au cœur de la RDC, aux confins des villes de Beni et du territoire de Lubero sur la limite administrative séparant les collectivités Bashu et Baswagha. La ville est à cheval sur les deux territoires de Lubero et de Beni et reste circonscrite dans les deux chefferies des Baswagha et des Bashu. Elle est limitée :

  • Au nord, par la confluence des rivières Kimemi et Luhule. Dès la jonction de ces deux rivières, la limite coïncide avec le cours d’eau de la Kimemi qui se fraie un lit entre la ferme de Mateitei et la route Butembo. La rencontre entre Kimemi et la rivière Kahuha constitue le point le plus excentré au nord. A ce niveau, la limite suit le lit de la rivière Kahuha qui ressort par les tuyaux du trop plein de l’étang de barrage du complexe Théicole de Butuhe. Au niveau de la digue, la limite longe celle du complexe théicole jalonnée par des Eucalyptus sur un alignement bien net à partir de Vuhambo jusqu’au sommet culminant sur la colline Buyonga-Marundu (point le plus haut de la ville à 2030 m d’altitude). A partir de ce sommet, l’alignement des Eucalyptus jouxte le village de Vuhanika et traverse la route à kyangombe et celle qui mène vers Butuhe avant de rejoindre la rivière Makamba, puis le lieu du captage des eaux de Régideso. Le thalweg emprunté par cette rivière rencontre en aval le ruisseau Mungo. A ce niveau, l’alignement des Eucalyptus réapparait et jalonne la limite en passant par le village de Mungo avant de rejoindre la rivière Mubunge.
  • Au sud, la limite remonte la rivière Mususa jusqu’au croisement avec la rivière Mutinga via la chute d’Ivugha. A partir de ce croisement, une ligne droite (azimut) permet de rejoindre le pont sur la rivière Mususa au niveau de la nationale n°2 (route Butembo-Musienene-Goma). A partir de ce pont la limite de la ville est essentiellement naturelle car elle coïncide avec la rivière Mususa jusqu’à la confluence avec la rivière Virendi.
  • A l’est, à partir de la confluence entre la Mususa et Virendi, la limite longe la rivière Virendi juqu’au niveau du pont Virendi. Le ruisseau Kitendere qui se jette dans la Virendiarrosele thalweg qui culmine au sommet de la colline où se trouvent deux essences forestières du genre Podocarpus. De là, en traversant la route qui mène vers le rond-point CUGEKI, une vallée très encaissée conduit à la source Lusovovu. De cette source découle le ruisseau qu’il faut longer jusqu’à la confluence avec la Lwirwa. De cette confluence, la limite longe la rivière Lwira jusqu’à la jonction avec la rivière Kamikingi. A ce niveau, la dénomination de la rivière change pour devenir la rivière Luhule qui se jette dans la Kimemi au nord.
  • L’ouest de la ville de Butembo coïncide donc avec le croisement entre la limite naturelle de la rivière Mubunge et l’alignement des arbres constituant la limite avec le terrain du complexe théicole de Butuhe. La Mubunge se fraie un lit le long des pâturages avant de se jeter dans la rivière Lukwaliha. A cette jonction, la limite remonte avec la rivière Lukwaliha jusqu’au niveau de la confluence entre la rivière Lukako et KaghendaVutuli non loin de la route Butembo Manguredjipa, constituant en même temps la limite du territoire de Lubero et de. La délimitation remonte donc la Lukako jusqu’au croisement entre cette dernière et le ruisseau Musingiri. Ce ruisseau traverse la route sur l’axe Manguredjipa. A ce niveau, un petit pont qui y est jeté constitue en même temps la limite entre la commune Kimemi et Vulamba. Le ruisseau va jusqu’à sa source et la limite remonte le flanc en passant par un pont en bois conduisant à Kiragho. De là, la rue remontante s’arrête à 15 m sur la route avant de rejoindre la barrière sur la route Muhangi à Musingiri. De là, la limite rejoint la source de Kakolwe avant que le ruisseau portant le même nom ne serpente un escarpement rocailleux pour rejoindre la rivière Kinzedeu. De cette confluence coule l’eau qui se jette dans la rivière Mususa, constituant ainsi la limite ouest de la ville.

II.1.2. Cadre physique de la ville de Butembo

La région de Butembo jouit d’un climat du type Afa selon Köppen et aurait des caractéristiques similaires au climat Colombien selon la classification de De Vries (KASAY, (1988). La ville (R.D. Congo, Province du Nord-Kivu – 0°07’40’’N-29°17’15’’E – altitude : 1800 m) est située dans une contrée dont les conditions climatiques seraient typiques du climat équatorial si elles n’étaient pas contrastées par les montagnes. La proximité de l’équateur détermine deux saisons pluvieuses (mars-avril et septembre-novembre) correspondant au passage du soleil au zénith et deux saisons relativement sèches correspondant aux mois de juin et juillet et aux mois de janvier et février.

  1. Relief de la ville de Butembo

Le relief de la contrée dans laquelle se trouve la ville de Butembo résulte de l’orogenèse tertiaire concomitante à la formation du fossé tectonique albertin. Il est disséqué et collinaire avec des roches métamorphiques et granitiques datant de l’Antécambrien. Il comprend trois grands ensembles géomorphologiques. Le premier comprend la vallée de la rivière Kimemi. Cette zone constitue le centre ville. Le deuxième ensemble est constitué des collines constituant l’axe Matembe-Vulamba à l’Ouest de la ville. Le troisième ensemble géomorphologique de Butembo est constitué des collines convexes plus basses à l’est de la Kimemi sur l’axe Katwa-Rughenda-Mukuna-Mavono.

L’encaissement des vallées dans les collines environnantes excède par endroit 50 m avec des fortes pentes par endroit. On remarque, cependant, de nombreuses vallées à fond plat, large, marécageux, bloquées à l’aval par un seuil notamment à Mususa sous le pont menant vers Nduko et Musimba et sous le pont de Biasa. La densité moyenne du réseau hydrographique dense épouse des linéaments bien marqués. Tous les vallons débutent à l’amont par une forme en hémicycle très caractéristique où se développent des cirques d’érosion. Les versants ont un profil convexo-concave, mais au niveau du centre ville, le profil transversal est nettement en « berceau », avec un fond alluvial presque plat et un raccord colluvial concave à faible pente.

  1. Contexte géologique et lithologique

Le substrat géologique de Butembo est très fragile et sensible à l’érosion. Les soubassements des roches du socle précambrien ont subi le plissement au cours du Paléozoïque, et les intrusions récentes des granites seraient influencées par des mouvements orogéniques. Quatre principaux types de roches sont rencontrés dans la ville de Butembo et peuvent être décrits du Nord-Ouest au Sud-Est :

  • Complexe basique de la Luhule-Mobisio : Il se trouve autour de la Mubunge. Il est formé de métabasaltes, de dolérites, de diorites et d’îlots de quartzites.
  • Assise sédimentaire de la Luhule-Mobisio : elle est composée de schistes, de quartzites avec des intercalations calcaires. Ces schistes datent du Burundien inférieur et moyen, c’est-à-dire d’environ 1 235 ± 40 Ma. Ces schistes, de couleur sombre et facilement détachables en plaquettes, intercalés d’importants bancs de quartzites sont sains sur des interfluves et altérés au bas des collines et dans les vallées. Ils sont très remarquables en bas de pente de la colline de Lwamiso et sur les collines situées à l’Ouest de la Kimemi. Ils constituent le plancher de cette rivière sous le pont de Biasa.
  • Complexe orthognéissique : il est constitué d’un ensemble de granites et de granodiorites laminés et retromorphosés, parfois orthogneiss et migmatites homogènes. Ce complexe date de l’Antékibalien ou du Kibalien inférieur. Le Kibalien inférieur date d’environ 2 800 Ma. Ils sont situés au centre et à l’est de la ville. Une bonne partie du territoire urbain est bâtie sur ce complexe orthognéissique.
  • Série de Lubero : elle est constituée de micaschistes avec des intrusions granitiques, des phyllades, des schistes, des grès et des quartzites qui datent du Burundi en inférieur. Ces roches sont situées à l’est de la ville.

II.1.3. Caractéristiques du paysage urbain de Butembo

L’analyse de l’espace urbain de Butembo est facilitée par les contrastes relativement nets entre l’espace bâti et l’espace agricole et/ou sylvicole. L’image QUICKBIRD offre deux grands ensembles aux contours plus ou moins bien tranchés l’un de l’autre. Quelques espaces vides dans la ville se prêtent bien à l’agriculture urbaine. Dans la ville, les avenues forment les éléments de structure d’un tissu urbain découpé en îlots réguliers de formes rectangulaires assez répétitifs et regroupés selon des ensembles de surface plus ou moins homogène. Sur des collines relativement plus basses, les avenues et les maisons épousent les courbes de niveau et donnent une structure bien particulière au tissu urbain. Certaines avenues suivent littéralement la pente et sont à la base de l’accentuation de la vitesse d’écoulement de l’eau vers les vallées.

Toutes les têtes des ravines sont en aval de ces avenues et par érosion régressive et progressive, les structures urbaines sont perturbées d’une façon dramatique. La croissance très rapide de la demande en terrain à bâtir trouve sa réponse dans l’achat des terrains agricoles liant le parcellaire agricole au parcellaire urbain. Il y a une rivalité entre les terres agricoles et les surfaces à bâtir. Constamment, la ville ne cesse de gagner des terrains agricoles et boisés qui sont soit contigus, soit espacés, surtout dans les zones sans accident topographique majeur.

En revanche, les pâturages sur la route Mavono-Kasitu-Bulambo-Isale ont empêché la colonisation des maisons sur des terres plutôt à faible pente. La montagne vers Lwamiso, après le cimetière de Kitatumba bloque au nord-ouest l’avancée de l’extension de la ville de Butembo bien que des agglomérations toutes entières se développent au nord–ouest de cette montagne vers Vuvatsi. On peut toutefois y rencontrer quelques maisons accrochées sur les versants abrupts avec tous les risques qui en découlent. La tendance actuelle de la ville à glisser vers l’est est bien réelle en raison du relief des collines plus basses et arrondies ainsi que de l’éloignement par rapport aux poches d’insécurité. Vers Vukondi, au sud de la ville, on assiste aux transformations des gros noyaux villageois situés à proximité notamment de Musimba. Des terres, jadis gérées par des chefferies y sont incorporées dans la ville. Il en est de même dans les agglomérations situées dans la chefferie des Bashu sur la route de Bunyuka.

II.1. 4. Population et économie de la ville de Butembo

  1. Population de la ville de Butembo

D’une manière générale, les habitants de la ville de Butembo sont des bantous de la tribu Nande, appelés aussi « YIRA ». Ceux-ci se présentent à la fois comme tribu et comme une ethnie. On y trouve aussi d’autres tribus proches des Nandes mais en nombre très réduit telles que : les Rega, Bapere, Baluba, les Nyanga, les Hema, les Hundes, les Shi, les Bangala, les Babudu, les Tetela, les Batalinga, les Hutu, les Banyabwisha, les Baserume, les Anamongo, les Bakusu, les Bakongo, les Lendu, Les Azande et les Bambuba. Les habitants de Butembo sont sédentaires. Tous les clans de la tribu Nande se retrouvent en ville de Butembo à savoir : les Basukali, les Baswagha, les Bakira, les Bamate, les Bahira, les Baosongora, les Bahambo, les Bakondi, les Bahumbi, les Bamoro, les Bavinga, les Batike…

En général, la ville de Butembo a une population homogène, l’ethnie YIRA communément appelée NANDE, représente la majorité de la population qui est constituée d’autres ethnies en provenance de la province d’Ituri, Orientale, même des autres provinces de la RDC et des étrangers. Cette population connaît en général une croissance démographique rapide. La population est estimée à un peu plus d’un million des personnes.

Dans cette ville, le Nande est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux étant donné que seule la tribu Nande domine à plus de 80 %. Le swahili est parlé par plus ou moins la moitié de la population (75%) car c’est une langue parlée par presque tous les pays limitrophes de l’Est de la RDC. Le Lingala est seulement parlé par les militaires et policiers et quelques agents de l’Etat. Le Piri ainsi que d’autres langues sont parlées par une petite partie de la population dans la ville de Butembo.

  1. Économie de la ville de Butembo

Les principales activités de ses habitants sont le commerce, l’agriculture et l’élevage. La ville est bâtie grâce au seul dynamisme de ses habitants. En effet, grâce aux retombées issues du commerce avec surtout les pays de l’Afrique Orientale, du Moyen et de l’Extrême-Orient, la ville se voit dotée peu à peu de nouveaux immeubles et de coquettes résidences privées.[67]

La région de Butembo est située dans une zone à vocation agropastorale caractérisée par une récente forte anthropisation. Près de 90% de la population pratique l’agriculture de subsistance. Cette agriculture, vitale pour la population locale, est étroitement dépendante du régime pluviométrique et de ses excès qui impactent les rendements agricoles à différentes échelles de temps et d’espace.

La région est caractérisée par une gouvernance économique libérale et un esprit d’entreprise généralisé surtout dans le domaine du commerce local. La localisation spatiale, la population, les activités et la morphologie de l’habitat constituent les 4 indicateurs majeurs de l’armature du portrait de Butembo. La ville est bâtie grâce au seul dynamisme de ses habitants. En effet, grâce aux retombées issues du commerce avec surtout les pays de l’Afrique Orientale, du Moyen et de l’Extrême-Orient, la ville se voit dotée peu à peu de nouveaux immeubles et de coquettes résidences privées. Cette position de la Ville de Butembo sur l’axe Goma-Bunia lui permet de nouer des relations aisées avec tous les grands centres du Nord Kivu (Béni, Oïcha, Lubero, Kirumba, Kiwanja, Goma, …).

La prospérité dans la région économique de Butembo est liée à plusieurs éléments dont son histoire, ses activités agricoles, son commerce, sa position géographique à proximité de la frontière ougandaise, le développement des activités formelles et informelles d’import et export de matières précieuses contre des produits manufacturés ainsi que les valeurs culturelles et anthropologiques locales. Les principales activités de ses habitants sont le commerce, l’agriculture et l’élevage. Les villages environnants abritent des plantations de thé, de café et de quinquina.

La ville de Butembo constitue le pôle commercial de toute la province du Nord-Kivu. En 2012, les informations recueillies au bureau de la mairie font état de 2 000 petites et moyennes entreprises et 8 SARL enregistrées. Au bureau de la fédération des entreprises du Congo, district de Butembo, la même année on enregistre 33 corporations professionnelles qui regroupent plus de 3 000 individus. Selon les caractéristiques de ces groupements associatifs, 14 catégories de corporations peuvent être identifiées qui interviennent dans 14 domaines différents : les associations des opérateurs économiques œuvrant dans le commerce transfrontalier, l’association des propriétaires des véhicules à louer, les associations des transporteurs et/ou vendeurs de poissons, les associations des boulangers et des restaurateurs, les associations des photographes et des réalisateurs, les regroupements des commerçants des produits agricoles, l’association des commerçants des produits pétroliers, les différentes associations des taximen, le regroupement des vendeurs de clous, les associations de coiffeurs, les associations des couturiers et tailleurs, les associations des artisans menuisiers, les associations des transporteurs routiers des marchandises et enfin l’association des tenanciers de pharmacies .

A Butembo n’est établie qu’une seule ethnie, les Nande. Et ce ne sont pas des hommes politiques qui gouvernent cette sorte de micro-Etat propret, mais le « G17 », un club de dix-sept grands commerçants transfrontaliers fortunés. « On n’attend rien des politiques et l’Etat a abandonné Butembo. On finance nous-mêmes la sécurité et les infrastructures comme l’université, la mairie, les monuments… On est sûrs que les choses se font et on maîtrise les avancées », lâche d’une voix grave un certain Katembe Kahehero. De fait, la ville n’a jamais reçu un seul kilowattheure de la société nationale d’électricité depuis l’indépendance, en 1960.

Le secteur industriel de Butembo a connu une génération d’entreprises très diversifiées. La briqueterie, la menuiserie, l’usine de limonades, la biscuiterie, le traitement du café, le traitement de l’huile végétale sont autant d’activités qui ont été initiées par les opérateurs économiques entre 1970 et 1990. La saturation du marché local entraînant des baisses des marges bénéficiaires a poussé les opérateurs économiques à délocaliser leurs entreprises dans d’autres provinces telles que Kinshasa, en Province Orientale et dans la province de l’Equateur. C’est le cas de Silver Mousse et de la tôlerie de Tsongo Kasereka qui sont opérationnelles à Kinshasa. Par ailleurs, la quasi-totalité des grands commerçants de Butembo choisissent maintenant d’investir dans l’immobilier dans la capitale congolaise et dans la Province Orientale où ils construisent des galeries commerciales et des hôtels.

 

 

 

 

II.1. 5. Historique de la Ville de Butembo

Avant 1924, le village de Lusando servait de résidence au Mwami des Bayora. Il était un centre dédié au commerce du sel en provenance de Katwe (Ouganda), du poisson et de «milumba», tissus d’écorces battues, en provenance des régions avoisinantes. Les années 1928 à 1930, la compagnie Minière des Grands-Lacs (MGL), installe le siège administratif de la direction Nord de ses exploitations à Butembo qui devient le centre de transit et d’acclimatation de la main-d’œuvre situé au carrefour des routes. Dans les années 1930 à 1940, un noyau d’Européens constitué essentiellement de commerçants et d’industriels s’installe à 1 km au sud du siège de la direction de la MGL de part et d’autre de la route Congo-Nil, l’actuelle route Nationale 2. C’est la genèse d’une cité indigène entre la colline Kambali et l’avenue Ruwenzori.

Dans l’édition de 1943 des codes et lois du Congo-Belge, annotée par Léon Strouvens avec Pierre Piron, l’on trouvait déjà mentionné le nom de Butembo dans l’arrêté n° 47 du 19 août 1937, traitant des circonscriptions urbaines de la province de « Constermans ville », le futur Kivu et ensuite morcelé en Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema. Cet arrêté reconnaît Butembo comme grand village. Par la suite, en 1949 par l’arrêté n° 21/053 du 23 septembre 1949 conformément aux dispositions de l’ordonnance loi n° 170/AIMO du 20 juillet 1945 relative à la création des cités indigènes, Butembo a été reconnu comme cité indigène.

De 1950 à 1959, Butembo a alors atteint l’avenue des écoles, le quartier Congo Ya Sika avec respectivement 9653 habitants en 1957 et 11.189 habitants en 1959. L’année 1958 marqua la signature de l’ordonnance n° 97/138 du 15 mai 1956 soumettant Butembo au régime du décret du 21 février 1949 relative à l’urbanisme. Butembo a donc été reconnu comme centre extra coutumier par l’arrêté n° 221/180 du 12 septembre 1958. La décennie suivante, la cité s’étendra sur l’avenue Goma, cellule Vungi, Kimemi, Londo, Muhayirwa et Vihya. Avec une population de 26 065 habitants. En 1962, une loi est votée à l’assemblée du Kivu-Maniema pour élever Butembo au rang de commun.

Butembo sera ensuite reconnue comme cité parmi les cités créées par les ordonnances présidentielles. Les années 1970 à 1979, la cité de Butembo est constituée de 6 quartiers nommés Kambali, Matanda, Vungi, Lumumba, Congo ya Sika et Président de la République. Plus tard, elle s’étend à l’est vers Kitulu, Kisingiri, au sud vers Kalimbute, Vutetse, Vulumbi, Vulema et Vuhika. La population compte alors 50921 en 1975 et 69 227 habitants en 1979. Vers l’année 1987 quand Butembo comptait 92932 habitants et la période des années 1990, une agglomération voisine, celle de Makerere en collectivité-chefferie de Bashu se développa tandis qu’à la chefferie de Baswagha, les localités de Vohakatwa, Mukuna, Ivatama, Malera, Rughenda, Katsya et Vutsundo connaissent une poussée démographique remarquable faisant passer la population à 141.707 âmes (Urbanisme, 2006). Le Président de la République a signé le décret n° 042/2003 du 28 mars 2003 portant reconnaissance de Butembo comme ville et fixant ses limites. En fonction de cette évolution, nous constatons que Butembo a échappé à l’application des décrets sur l’urbanisme de 1949 et de 1957 ce qui se répercute sur sa trame urbaine.

L’évolution administrative, culturelle et économique de Butembo peut être observée grâce à la chronologie suivante :

1930 : Butembo devient un siège administratif du secteur Nord de la minière des grands Lacs.

1948 : Création d’un poste administratif détaché à Butembo.

1949 : Institution du centre extra coutumier de Butembo sur 8Kmet création de la cité indigène de Butembo.

1954 : Extension de la cité par l’arrêt n 21/128 du 26 avril 1954, portant l’espace urbain à 24km . Cette extension fut aussitôt contestée par les chefs traditionnels Bashu et Baswagha.

1956 : Ouverture d’une succursale de la banque commerciale du Congo à Butembo.

1957 : Butembo est placé sous décret de l’Urbanisme et est doté d’une commission d’urbanisme.

1962 : Une loi votée à l’assemblée provinciale du Kivu-Maniema élève Butembo au rang de commune Urbaine.

1963 : Butembo devient le chef-lieu du District du Lac Édouard.

1965 : Transfert de l’évêché du diocèse de Béni à Butembo.

1967 : Abrogation du statut de commune urbaine dont jouissait Butembo à la suite de la suppression province du Nord-Kivu et du District du Lac Édouard.

1970 : Butembo est régi selon le régime de collectivité locale.

1980 : Butembo devient la résidence d’un commissaire sous régional assistant, d’où il supervise l’administration des zones de et de Lubero entre 1980 et 1985.

1987 : Butembo est repris sur la liste de 83 cités reconnues et/ou créées au Congo (Zaïre) par les ordonnances présidentielles n 87/231 à 87/238 du 29/6/1987.

1988 : Ouverture de l’Université Catholique de Graben à Butembo avec les facultés de Médecine Humaine et Vétérinaire, d’Agronomie et des sciences économiques.

1993 : Inauguration de la première station privée de télécommunications par satellite PATELSAT (téléphone, télévision, fax, …).

1999 : La cité de Butembo se voit dotée d’un statut d’une ville par l’arrêté N°01/001 bis/CAB/GP-MK/99 du 29 septembre 1999 portant création des villes de et de Butembo en province du Nord-Kivu, par les autorités rebelles du RCD/K-ML qui avaient choisi comme siège de leur institution politique lors de la 2ème guerre dite de libération qui a éclaté le 2/08/1999 en RDC.

2001 : Le président du RCD/K-ML signe en date du 22 décembre le décret N°2001/038 portant création et délimitation de la ville de Butembo et ses communes en province du Nord-Kivu.

2003 : Le président de la République Démocratique du Congo, le Général major Joseph KABILA signe le Décret N°042/2003 en date du 28 mars portant création d’une ville pour hisser Butembo en ville après la réunification du territoire nationale.

II.1.6. Éducation[68]

  1. Enseignement primaire et secondaire

La division provinciale de l’EPSP/Nord-Kivu II encadre aussi des enfants de moins de 5 ans dans des écoles officielles de gardiennage, patronnées par l’UNICEF, appelées Incapables communautaires d’Eveil. Ces écoles aident les parents économiquement faibles, incapables de faire inscrire leurs enfants dans les écoles privées où les frais sont très élevés. Ici, l’UNICEF poursuit son programme de faire scolariser tous les enfants.

La sous-division Urbaine de l’EPSP a à son sein 400 écoles dont 221 sont primaires et 179 secondaires. Elle enregistre au primaire 101208 écoliers dont 52242 de sexe féminin et au secondaire 58538 élèves dont 31585 de sexe féminin.

La ville de Butembo comprend les Espaces communautaires d’Eveil suivants : EceKiriva, EceVuvatsi, EceKavikene, EceKitulu, Ece, Vuhira, EceMasoy, EceMalende, EceBulengera, EceMususa, EceVuhira, EceVusyano, EceVuhumbi.

La sous-division comprend les écoles Catholiques, Kimbanguistes, Protestantes (CEPAC, CECA 20, ECP, CEBA), Musulmanes, non conventionnées et privées.

  1. Enseignement supérieur et universitaire

En ville de Butembo, il existe une Université Officielle qu’est l’UOR : l’Université Officielle de Ruwenzori qui fonctionne au quartier KITULU, cellule MUSUSA, n° 42 en commune MUSUSA.

Les instituts Supérieurs de l’état installés en ville sont :ISTM Butembo (Institut Supérieur des Techniques Médicales de Butembo),ISP Muhangi : (Institut Supérieur Pédagogique de Muhangi),ISPT Muhangi : (Institut Supérieur Pédagogique Technique de Muhangi),ISAM : Institut Supérieur des Arts et Métiers- Lubero, IBTP : Institut de Bâtiments et de travaux publics, ENACTI : Ecole Nationale du Cadastre et des Titres Immobiliers, ISC Butembo, UNOUV : Université Ouverte, autrefois dénommée CIDEP (Centre Interdisciplinaire pour le développement et l’Education Permanente), ISCA : (Institut Supérieur de Chimie Appliquée),UNIFA : Université Islamique AL’FATHU, UEMA : Université Evangélique pour la Mission en Afrique, BIU : Butembo International University, ISDR KITSOMBIRO,ISEAVF BUTEMBO (Institut Supérieur pour l’Etude Agronomique, Vétérinaire et Forestière)

Les instituts Supérieurs et Université Privés installé en ville sont :

UCG : Université Catholique de Graben qui organise les Facultés suivantes : Sciences agronomiques, Droit, Sciences Economiques et de Gestion, Médecine Humaine, Médecine vétérinaire, Sciences sociales, Politiques et Administratives.

L’UNIC : Université du CEPROMAD avec comme facultés : Droit, Management et Sciences Economiques.

L’ULPGL/Campus de Butembo : Université Libre des Pays des Grands Lacs qui organise les facultés suivantes : Théologie, Psychologie et Sciences de l’Education, Sciences Economiques, Gestion et Informatique, Santé et Développement Communautaire.

L’UDGB : Université Divina Gloria de Butembo qui organise les facultés suivantes : Sciences de Gestion et Informatique, Pharmacie, Théologie, Psychologie et Sciences de l’Education, et Relations Internationales.

ULD : Université Libre de Développement qui organise, les facultés suivantes : Éducation, Économie, Agronomie, Construction et travaux Publics.

ISEAB : Institut Supérieur Emmanuel d’Alzon Butembo et organise le département suivants : Sciences et Techniques de Développement, Sciences d’Information et de communication sociale, et Philosophie.

ISPKI : Institut Supérieur Polyvalent du Kivu,

UNICO : Université Islamique du Congo,

UNIDEC : Université de Développement du Congo,

ISPTGL : Institut Supérieur Technique Protestant des Grands Lacs,

ISRMN : Institut Supérieur de Recherche en Médecine naturelle,

UCV : Université Chrétienne de Virunga,

ISTDL : Institut Supérieur des Techniques de Développement du Lac,

UBC : Université Baptiste du Congo,

ISIG : Institut Supérieur d’Informatique et de Gestion du Graben,

ATA : Académie Technique des Arts,

ISCAF : Institut Supérieur de Commerce et des affaires,

ISAD : Institut Supérieur d’Administration et de Développement,

ISDR/Grands Lacs,

ISDR Saint Joseph,

ISDR Goma,

ISGA : Institut Supérieur de Gestion des affaires,

Sur recommandation de la Conférence des Chefs d’Etablissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire concernant la prolifération des institutions d’ESU en ville de Butembo, l’Autorité Urbaine a constitué une commission chargée d’éradiquer cette prostitution de l’espace universitaire où certaines institutions fonctionnent sans actes juridiques de création et d’autorisation de fonctionnement.

C’est ainsi que 22 institutions d’Enseignement Supérieurs et Universitaire ont été frappées d’interdiction de fonctionnement par l’arrêté N°3072/…/K.66/2013.

II.1.7. Accessibilité de la ville[69]

L’accès à la ville de Butembo se fait soit par voies routières soit par voies aériennes par un aérodrome au niveau de la ville de Butembo, quartier Rughenda. La route permettant d’entrer et de sortir de la ville est la nationale (qui connecte le territoire de Rutshuru au Sud et le territoire de Béni au Nord en passant par la ville de Butembo) et qui est en mauvais état. Etant donné que les grands opérateurs économiques importent leurs marchandises de la Chine, Dubaï en passant par Kenya jusqu’en RD Congo via Ouganda, la route nationale en provenance de Béni et de Rutshuru leur servent à l’aide des grands camions et bus transportant divers articles et produits manufacturés, produits pétroliers et ciments malgré l’état de délabrement de cette dernière. Aussi de gros du trafic des marchandises agricoles se fait par cette route.

Par voie aérienne, des avions petits porteurs quittent la ville de Goma et de Béni vers la ville de Butembo par un aérodrome. L’accès par train et par bief navigable n’existe pas en ville de Butembo

II.1.8. Opportunités de développement

L’Energie (Eau et Electricité) vient en deuxième position pour permettre les activités industrielles artisanales dans la ville de Butembo, permet la diminution des chômages et augmenter le pouvoir d’achat de la basse population.

L’agriculture et l’élevage sont aussi d’une importance capitale car elles sont encore non industrielles conduisant à une sous-exploitation des sols disponibles. La demande en produit d’animaux d’élevage ne fait que croître étant donné l’augmentation croissante de la population de la ville de Butembo.

II.1.9. Principaux produits agricoles, non agricoles et sources énergétiques

Les principaux produits agricoles de la ville sont les haricots, amarantes, patate douce, manioc, maïs. Le manioc est le produit le plus consommé dans la ville de Butembo et sa prévision de production est bonne. Le manioc est consommé soit en chichwangue soit en tubercules bouillies. Le haricot vient en deuxième position et produit au moins deux fois pendant l’année. Le maïs est également produit en très grande quantité dans la ville en général. Il est consommé sous forme d’aliments bouilli ou grillé au feu et aussi transformé en alcool local appelé « Mandale ».

Les principaux produits non agricoles sont la viande et le lait (Yogourts). L’élevage réalisé dans différents fermes à proximité dont les opérateurs économiques de la ville sont en majorité propriétaires permet d’alimenter la ville de Butembo en viande et lait. Cela fait à ce que le prix soit abordable et permettant à la population Bubolaise de consommer la viande.

Les principales sources d’énergie sont le bois de chauffage, les groupes électrogènes, Panneau solaire, Micro central, Charbon de bois.

II.1.10. Secteur bancaire de la ville de Butembo[70]

Le secteur bancaire de Butembo comprend la représentation de la Banque Centrale du Congo « BCC » fonctionnant au sein de la Banque Commerciale du Congo « BCDC » actuellement appelée « Equity Bank ». A côté de ces deux banques, la ville comprend aussi les banques commerciales suivantes : Rawbank, TMB, FBN Bank anciennement appelée « BIC » et enfin Accès Bank.

A part ces banques citées ci-haut, Butembo a à son sein des sociétés, institutions de micro finance à l’instar de la Trust Investment Development « T.I.D » et la Light in Business Credit « LBC ».

Mais aussi, la ville comporte des coopératives et mutuelles, à l’occurrence nous citons : le GRENIER, La COODEFI, UDEV, MECRECO, la SEMENCE, CECAFEP, FAIDEC, PMI, COOPEC LWANZO, SODAC, MUDESO, MUSANOVI. Quant aux sociétés de transfert d’argent, nous retenons : EMT SA, SOFICOM et Solidaire Transfert.

II.2. CADRE METHODOLOGIQUE

Ce cadre présente les techniques auxquelles nous avons recouru pour attester les faits et suivre tour à tour l’analyse de la population d’étude. Les points à décortiquer sont les suivants : l’organisation de l’enquête, les procédures de récolte des données et les outils d’analyse des données et la population d’étude ainsi que l’échantillon d’enquête, l’approche technique et l’approche méthodologique.

II.2.1. Organisation de l’enquête

Pour ce travail, l’enquête a été organisée en deux phases. La première phase, nous avons fait une pré-enquête d’une manière verbale auprès de certains clients des banques commerciales de Butembo. La seconde phase, nous nous sommes servis d’un questionnaire d’enquête lequel nous a permis de récolter les données nécessaires pour cette recherche.

II.2.2. Procédures de récolte des données et outils d’analyse des données

Dans le cadre de la récolte des données, nous nous sommes servis d’un questionnaire d’enquête composé de vingt-trois questions portant sur trois volets à savoir l’identité de l’enquêté, la situation socio-économique du client avant le crédit et la situation socio-économique du client après le crédit facilité par le logiciel Kobocollect. Ensuite, l’entretien nous a beaucoup aidé vu qu’il y a certaines informations que nous avons recueillies par voie orale.

Pour ce qui est du présent travail, nous avons recouru à l’office Microsoft et plus précisément aux logiciels Word pour la saisie et les logiciels Excel et SPSS pour le traitement.

II.2.3. Population d’étude et échantillon d’enquête

  1. Population d’étude

Toute recherche scientifique s’intéresse nécessairement à une population étant donné que ses résultats seront mis à la disposition de celle-ci en vue de trouver la solution à un problème auquel elle est confrontée.

Notre population d’étude est constituée des clients des banques commerciales œuvrant en ville de Butembo. Ces clients ont des professions différentes. Certains sont commerçants, agents de l’Etat, avocats, enseignants, agriculteurs et médecins.

 

 

 

 

 

  1. Echantillon d’enquête

C’est évident que pour étudier un phénomène, il est rarement possible de considérer toute la population faute du coût et du temps. Pour cette circonstance, l’échantillon est défini comme une portion tirée de manière aléatoire ou raisonnée de la population sur laquelle est menée une étude[71]

Notre population est constituée par les clients des banques commerciales en ville de Butembo. Le nombre exact de cette population n’est pas connu, il est très élevé. Autrement dit cette population est infinie.

Pour la détermination de l’échantillon d’étude, nous avons recouru à la formule[72] : n = z2 x p (1-p) /m2

Avec n=taille de l’échantillon ; z= niveau de confiance selon la loi normale centrée réduite (pour un seuil de confiance de 95% avec lequel nous travaillons, z=1,96 lu dans la table de la loi normale) ; p= proportion estimée de la population qui présente la caractéristique (lorsque inconnue, on utilise p=0,5 ce qui correspond au cas le plus défavorable, c’est-à-dire la dispersion la plus grande) ; m= marge d’erreur tolérée (nous voulons la proportion réelle à 5% près).

L’échantillon est calculé comme suit :

n= (1,96)2 x (0,5) (1-0,5)/ (0,05)2= 384, 16 soit 385 individus. Ceci nous conduit à une taille de l’échantillon de 385 enquêtés.

 

II.2.4. Approche technique

Nous avons utilisé la technique documentaire pour avoir des données théoriques de cette recherche et la lecture sélective a été d’appui. La technique d’entretien nous a permis de récolter les données qualitatives quant à l’appréciation des services ont offerts par les banques commerciales à leurs clients. L’entretien libre a été d’application.

Le questionnaire d’enquête nous a servi pour récolter les données quantitatives de cette recherche. Les formules suivantes ont intervenu pour traiter ce type des données :

 

Moyenne=

Variance=

Ecart type=

Coefficient de variation=

Pour le test de comparaison des revenus avant et après crédit, les formules ci-après ont été d’usage :

S²=

S1(écart type de revenu avant crédit)

S2 (écart type de revenu après crédit)

T=

Avec m1(revenu moyen avant crédit) et m2(revenu moyen après crédit)

n1(échantillon de revenu avant crédit) et n2(échantillon de revenu après crédit)

 

II.2.5. Approche méthodologique

La méthode analytique nous a permis d’analyser les informations recueillies afin de les interpréter et en tirer une conclusion. La méthode statistique nous a aidé dans la présentation des données dans les tableaux et graphiques et à effectuer les calculs statistiques.

La méthode comparative nous a facilité d’établir une comparaison entre la situation socio-économique des clients avant et après crédit. La méthode inductive nous a permis de généraliser les résultats sur la population étudiée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion partielle du chapitre deuxième

Nous sommes au terme du chapitre qui a porté sur la présentation du champ d’investigation qui est la ville de Butembo et le cadre méthodologique. Il comportait deux sections principales la présentation du champ d’investigation comme dit tantôt et le cadre méthodologique.

Le troisième chapitre porte sur les banques commerciales et leur rôle dans le développement socio-économique en ville de Butembo.

 

 

CHAPITRE TROISIEME : LES BANQUES COMMERCIALES ET LEUR ROLE DANS LE DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE EN VILLE DE BUTEMBO

Ce chapitre présente les différentes données recueillies, leur traitement ainsi que les résultats obtenus. En d’autres termes, nous apprécions le rôle des banques commerciales au développement socio-économique en ville de Butembo afin de confirmer ou d’infirmer les hypothèses de cette recherche. Il comprend les sections suivantes : les caractéristiques des enquêtés, la situation socio-économique avant le crédit, la situation socio-économique après le crédit et la discussion des résultats.

 

III.1. CARACTERISTIQUES DES ENQUETES

Cette section porte sur les points suivants : l’âge, le sexe, l’état-civil et la profession.

III.1.1. Age des enquêtes

Nous avons recueilli les données sur l’âge en série non groupée et nous avons jugé mieux de les grouper pour une bonne analyse. Les pré-calculs ont été les suivants :

Xmax (âge maximal) = 75 ans

Xmin (âge minimal) = 19 ans

Etendue (d)=75-19 = 56

K=1+ log n

= 1+ log385

= 9,6 soit 10 classes

a=

=

= 6,2

Borne inférieure de la première classe = Xmin –

=19–

= 16

 

 

 

Tableau 1 Age des enquêtés

Classe d’âge Xi Ni % niXi (Xi-X)² ni(Xi-X)²
16-22 19 31 8,1 589 447,899504 13884,8846
22-28 25 65 16,9 1625 229,935868 14945,8314
28-34 31 40 10,4 1240 83,9722314 3358,88926
34-40 37 50 13,0 1850 10,008595 500,429752
40-46 43 70 18,2 3010 8,04495868 563,147107
46-52 49 67 17,4 3283 78,0813223 5231,4486
52-58 55 19 4,9 1045 220,117686 4182,23603
58-64 61 20 5,2 1220 434,15405 8683,08099
64-70 67 13 3,4 871 720,190413 9362,47537
70-76 73 10 2,6 730 1078,22678 10782,2678
TOTAL 385 100 15463 71494,6909
Moyenne 40,1636364  
Variance 185,700496  
Ecart type 13,627  
CV 33,9287008  

Source : Nos enquêtes

De ce tableau, il ressort que la majeure partie des enquêtés, soit 18,2 % ont l’âge situé entre 40-46 ans, c’est dans cette tranche où nous trouvons plus des clients des banques commerciales et 2,6% ont l’âge entre 70-76 ans.

En moyenne, nos enquêtés ont reçu 40 ans et un écart type de 13,627 et un CV de 33,92% supérieur à 30% ; ce qui explique qu’il y a eu une forte dispersion dans les âges des enquêtés par rapport à la moyenne.

 

 

 

 

 

III.1.2. Sexe des enquêtés

Le tableau suivant donne la répartition de l’échantillon suivant le sexe :

Tableau 2 Sexe des enquêtés

  Effectifs Pourcentage
Valide Féminin 117 30,4
Masculin 268 69,6
Total 385 100,0

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il ressort que 30,4% des enquêtés sont de sexe féminin, les femmes s’intéressent moins aux services rendus par la banque et 69,6% sont de sexe masculin soit la majorité des enquêtés. Ceci signifie que ce sont les hommes qui se tournent plus vers les banques pour recevoir du crédit.

III.1.3. Etat civil des enquêtés

Le tableau suivant donne la répartition de l’échantillon suivant l’état civil :

Tableau 3 Etat-civil des enquêtés

  Effectifs Pourcentage
Valide Célibataire 106 28
Divorcé 15 4
Marié 250 65
Veuf 14 4
Total 385 100

Source : Nos enquêtes

Au vu de ce tableau, nous constatons que la majeure partie des enquêtés sont des mariés, soit 65% et ceci s’explique par le fait qu’ils ont plus de charges à supporter et pour faire face à ces dernières ils recourent au crédit bancaire et la minorité est constituée des veufs et des divorcés respectivement pour 4% des enquêtés qui voient leurs charges diminuées d’un certain niveau.

 

 

 

 

 

 

 

III.1.4. Profession des enquêtés

Les professions respectives des individus ayant fait l’objet de notre enquête sont présentées dans le tableau ci-après :

Tableau 4 Profession des enquêtés

  Effectifs Pourcentage
Valide Agent de l’État 28 7,3
Agriculteur 41 10,6
Avocat 32 8,3
Commerçant 170 44,2
Enseignant 89 23,1
Médecin 25 6,5
Total 385 100,0

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il est constaté que la majorité des enquêtés sont des commerçants, soit 44,2% parce que leurs activités demandent plus de fonds pour leur avancement et en plus nous sommes dans une ville purement commerciale et la minorité est constituée des médecins, 6,5% qui demandent moins du crédit au sein de différentes banques.

 

III.2. SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE AVANT LE CREDIT

Cette section porte sur l’appartenance à la banque, l’accès au crédit, le revenu

avant l’accès au crédit, réponse aux besoins grâce au revenu, enfants scolarisés, la prise en charge des soins médicaux et la situation de logement.

III.2.1.  Répartition des enquêtés selon l’appartenance à la banque

Ici, il est question de savoir à quelles banques appartiennent les enquêtés.

Tableau 5 Répartition des enquêtés par banque

  Effectifs Pourcentage
Valide Access Bank 95 25
Equity BCDC 121 31
FBN Bank 51 13
Raw bank 46 12
TMB 72 19
Total 385 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il ressort que la majorité des enquêtés, soit 31% sont clients d’Equity BCDC et 12% sont de la Raw bank.

III.2.2. Accès au crédit par les enquêtés

Ici, il est question de répondre à la préoccupation de savoir si les enquêtés ont déjà accédé au crédit dans leurs banques respectives.

Tableau 6 Accès au crédit par les enquêtés

  Effectifs Pourcentage
Valide Non 7 1,8
Oui 378 98,2
Total 385 100,0

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il se ressort que 98,2% soit la majeure partie des enquêtés ont déjà bénéficié du crédit dans leurs banques respectives et 1,8% n’ont jamais reçu du crédit et dans la suite ceux-là qui ont déjà bénéficié du crédit seront concernés par cette étude.

 

III.2.3. Crédit reçu par les enquêtés

Le tableau suivant reprend les crédits reçus par nos enquêtés et sont exprimés en dollars américain. Voici les pré-calculs :

Xmax = 15 000 $

Xmin = 200 $

d=15 000 -200 = 14800

K=1+ log n

= 1+ log378

= 9,5 soit 10 classes

a=

= 1644

Borne inférieure de la première classe =200–

=-622

Comme bi est négative, nous prenons 200 comme bi

 

 

 

 

 

Tableau 7 Crédit reçu par les enquêtés

Classe crédit Xi Ni % niXi (Xi-X)² ni(Xi-X)²
200-1844 1022 276 73 282072 3011381,78 831141371
1844-3488 2666 28 7 74648 8341,77778 233569,778
3488-5132 4310 14 4 60340 2410773,78 33750832,9
5132-6776 5954 22 6 130988 10218677,8 224810911
6776-8420 7598 0 0 0 23432053,8 0
8420-10064 9242 5 1 46210 42050901,8 210254509
10064-11708 10886 15 4 163290 66075221,8 991128327
11708-13352 12530 0 0 0 95505013,8 0
13352-14996 14174 0 0 0 130340278 0
14996-16640 15818 18 5 284724 170581014 3070458248
TOTAL 378 100 1042272 5361777768
Moyenne 2757,33333  
Variance 14184597,3  
Ecart type 3766,24  
CV 136,589942  

Source : Nos enquêtes

De ce tableau, il ressort que la majeure partie, soit 73% des enquêtés ont reçu entre 200-1844 USD comme crédit et 1% entre 8420-10064 USD.

En moyenne, nos enquêtés ont reçu 2757,33 USD et un écart type de 3766,24 et un CV de 136,58% supérieur à 30% ; ce qui explique qu’il y a eu une forte dispersion dans les crédits reçus par rapport à la moyenne.

III.2.4. Revenu mensuel avant crédit

Les revenus repris dans le tableau ci-dessous sont mensuels avant crédit et sont exprimés en dollar américain. Voici les pré-calculs :

Xmax = 5000 $

Xmin = 100 $

d=5000 -100 = 4900

K=9,5 soit 10 classes

a=

= 544

Borne inférieure de la première classe =100–

=-172

Comme bi est négative, nous prenons 100 comme bi

Tableau 8 Revenu mensuel avant crédit

Classe revenu Xi Ni % niXi (Xi-X)² ni(Xi-X)²
100-644 372 246 65,1 91512 252269,678 62058340,9
644-1188 916 75 19,8 68700 1741,84776 130638,582
1188-1732 1460 17 4,5 24820 343086,017 5832462,29
1732-2276 2004 17 4,5 34068 1276302,19 21697137,2
2276-2820 2548 0 0,0 0 2801390,36 0
2820-3364 3092 0 0,0 0 4918350,53 0
3364-3908 3636 0 0,0 0 7627182,69 0
3908-4452 4180 9 2,4 37620 10927886,9 98350981,8
4452-4996 4724 0 0,0 0 14820463 0
4996-5540 5268 14 3,7 73752 19304911,2 270268757
TOTAL 378 100 330472 458338318
Moyenne 874,26455  
Variance 1212535,23  
Ecart type 1101,15  
CV 125,951578  

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il ressort que la grande partie, soit 65,1% des enquêtés ont le revenu mensuel avant crédit entre 100-644 USD et 2,4 % ont le revenu mensuel avant crédit se situant entre 3908-4452 USD.

En moyenne, nos enquêtés ont reçu 874,26 USD et un écart type de 1101,15 et un CV de 125,95% supérieur à 30% ; ce qui explique qu’il y a eu une forte dispersion dans les revenus mensuels avant crédit par rapport à la moyenne.

 

III.2.5. Réponses aux besoins sur base du revenu mensuel

Le tableau suivant présente les avis des enquêtés quant à la satisfaction de leurs besoins en se servant de leurs revenus mensuels.

Tableau 9 Réponses aux besoins sur base du revenu mensuel

  Effectifs Pourcentage
Valide Non 14 3,7
Oui 364 96,3
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il se ressort que 96,4% des enquêtés disent que leur revenu permet de répondre à leurs besoins comme le transport, l’alimentation, l’habillement, la scolarisation des enfants et 3,7% disent qu’il ne leur permet pas de répondre à leurs besoins parce qu’ils estiment que leur revenu est insuffisant.

 

III.2.6.  Enfants scolarisés avant crédit

Le tableau suivant présente le nombre d’enfants scolarisés par les enquêtés avant d’accéder au crédit.

Tableau 10 Enfants scolarisés avant crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Aucun 69 18,3
Deux 177 46,8
Quatre et plus 9 2,4
Trois 91 24,1
Un 32 8,5
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il se ressort que la majorité des enquêtés, soit 46,8% scolarisaient deux enfants avant d’accéder au crédit en se servant de leur revenu mensuel et 2,4% scolarisaient quatre et plus vu que leur revenu était insuffisant.

III.2.7. Prise en charge des soins de santé avant crédit

Le tableau suivant présente les avis des enquêtés quant à la prise en charge des soins de santé de personnes restant chez eux se servant de leurs revenus mensuels.

Tableau 11 Prise en charge des soins de santé avant crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Non 28 7,4
Oui 350 92,6
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au vu de ce tableau, il se constate que 7, 4% des enquêtés disent n’avoir pas été capable de prendre en charge les soins de santé des personnes restant chez eux parce que leur revenu ne leur permet pas et 92,6% disent avoir été à mesure de prendre en charge les soins de santé grâce aux mutuelles de santé, tontine et le revenu mensuel.

 

III.2.8. Situation de logement avant crédit

Le tableau suivant présente la situation de logement des enquêtés avant d’accéder au crédit dans leurs banques.

Tableau 12 Situation de logement avant crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Locataire 141 37,3
Propriétaire de la parcelle 237 62,7
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il ressort que 37,3% des enquêtés étaient locataires avant d’accéder au crédit parce qu’ils n’avaient pas assez de moyens pour avoir leur propre parcelle et 62,7% étaient propriétaires de leur parcelle.

 

III.3. SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE APRES LE CREDIT

Cette partie porte sur les points suivants : l’activité produisant un gain, l’activité d’affectation du crédit, la capacité de remboursement, l’effet du crédit sur l’activité, l’évolution de l’activité après remboursement, les enfants scolarisés, la prise en charge de soins de santé, la situation de logement, l’appréciation des services rendus par la banque, l’indice de variation du revenu et la comparaison du revenu avant et après crédit.

 

III.3.1. Activité produisant un gain

Il est question de répondre à la préoccupation de savoir si les enquêtés avaient une activité génératrice du profit avant l’accès au crédit.

Tableau 13 Activité produisant un gain

  Effectifs Pourcentage
Valide Non 7 1,9
Oui 371 98,1
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au vu de ce tableau, il ressort que la majorité, soit 98,1% d’enquêtés disent avoir une activité produisant un gain avant d’accéder au crédit et 1,9% disent le contraire.

 

Tableau 14 Activités exercées par les enquêtés avant l’accès au crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Agriculture 219 57,9
Élevage 121 32,0
Petit commerce 7 1,9
Technique 31 8,2
Total 378 100,0

Source : Nos enquêtes

Au vu de ce tableau, il ressort que 57,9% des enquêtés disent avoir l’agriculture comme activité produisant un gain avant d’accéder au crédit, elle est la première source de la richesse et 1,9% exploitait le petit commerce.

 

III.3.2. Activité d’affectation du crédit reçu

Le tableau suivant présente les différentes activités dans lesquelles les enquêtés affectent le crédit reçu.

Tableau 15 Activité d’affectation du crédit reçu

  Effectifs Pourcentage
Valide Agriculture 62 16,4
Commerce 293 77,5
Elevage 23 6,1
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au vu de ce tableau, il ressort que la majorité des enquêtés, soit 77,5% affectent leurs crédits dans le commerce qui est la principale activité exercée dans la ville de Butembo et 6,1% dans l’élevage.

 

 

 

 

 

 

 

III.3.3. Capacité de remboursement

Il est question de répondre à la préoccupation de savoir si les enquêtés ont été capables de rembourser les crédits qui leurs ont été accordés.

Tableau 16 Capacité de remboursement

  Effectifs Pourcentage
Valide Non 7 1,9
Oui 371 98,1
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il se constate que 98,1% des enquêtés disent avoir été capables de rembourser le crédit reçu grâce au revenu issu des activités génératrices du profit qu’ils ont créées et 1,9% disent n’avoir pas été en mesure de rembourser car leurs activités n’ont pas marché très bien.

  • Evolution actuelle des activités

Tableau 17 Evolution des activités après crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Bonne 62 16,4
Mauvaise 7 1,9
Moyennement bonne 54 14,3
Très bonne 255 67,5
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il se dégage que la majorité des enquêtés, soit 67,5% disent que leurs activités sont très bonnes après remboursement du crédit et 1,9% disent qu’elles sont mauvaises.

Les difficultés rencontrées par les enquêtés sont le délai de remboursement trop court et le non-respect du délai de remboursement.

III.3.4. Effet du crédit reçu sur l’activité

Il est question de répondre à la préoccupation de savoir quel a été l’effet du crédit sur les activités des enquêtés.

 

 

 

Tableau 18 Effet du crédit sur l’activité

  Effectifs Pourcentage
Valide Bon 195 51,6
Mauvais 7 1,9
Très positif 176 46,6
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au vu de ce tableau, il ressort que 51,6% des enquêtés disent que l’effet du crédit sur leurs activités est bon, le crédit a produit un effet de levier sur leurs activités et 1,9% disent qu’il est mauvais.

III.3.5. Revenu mensuel après crédit

Ces revenus repris dans ce tableau sont mensuels et sont exprimés en dollars américain. Voici les pré-calculs :

Xmax = 6000 $

Xmin = 120 $

d=6000 -120 = 5880

K=9,5 soit 10 classes

a=

= 653

Borne inférieure de la première classe =120–

=-207

Comme bi est négative, nous prenons 120 comme bi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tableau 19 Revenu mensuel après crédit

Classe revenu Xi Ni % niXi (Xi-X)² ni(Xi-X)²
120-773 446,5 257 68,0 114750,5 475103,855 122101691
773-1426 1099,5 46 12,2 50577 1316,07716 60539,5494
1426-2079 1752,5 17 4,5 29792,5 380346,299 6465887,09
2079-2732 2405,5 12 3,2 28866 1612194,52 19346334,3
2732-3385 3058,5 11 2,9 33643,5 3696860,74 40665468,2
3385-4038 3711,5 12 3,2 44538 6634344,97 79612139,6
4038-4691 4364,5 0 0,0 0 10424647,2 0
4691-5344 5017,5 14 3,7 70245 15067767,4 210948744
5344-5997 5670,5 0 0,0 0 20563705,6 0
5997-6650 6323,5 9 2,4 56911,5 26912461,9 242212157
TOTAL 378 100 429324 721412960
Moyenne 1135,77778  
Variance 1908499,89  
Ecart type 1375,13  
CV 121,07386  

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il ressort que la grande partie, soit 68,0 % des enquêtés ont le revenu mensuel après crédit se situant entre 120-773 USD et 2,4% entre 5997-6650 USD.

En moyenne, nos enquêtés ont le revenu après crédit de 1135,77 USD et un écart type de 1375,13 et un CV de 121 % supérieur à 30% ; ce qui explique qu’il y a eu une forte dispersion dans les revenus mensuels après crédit par rapport à la moyenne.

 

III.3.6.  Satisfaction des besoins grâce revenu mensuel après crédit

Ici, il est question de répondre à la préoccupation de savoir si le revenu mensuel après crédit des enquêtés leur permet de satisfaire leurs besoins.

Tableau 20 Satisfaction des besoins grâce au revenu mensuel après crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Non 7 1,9
Oui 371 98,1
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au vu de ce tableau, il ressort que 98,1% des enquêtés disent que leur revenu, après crédit, leur permet de répondre à leurs besoins comme l’alimentation, la scolarisation des enfants, l’habillement, la santé, le transport, l’épargne, l’alimentation et le logement ; et 1,9% disent le contraire.

Comparativement au tableau n°9 où 96,4% des enquêtés disent que leur revenu permet de répondre à leurs besoins comme le transport, l’alimentation, l’habillement, la scolarisation des enfants et 3,7% disent qu’il ne leur permet pas de répondre à leurs besoins parce qu’ils estiment que leur revenu est insuffisant. Après le crédit, 98,1% répondent à leurs besoins grâce au revenu après soit une augmentation de 1,7% et une diminution de ceux qui n’étaient pas capable de répondre à leurs besoins soit 1,8%. De cette analyse, nous constatons que les crédits que les banques commerciales accordent à leurs clients leur a permis d’améliorer la capacité de réponse aux besoins.

III.3.7. Obtentions après crédit

Ce tableau présente les différentes obtentions des enquêtés suite au crédit.

Tableau 21 Obtentions après crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Achat parcelle 9 2,4
Augmentation du capital 134 35,4
Autres à préciser 7 1,9
Construction d’une maison 86 22,8
Créer une autre activité commerciale 120 31,7
Scolarisation des enfants 22 5,8
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il se dégage que 35,4% de nos enquêtés, grâce au crédit reçu, ils ont su augmenter leur capital et 1,9% ont préféré ne rien préciser quant aux obtentions après accès au crédit.

 

III.3.8. Evolution actuelle de l’activité après remboursement

Il est question de répondre à la préoccupation de savoir comment évoluent les activités des enquêtés après le remboursement du crédit.

Tableau 22 Evolution actuelle de l’activité après remboursement

  Effectifs Pourcentage
Valide Assez bien 85 22,5
Bien 67 17,7
Très bien 226 59,8
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

Au regard de ce tableau, il se constate que 59,8% des enquêtés disent que leurs activités évoluent très bien après le remboursement du crédit et 17,7% disent qu’elles évoluent bien.

III.3.9. Enfants scolarisés après crédit

Ce tableau présente le nombre d’enfants scolarisés par les enquêtés après le crédit.

Tableau 23 Enfants scolarisés après crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Aucun 7 1,9
Deux 129 34,1
Quatre et plus 51 13,5
Trois 143 37,8
Un 48 12,7
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

De ce tableau, il se constate que 37,8% des enquêtés scolarisent actuellement trois enfants et 1,9% des enquêtés ne scolarisent aucun enfant.

Comparativement au tableau n°10 où la majorité soit 46,8% des enquêtés scolarisaient deux enfants, après le crédit le nombre est passé à trois enfants scolarisés. Ceci nous pousse à dire que le crédit a permis aux enquêtés d’améliorer leur capacité de scolariser les enfants.

 

III.3.10. Prise en charge des soins de santé après crédit

Il est question de répondre à la préoccupation de savoir si les enquêtés sont capable de prendre en charge les soins de santé après le crédit.

 

 

Tableau 24 Prise en charge des soins de santé après crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Non 7 1,9
Oui 371 98,1
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

De ce tableau, il se constate que 1,9% des enquêtés ne sont pas à mesure de prendre les soins de santé de personnes restant chez eux parce qu’ils estiment que leur revenu est insuffisant et 98,1% sont capables de prendre en charge les soins de santé en recourant au revenu issu des activités crées grâce au crédit qu’ils ont reçu, ils recourent aussi aux mutuelles de santé et tontine.

Comparativement au tableau n°11 où 92,6% des enquêtés disent avoir été à mesure de prendre en charge les soins de santé, après le crédit 98,1% sont devenus capables de prendre les soins de santé. D’où, il y a eu une augmentation de 5,5%. Ceci signifie que le crédit a amélioré la capacité à prendre en charge les soins de santé.

III.3.11. Situation de logement après crédit

Le tableau ci-après présente la situation de logement des enquêtés après le crédit.

Tableau 25 Situation de logement après crédit

  Effectifs Pourcentage
Valide Locataire 33 8,7
Propriétaire 345 91,3
Total 378 100

Source : Nos enquêtes

De ce tableau, il se ressort que 8,7% des enquêtés sont locataires et 91,3% sont propriétaires de leur parcelle.

Comparativement au tableau n°12 où 37,3% des enquêtés étaient locataires et 62,7% étaient propriétaires de leur parcelle avant d’accéder au crédit. Après le crédit, le pourcentage des locataires a diminué de 28,6% et le pourcentage les propriétaires a augmenté de 28,6%. De cette analyse, nous constatons que le crédit reçu a amélioré la situation de logement des clients de banques commerciales.

 

III.3.12. Appréciation des services offerts par la banque

Les enquêtés apprécient positivement les services qui leur sont rendus par les banques, ils disent qu’ils sont confortables, favorables, rapides et fiables mais aussi ils citent une longue file d’attente.

III.3.13. Indice de variation du revenu

L’indice de variation se trouve par la formule suivante : V1/V0*100

Tableau 26 Indice de variation du revenu

V0 : Revenu moyen avant crédit V1 : Revenu moyen après crédit Ecart Indice
874 1136 262 130

Source : Nos enquêtes

De ce tableau, il ressort que le revenu mensuel moyen avant crédit est de 874 USD (tableau 8) ; le revenu mensuel moyen après crédit est 1136 USD ; l’indice de variation est de 130% ceci explique qu’il a un écart de 262 USD entre le revenu avant et après crédit soit la variation de 30%.

 

III.3.14. Comparaison du revenu avant et après crédit

Pour comparer le revenu avant et après crédit, nous nous servons du test de comparaison des moyennes. Les étapes pour ce test sont les suivantes :

  1. Formulation des hypothèses

HO : Le revenu moyen avant crédit = au revenu moyen après crédit

H1 : Le revenu moyen avant crédit ≠ du revenu moyen après crédit

  1. Risque (5%)
  2. Choix du test

Comme n1=378 et n2=378>30, nous choisissons le test de la loi normale réduite pour approximer le test de Student et Tth est de 1,96

  1. Règle de décision: Rejeter HO si T>Tth
  2. Application du test

T=

Avec m1(revenu moyen avant crédit) = 874 $

m2(revenu moyen après crédit)= 1136 $

n1(échantillon de revenu avant crédit)=378

n2(échantillon de revenu après crédit )=378

S²=

S1(écart type de revenu avant crédit) =1101

S2 (écart type de revenu après crédit) =1375

S²=

=1551413

T=

=

=-2,89 soit 2,89 en valeur absolue

T=2,89>Tth=1,96 ; nous rejetons HO et concluons que les revenus avant et après crédit sont significativement différents.

III.4. INTERPRETATION DES RESULTATS

Du tableau n°10, il s’est constaté que la majorité soit 46,8% des enquêtés scolarisaient deux enfants. De ce tableau n°23, il s’est constaté que 37,8% des enquêtés scolarisent actuellement trois enfants.   Du tableau n°11, il s’est constaté que 92,6% des enquêtés disent avoir été à mesure de prendre en charge les soins de santé et 7,4% n’étaient pas capables.  Du tableau n°24, il s’est constaté que 1,9% des enquêtés ne sont pas à mesure de prendre les soins de santé de personnes restant chez eux et 98,1% sont capables de prendre en charge les soins de santé.  D’où, il y a eu une augmentation de 5,5% dans la prise en charge des soins de santé.

Du tableau n°12, il est ressorti que 37,3% des enquêtés étaient locataires et 62,7% étaient propriétaires de leur parcelle avant d’accéder au crédit.  Du tableau n°25, il est ressorti que 8,7% des enquêtés sont locataires et 91,3% sont propriétaires de leur parcelle après avoir accédé au crédit. Après le crédit, le pourcentage des locataires a diminué de 28,6% et le pourcentage les propriétaires a augmenté de 28,6%.  Du tableau n°26, il est ressorti que le revenu mensuel moyen avant crédit est de 874 USD ; le revenu mensuel moyen après crédit est 1136 USD ; l’indice de variation est de 130% ceci explique qu’il a un écart de 262 USD entre le revenu avant et après crédit, soit la variation de 30%.

Au regard de ce qui précède, nous avons constaté que le crédit reçu des banques commerciales a contribué à l’amélioration la situation socio-économique de leurs clients. Ceci nous a poussé à confirmer la première hypothèse selon laquelle « Il semblerait que les banques commerciales de Butembo contribuent au développement socio-économique de leurs clients en leur octroyant du crédit. »

Du tableau n°16, il s’est constaté que 98,1% des enquêtés disent avoir été capable de rembourser le crédit reçu grâce au revenu issu des activités génératrices du profit qu’ils ont créées et 1,9% disent n’avoir pas été en mesure de rembourser car leurs activités n’ont pas marché très bien. De cette analyse, nous avons constaté que les clients ont été en mesure de rembourser leurs crédits reçus. Ceci nous a amené à confirmer la deuxième hypothèse de ce travail selon laquelle « Il se pourrait que les clients des banques commerciales de Butembo soient en mesure de rembourser les crédits qui leur sont octroyés. »

 

 

 

 

 

Conclusion partielle du chapitre troisième

Nous sommes au terme du chapitre qui a porté sur le rôle des banques commerciales dans le développement socio-économique en ville de Butembo.

En effet, nous avons constaté que le crédit reçu des banques commerciales a contribué à l’amélioration la situation socio-économique de leurs clients. Mais aussi, nous avons constaté que les clients ont été en mesure de rembourser leurs crédits reçus.

 

CONCLUSION GENERALE

Ce travail a traité du rôle des banques commerciales au développement socio-économique de leurs clients en ville de Butembo. Il est ainsi nécessaire de retracer le condensé de cette recherche.

La problématique de cette recherche est résumée par les questions suivantes :

  • Les banques commerciales de Butembo contribuent-elles au développement socio-économique de leurs clients ?
  • Les clients des banques commerciales de Butembo sont-ils en mesure de rembourser les crédits qui leur sont accordés ?

A ces différentes questions nous avons émis les hypothèses ci-dessous.

  • Il semblerait que les banques commerciales de Butembo contribuent au développement socio-économique de leurs clients en leur octroyant du crédit.
  • Il se pourrait que les clients des banques commerciales de Butembo soient en mesure de rembourser les crédits qui leur sont octroyés.

La vérification des hypothèses ci-haut nous a conduit à la définition des objectifs de notre travail suivants : l’objectif général de cette recherche est d’apprécier le rôle des banques commerciales comme FBN Bank, Access Bank, TMB, Raw Bank et Equity BCDC au développement socio-économique de la ville de Butembo.

Spécifiquement, ce travail vise à évaluer le degré des crédits attribués par les banques commerciales de Butembo à leurs clients et à analyser la capacité des clients à rembourser les crédits.

La structure de notre travail agencée de la manière suivante : le premier chapitre a porté sur les considérations théoriques. Le deuxième chapitre a présenté le champ d’investigation et le cadre méthodologique. Le chapitre troisième, quant à lui, a traité des banques commerciales et leur rôle dans le développement socio-économique en ville de Butembo.

Pour ce qui concerne la méthodologie, les méthodes statistique, analytique, comparative et inductive ont été d’usage. Ces méthodes ont été appuyées par la technique documentaire, le questionnaire appuyé par le logiciel Kobocollect et l’entretien. Quant au traitement des données, les logiciels Excel et SPSS ont été utilisés. D’où, voici les résultats auxquels nous avons abouti :

Du tableau n°10, il s’est constaté que la majorité soit 46,8% des enquêtés scolarisaient deux enfants. De ce tableau n°23, il s’est constaté que 37,8% des enquêtés scolarisent actuellement trois enfants.   Du tableau n°11, il s’est constaté que 92,6% des enquêtés disent avoir été à mesure de prendre en charge les soins de santé et 7,4% n’étaient pas capables.  Du tableau n°24, il s’est constaté que 1,9% des enquêtés ne sont pas à mesure de prendre les soins de santé de personnes restant chez eux et 98,1% sont capables de prendre en charge les soins de santé.  D’où, il y a eu une augmentation de 5,5% dans la prise en charge des soins de santé.

Du tableau n°12, il est ressorti que 37,3% des enquêtés étaient locataires et 62,7% étaient propriétaires de leur parcelle avant d’accéder au crédit.  Du tableau n°25, il est ressorti que 8,7% des enquêtés sont locataires et 91,3% sont propriétaires de leur parcelle après avoir accédé au crédit. Après le crédit, le pourcentage des locataires a diminué de 28,6% et le pourcentage les propriétaires a augmenté de 28,6%.  Du tableau n°26, il est ressorti que le revenu mensuel moyen avant crédit est de 874 USD ; le revenu mensuel moyen après crédit est 1136 USD ; l’indice de variation est de 130% ceci explique qu’il a un écart de 262 USD entre le revenu avant et après crédit, soit la variation de 30%.

Au regard de ce qui précède, nous avons constaté que le crédit reçu des banques commerciales a contribué à l’amélioration la situation socio-économique de leurs clients. Ceci nous a poussé à confirmer la première hypothèse selon laquelle « Il semblerait que les banques commerciales de Butembo contribuent au développement socio-économique de leurs clients en leur octroyant du crédit. »

Du tableau n°16, il s’est constaté que 98,1% des enquêtés disent avoir été capable de rembourser le crédit reçu grâce au revenu issu des activités génératrices du profit qu’ils ont créées et 1,9% disent n’avoir pas été en mesure de rembourser car leurs activités n’ont pas marché très bien. De cette analyse, nous avons constaté que les clients ont été en mesure de rembourser leurs crédits reçus. Ceci nous a amené à confirmer la deuxième hypothèse de ce travail selon laquelle « Il se pourrait que les clients des banques commerciales de Butembo soient en mesure de rembourser les crédits qui leur sont octroyés. »

Au vu de ce qui précède, nous suggérons aux clients des banques commerciales de prendre de bonnes décisions concernant l’accès et l’usage du crédit reçu afin d’être bénéficiaire du développement socio-économique.

Par ailleurs, nous ne prétendons pas avoir épuisé toutes les théories concernant ce thème, c’est pourquoi nous encourageons d’autres chercheurs de nous compléter dans le futur en orientant leur étude sur la politique d’affectation des crédits commerciaux, gage du respect du délai de remboursement.

 

BIBLIOGRAPHIE

A.   OUVRAGES

  • SILEM et J.M. ALBERTINI, Lexique d’économie, Edition DALLOZ, 6ème Edition, France, 1999
  • Austry Jacques, Le scandale du développement, collection Bilan de la connaissance économique, Paris, Marcel Rivière, 1955
  • Claude JAVEAU, Comprendre la sociologie, Coll. Marabout, Bruxelles, 1976
  • DORECIER, Méthodes des sciences sociales, 3ème Ed PUF, Paris, 1964
  • Dwight H. Perkins et alii, Économie du développement, 3ème Édition de Boeck, Bruxelles, 2014
  • PERROUX, L’économie du XXème siècle, PUF, Paris, 1969
  • Fréderic LOBEZ, Banque et marché du crédit, PUF, Paris, 1997
  • GHITTON H et Bramouille G, La monnaie, Dalloz, Paris, 1978
  • GRAWITZ M., Méthodes des sciences sociales, 3e éd. Dalloz, Paris, 1976
  • GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris, 2001
  • GUY SORMAN, La Nouvelle Richesse des Nations, Edition Fayard, Paris, 1987
  • AUFRICHT, La législation des banques centrales (étude comparative), Edition CUJAS, Paris, 1965
  • HADJ SADOK Tahar, Les risques de l’entreprise et de la banque, Msila, Algérie, 2007
  • HANS-BALZ P. et HANS RUH R., Les banques Suisses face à l’éthique sociale, Institut d’éthique sociale de la Fédération, Suisse, 1988
  • HARROD R, La monnaie, Dunod, Paris, 1971
  • Jean-Pierre Paulet, Géographie urbaine, Armand Colin, 2009
  • LEBRET, Joseph, Dynamisme concrète du développement, 4ème édition, Economie de développent, Paris, Editions Ouvrières, 1968
  • MARTINO, L’enquête et ses méthodes : l’analyse des données quantitatives, 2e Ed Armand Colin, Paris, 2009
  • Maurice Lévesque et alii, Les conceptions du développement social : le point de vue de acteurs, Fonds québécois de recherche sur la société et la culture, 2002
  • R, Les problèmes monétaires d’aujourd’hui, PUF, Paris, 1979
  • Garsnault et S. Priani, La banque fonctionnement et stratégie, Ed. Economica, Paris, 1997
  • Paul Lagneau-Ymonet et Angelo Riva, Histoire de la Bourse, Éditions la Découverte, 2011
  • PERE D’HOOREN, Économie de développement, Ed Kinshasa, 1978
  • PETIT-DU TAILLIS, G, Le crédit et les banques, Sirey, Paris, 1964
  • PETIT-DUTAILIS G., Le crédit et les banques, Sirey Paris, 1964
  • QUIVY et L.V CAMPENHOUNDT, Manuel de recherche en sciences sociales, 2 -ème édition, Dunod, Paris, 1988
  • RIST C, Histoires des doctrines relatives au crédit et à la monnaie depuis John Law jusqu’à nos jours, Paris, 1938
  • RUDLOFF M, Économie monétaire nationale et développement, Cujas, Paris, 1969
  • SERGERS D., Les conditions de développement économique, 3é éd, CEPAS, Kinshasa 1996
  • Suzanne TREMBLAY, Hétéronomie où coproduction du développement social : Réflexion sur l’usage du concept de développement social, Dans le développement social : enjeux pour l’économie sociale, Presses de l’Université du Québec, Québec, 2006

B.   ARTICLES

  • Défaire le développement, refaire le monde, dossier critique de la notion même de développement, In l’écologiste n°6, hiver 2001-2002
  • Joan Tilouine, En RDC, quand une ville est gérée par des marchands, elle prospère et échappe à la guerre, In Le Monde Afrique, 19 mars 2017
  • Laurent Lhérian, Bancarisation sans frontière : quand le droit se met au service de l’innovation, In Techniques financières et Développement, vol 121, n°4, 2015
  • MUTUZA KABE, Croissance économique, développement et régionalisation : essais de définition, In Philosophie africaine et développement, décembre 1984

C.   DICTIONNAIRES

  • Dictionnaire étymologique Larousse, Paris, 1971
  • Editions Larousse, Définitions: banque-dictionnaire de français Larousse, sur larousse.fr , consulté le 23/07/2022 à 1340’

 

D.   COURS

  • BUSHABU PUETTE.P, Méthodes de recherche scientifique, Cours inédit, ISC/Kinshasa, 2006
  • KASEREKA MULIMAPOSO Heri Sero-Man, Théorie et technique des sondages, Cours inédit, U.O.R, FSEG, 2020-2021
  • NDAGHALA MUGHENI Jonathan, Méthodes de recherche en sciences sociales, Cours inédit, U.O.R, 2017-2018

 

E.   TFC ET MEMOIRES

  • FURAHA SEKERAVITHI Charline, Contribution des institutions de micro finance sur le développement socio-économique de leurs clients : cas de la LBC, Mémoire inédit, U.O.R., FSEG, 2014-2015
  • MATHE KOMBI Steven, Incidence des journées villes-mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo, TFC inédit, U.O.R, FSEG, 2019-2020
  • MAYAVANGUA DIKONDO Éric, Contribution d’une banque commerciale au développement socio-économique de la RDC. Cas de la Banque Commerciale du Congo « BCDC » de 2oo2-2006, TFC inédit, Université Libre de Kinshasa, FSEG, 2006-2007
  • RANDRIANARIJAONA Aina Rindra Mampionona, Contribution du financement bancaire à la croissance économique, Mémoire inédit, Université d’Antananarivo, FDEGS, 2017-2018

 

F.   WEBOGRAPHIE

 

 

 

 

 

G.  AUTRES REFERENCES

 

  • Cellule d’Analyses des Indicateurs de Développement (CAID), Ville de Butembo, 12 août 2017
  • Définition sur le lexique financier, Les Échos
  • Forum sur le développement social, La participation comme stratégie de renouvellement du développement social, Québec, Conseil de la santé et du bien-être, 1997
  • Groupe de la banque mondiale RDC, Rapport de suivie de la situation économique et financière: Renforcer l’État et transformer la richesse minière en vecteur de croissance, de développement et de cohésion nationale, 2ème Édition, Décembre 2014
  • Les étoiles montantes des banques d’affaires, La Tribune 14/12/2010
  • Paul VI, EvangeliiNuntiandi, 1974, num 35
  • Rapport du service de l’économie nationale, ville de Butembo, 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TABLE DES MATIERES

IN MEMORIAM… i

DEDICACE. ii

REMERCIEMENTS. iii

SIGLES ET ABREVIATIONS. iv

RESUME. v

ABSTRACT. vi

INTRODUCTION GENERALE. 1

  1. ETAT DE LA QUESTION.. 1
  2. PROBLEMATIQUE. 3
  3. HYPOTHESES. 6
  4. OBJECTIFS DU TRAVAIL. 6
  5. CHOIX ET INTERET DU SUJET. 7
  6. DELIMITATION DU SUJET. 7
  7. METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE. 8

7.1.      Méthodes. 8

7.2. Techniques. 9

  1. SUBDIVISION DU TRAVAIL. 9
  2. DIFFICULTES RENCONTREES. 10

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS THEORIQUES. 11

I.1. NOTIONS SUR LES CONCEPTS CLES. 11

I.1.1. Banque. 11

I.1.2. Développement 11

I.1.3. Socio-économique. 12

I.2. NOTIONS SUR LES BANQUES. 12

I.2.1. Définition. 12

I.2.2. Origine du terme « banque ». 12

I.2.3. Histoire de l’activité bancaire. 13

I.2.4. Activités bancaires. 14

I.2.5. Typologie. 15

I.2.6. Rôle de la banque. 18

I.2.7. Le crédit 21

I.2.8. La monnaie. 21

I.3. NOTIONS SUR LE DEVELOPPEMENT. 22

I.3.1. Croissance et développement 22

I.3.2. Types de développement 25

Conclusion partielle. 26

CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DU CHAMP D’INVESTIGATION ET CADRE METHODOLOGIQUE. 27

  1. 1. PRESENTATION DE LA VILLE DE BUTEMBO.. 27

II.1.1. La cartographie et délimitation de la ville de Butembo. 27

II.1.2. Cadre physique de la ville de Butembo. 29

II.1.3. Caractéristiques du paysage urbain de Butembo. 30

II.1. 4. Population et économie de la ville de Butembo. 31

II.1. 5. Historique de la Ville de Butembo. 34

II.1.6. Éducation. 36

II.1.7. Accessibilité de la ville. 38

II.1.8. Opportunités de développement 38

II.1.9. Principaux produits agricoles, non agricoles et sources énergétiques. 39

II.1.10. Secteur bancaire de la ville de Butembo. 39

II.2. CADRE METHODOLOGIQUE. 40

II.2.1. Organisation de l’enquête. 40

II.2.2. Procédures de récolte des données et outils d’analyse des données. 40

II.2.3. Population d’étude et échantillon d’enquête. 40

II.2.4. Approche technique. 41

II.2.5. Approche méthodologique. 42

Conclusion partielle du chapitre deuxième. 43

CHAPITRE TROISIEME : LES BANQUES COMMERCIALES ET LEUR ROLE DANS LE DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE EN VILLE DE BUTEMBO.. 44

III.1. CARACTERISTIQUES DES ENQUETES. 44

III.1.1. Age des enquêtes. 44

III.1.2. Sexe des enquêtés. 46

III.1.3. Etat civil des enquêtés. 46

III.1.4. Profession des enquêtés. 47

III.2.1.  Répartition des enquêtés selon l’appartenance à la banque. 47

III.2.2. Accès au crédit par les enquêtés. 48

III.2.3. Crédit reçu par les enquêtés. 48

III.2.4. Revenu mensuel avant crédit 49

III.2.5. Réponses aux besoins sur base du revenu mensuel 50

III.2.6.  Enfants scolarisés avant crédit 51

III.2.7. Prise en charge des soins de santé avant crédit 51

III.2.8. Situation de logement avant crédit 52

III.3. SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE APRES LE CREDIT. 52

III.3.1. Activité produisant un gain. 52

III.3.2. Activité d’affectation du crédit reçu. 53

III.3.3. Capacité de remboursement 54

III.3.4. Effet du crédit reçu sur l’activité. 54

III.3.5. Revenu mensuel après crédit 55

III.3.6.  Satisfaction des besoins grâce revenu mensuel après crédit 56

III.3.7. Obtentions après crédit 57

III.3.8. Evolution actuelle de l’activité après remboursement 57

III.3.9. Enfants scolarisés après crédit 58

III.3.10. Prise en charge des soins de santé après crédit 58

III.3.11. Situation de logement après crédit 59

III.3.12. Appréciation des services offerts par la banque. 60

III.3.13. Indice de variation du revenu. 60

III.3.14. Comparaison du revenu avant et après crédit 60

III.4. INTERPRETATION DES RESULTATS. 61

Conclusion partielle du chapitre troisième. 63

CONCLUSION GENERALE. 64

BIBLIOGRAPHIE. 66

  1. OUVRAGES. 66
  2. ARTICLES. 67
  3. DICTIONNAIRES. 67
  4. COURS. 67
  5. TFC ET MEMOIRES. 67
  6. WEBOGRAPHIE. 68
  7. AUTRES REFERENCES. 69

TABLE DES MATIERES. 70

ANNEXES. A

  1. LISTE DES TABLEAUX.. A
  2. QUESTIONNAIRE D’ENQUETE. B

 

 

ANNEXES

1.     LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 Age des enquêtés. 45

Tableau 2 Sexe des enquêtés. 46

Tableau 3 Etat-civil des enquêtés. 46

Tableau 4 Profession des enquêtés. 47

Tableau 5 Répartition des enquêtés par banque. 47

Tableau 6 Accès au crédit par les enquêtés. 48

Tableau 7 Crédit reçu par les enquêtés. 49

Tableau 8 Revenu mensuel avant crédit 50

Tableau 9 Réponses aux besoins sur base du revenu mensuel 50

Tableau 10 Enfants scolarisés avant crédit 51

Tableau 11 Prise en charge des soins de santé avant crédit 51

Tableau 12 Situation de logement avant crédit 52

Tableau 13 Activité produisant un gain. 52

Tableau 14 Activités exercées par les enquêtés avant l’accès au crédit 53

Tableau 15 Activité d’affectation du crédit reçu. 53

Tableau 16 Capacité de remboursement 54

Tableau 17 Evolution des activités après crédit 54

Tableau 18 Effet du crédit sur l’activité. 55

Tableau 19 Revenu mensuel après crédit 56

Tableau 20 Satisfaction des besoins grâce au revenu mensuel après crédit 56

Tableau 21 Obtentions après crédit 57

Tableau 22 Evolution actuelle de l’activité après remboursement 58

Tableau 23 Enfants scolarisés après crédit 58

Tableau 24 Prise en charge des soins de santé après crédit 59

Tableau 25 Situation de logement après crédit 59

Tableau 26 Indice de variation du revenu. 60

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.     QUESTIONNAIRE D’ENQUETE

 

Nous sommes MUHINDO LWIMBWA, étudiant à l’Université Officielle de Ruwenzori, en deuxième année Licence en Faculté des Sciences Economique et de Gestion ; et menons une recherche sur la contribution des banques commerciales au développement socio-économique de leurs clients en ville de Butembo.

C’est pourquoi, nous sollicitons votre contribution en répondant aux interrogations ci-dessous. Vos réponses nous permettront de faire une bonne analyse qui va nous ramener d’atteindre les objectifs assignés dans cette recherche.

Nous vous rassurons que les informations nous fournies serviront uniquement des fins scientifiques.

Nos remerciements anticipés

  1. IDENTITE DE L’ENQUETE
  2. Age :
  3. Sexe : a. Masculin Féminin
  4. Etat-civil : a. Marié Célibataire   c. Divorcé      d. Veuf
  5. Profession : ……………………………………………………………
  6. SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE DU CLIENT AVANT LE CREDIT
  7. De quelle banque êtes-vous client ?
  8. TMB Access Bank   c. FBN Bank    d. Raw bank   e. Equity BCDC
  9. Avez-vous déjà bénéficié d’un crédit au sein de cette banque ?
  10. Si oui, quelle est la somme que vous avez reçue ?

 

  1. Si non, pourquoi ?

 

  1. A combien pouvez-vous estimer votre revenu mensuel avant l’accès au crédit ?

R/…………………………………………………….

 

  1. Ce revenu vous permet-il de répondre à vos besoins ?
  2. Si oui, quels sont ces besoins ?

 

  1. Si non, pourquoi ?
  2. Combien d’enfants scolarisiez-vous avant le crédit ?
  3. Aucun Un      c. Deux      d. Trois      e. Quatre et plus
  4. Avant le crédit, prenez-vous en charge les soins les soins de santé des personnes restant chez-vous ?
  5. Si oui, comment ?

 

  1. Si non, pourquoi ?

 

  1. Quelle a été votre situation de logement avant le crédit ?

 

  1. Locataire    Propriétaire de la parcelle

 

  • SITUATION SOCIO-ECONOMIQUE DU CLIENT APRES CREDIT

 

  1. Aviez-vous une activité produisant un gain (bénéfice) avant d’avoir obtenu un crédit à la Banque ?
  2. OUI, laquelle ?………………………………………………………………………………
  3. NON, pourquoi ? ……………………………………………………….

…………………………………………………………………………………

  1. Dans quelle activité avez-vous affecté le crédit reçu ?

R/………………………………………………………………

 

  1. Avez-vous été capable de rembourser le crédit ?
  2. Si oui, après le remboursement comment ont évolué vos activités ?

 

  1. Si non, quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

 

  1. Quel est l’effet du crédit reçu sur votre activité ?
  2. Bon b) Mauvais              c) Très positif
  3. A combien pouvez-vous estimer votre revenu après l’accès au crédit ? R/……………………FC ou ……………………………. Dollars
  4. Ce revenu vous permet-il de satisfaire vos besoins ?
  5. Si oui, quels sont ces besoins ?

 

  1. Si non, pourquoi ?

 

  1. Qu’est-ce que ce crédit vous a –t-il permit d’obtenir ?
  2. Achat parcelle Scolarisation des enfants     c. Construction d’une maison
  3. Augmentation du capital e. Autres à préciser f) Créer une autre activité

Commerciale

 

  1. Comment évolue actuellement cette activité, après remboursement ?
  2. Très bien b. Bien c. Assez bien
  3. Combien d’enfants scolarisez-vous actuellement ?
  4. Aucun Un      c. Deux      d. Trois      e. Quatre et plus

 

  1. Etes-vous à mesure de prendre en charge les soins de santé des personnes chez-vous après l’accès au crédit ?
  2. Si oui, comment ?

 

  1. Si non, pourquoi ?

 

  1. Quelle a été votre situation de logement après l’accès au crédit ?

 

  1. Locataire Propriétaire de la parcelle

 

  1. Avez-vous quelque chose à dire concernant les services qui vous sont rendus par votre banque ?

 

 

 

Merci pour vos différentes réponses !

 

 

[1] RANDRIANARIJAONA Aina Rindra Mampionona, Contribution du financement bancaire à la croissance économique, Mémoire inédit, Université d’Antananarivo, FDEGS, 2017-2018

[2] FURAHA SEKERAVITHI Charline, Contribution des institutions de micro finance sur le développement socio-économique de leurs clients : cas de la  LBC, Mémoire inédit, U.O.R., FSEG, 2014-2015

[3] MAYAVANGUA DIKONDO Eric, Contribution d’une banque commerciale au développement socio-économique de la RDC. Cas de la Banque Commerciale du Congo « BCDC » de 2oo2-2006, TFC inédit, Université Libre de Kinshasa, FSEG, 2006-2007

[4] Forum sur le développement social, La participation comme stratégie de renouvellement du développement social, Québec, Conseil de la santé et du bien-être, 1997, p3

[5] Maurice Lévesque et alii, Les conceptions du développement social : le point de vue de acteurs, Fonds québécois de recherche sur la société et la culture, 2002, p3

[6] Dwight H. Perkins et alii, Économie du développement, 3ème Édition de Boeck, Bruxelles, 2014, p29

[7] Dwight H. Perkins et alii, op.cit, p29

[8] Dwight H. Perkins et alii, idem, p29

[9] Suzanne TREMBLAY, Hétéronomie où coproduction du développement social : Réflexion sur l’usage du concept de développement social, Dans le développement social : enjeux pour l’économie sociale, Presses de l’Université du Québec, Québec, 2006, pp37-46

[10] Groupe de la banque mondiale RDC, Rapport de suivie de la situation économique et financière: Renforcer l’État et transformer la richesse minière en vecteur de croissance, de développement et de cohésion nationale, 2ème Édition, Décembre 2014, p47

[11] Groupe de la banque mondiale RDC, op.cit., p15

[12] Joseph Alois Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942, sur https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Développement_économique_et_social , consulté le 15/08/2022 à 15h20’

[13] HANS-BALZ P. et HANS RUH R., Les banques Suisses face à l’éthique sociale, Institut d’éthique sociale de la Fédération, Suisse, 1988, p10

[14] https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Méthodologie, consulté le 19/11/2022 à 12h32’

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[58]Austry Jacques, Le  scandale du développement, collection Bilan de la connaissance économique, Paris, Marcel Rivière, 1955, p19

[59] Paul VI, EvangeliiNuntiandi, 1974, num 35

[60] LEBRET, Joseph, Dynamisme concrète du développement, 4ème édition, Economie de développent, Paris, Editions Ouvrières, 1968, p78

[61] Défaire le développement, refaire le monde, dossier critique de la notion même de développement, In l’écologiste n°6, hiver 2001-2002, p80

[62] Forum sur le développement social, op.cit, p3

[63] Défaire le développement, refaire le monde, dossier critique de la notion même de développement, op.cit, p80

[64] SERGERS D., Les conditions de développement économique,  3é éd, CEPAS, Kinshasa 1996 ; p55

[65] KONGO EXPLORER, Butembo : Présentation des principales caractéristiques et Historique de la Ville, Mise à jour le 26/06/2022, Sur https://larepublica.cd/kongopaedia/kongo-explore/villes/8457/ , consulté le 22/07/2022 à 16h20’

[66] KONGO EXPLORER, op.cit

[67] Joan Tilouine,  En RDC, quand une ville est gérée par des marchands, elle prospère et échappe à la guerre, In Le Monde Afrique, 19 mars 2017

[68] VILLE DE BUTEMBO (Province Nord-Kivu) sur https://mobile.facebook.com/1623453121207333/photos/a.1624183451134300/1980413695511272/?type=3&_rdc=1&_rdr , consulté le 23/07/2022 à 16h10’

 

[69] Cellule d’Analyses des Indicateurs de Développement (CAID), Ville de Butembo, 12 août 2017

[70] Rapport du service de l’économie nationale, ville de Butembo, 2021

[71] MATHE KOMBI Steven, Incidence des journées villes-mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo, TFC inédit, U.O.R, FSEG, 2019-2020, p37

[72] KASEREKA MULIMAPOSO Heri Sero-Man, Théorie et technique des sondages, Cours inédit, U.O.R, FSEG,  2020-2021, p34